Saint-Denis, ville d'art et d'histoire :

Le RSKP investit le conseil municipal


Publié / Actualisé
Le conseil municipal de Saint-Denis a été quelque peu perturbé ce samedi 19 novembre 2011. Les membres de l'association RSKP (Réyoné Soubat Kont Profitèr) ont en effet interrompu la séance suite à l'attribution du label "Ville d'Art et d'Histoire" au chef-lieu. "Saint-Denis a obtenu ce label. Pourtant, des moments du passé sont omis de la ville. Ainsi, des statues représentants des négriers sont érigées, tandis que les marrons, ces esclaves qui se sont battus pour la liberté et ont fait avancer l'Histoire, n'y ont pas eu droit. Nous demandons à ce que cet oubli soit réparé", explique Didier Vaïtilingom, secrétaire général du RSKP.
Le conseil municipal de Saint-Denis a été quelque peu perturbé ce samedi 19 novembre 2011. Les membres de l'association RSKP (Réyoné Soubat Kont Profitèr) ont en effet interrompu la séance suite à l'attribution du label "Ville d'Art et d'Histoire" au chef-lieu. "Saint-Denis a obtenu ce label. Pourtant, des moments du passé sont omis de la ville. Ainsi, des statues représentants des négriers sont érigées, tandis que les marrons, ces esclaves qui se sont battus pour la liberté et ont fait avancer l'Histoire, n'y ont pas eu droit. Nous demandons à ce que cet oubli soit réparé", explique Didier Vaïtilingom, secrétaire général du RSKP.
L'opération du RSKP ce samedi 19 novembre s'inscrit dans une volonté de rééquilibrer les héritages du passé. Il y a quelques jours, les membres de l'association avaient déjà drapé de noir la statue de Mahé de Labourdonnais qui trône sur le Barachois. "C'était l'acte 1 de notre combat. Mahé de Labourdonnais était un grand gouverneur, c'est vrai, mais c'était également un négrier. Pourtant, il a droit a sa statue, tandis que ceux qui ont mené le combat pour la liberté, comme Elie ou Furcy, sont laissés de côté", indique Didier Vaïtilingom.

"Nous demandons aujourd'hui qu'une statue soit aussi érigée en l'honneur des esclaves qui ont joué un rôle important dans notre Histoire en se révoltant", aoute-t-il. Par ailleurs, le RSKP a aussi demandé que les rues au nom de personnages portant atteinte à l'Histoire réunionnaise soient rebaptisées.

Le RSKP ne compte pas en rester là. "Nous mènerons d'autres opérations pour faire entendre nos revendications, mais toujours dans une démarche non-violente et réfléchie", prévient Didier Vaïtilingom.

   

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