Saint-Leu après le déluge (Actualisé à 17 heures) :

Thierry Robert : " j'avais tiré la sonnette d'alarme "


Publié / Actualisé
Alors que les saint-leusiens sont encore sous le choc des trombes d'eau qui ont déferlé dimanche 5 février 2012, la polémique autour des problèmes d'aménagement de la commune fait rage. Mais l'actuel maire de la ville Thierry Robert, estime avoir tiré la sonnette d'alarme sur la question de l'écoulement des eaux pluviales depuis plusieurs années sans jamais avoir été entendu.
Alors que les saint-leusiens sont encore sous le choc des trombes d'eau qui ont déferlé dimanche 5 février 2012, la polémique autour des problèmes d'aménagement de la commune fait rage. Mais l'actuel maire de la ville Thierry Robert, estime avoir tiré la sonnette d'alarme sur la question de l'écoulement des eaux pluviales depuis plusieurs années sans jamais avoir été entendu.
- Votre ville vient d'être submergée par les eaux, connaît-on l'étendue des dégâts ?

Des routes ont été emportées, et certains chemins sont toujours impraticables. Des maisons ont été complètement inondées et des familles ont tout perdu. Il y a eu des éboulis, des coulées de boues... Le chemin Fleurus Payet par exemple est complètement détruit. Le lotissement de Grand Fonds est sinistré et certaines familles ont eu jusqu'à 1,2 mètre d'eau chez eux. Et des gens sont encore bloqués Nous n'avons pas encore fait de chiffrage et nous aurons de nouveaux éléments dans la journée. Là, je reviens de la Chaloupe Saint-Leu où il y a d'importants dégâts et je me rends à la mairie pour faire un point.

- Une polémique est née sur l'aménagement de la ville de Saint-Leu qui ne tient pas compte de ces risques d'inondation. Qu'en pensez vous ?

Cette polémique a été lancée par un journaliste, je ne sais pas pourquoi. Mais en ce qui me concerne, je tire la sonnette d'alarme depuis longtemps. En 2009, nous avons lancé une étude sur le schéma d'évacuation des eaux pluviales. Dès 2010, nous avons pointé différents points noirs sur le territoire de Saint Leu. Il nous fallait 10 millions d'euros pour pallier les manques en la matière. Ensuite, on nous a imposé un PPRI (plan de prévention du risque inondation) alors que nous étions contre et qu'on n'avait pas écouté nos propositions. Nous avons donc appliqué le PPRI et aujourd'hui, les faits nous donnent raison. J'avais alerté le service de la DEAL et aujourd'hui, on constate que tous ces problèmes ont été pointés par la mairie.

- Vous avez demandé l'état de catastrophe naturelle sur la commune. Avez-vous une réponse ?

Effectivement, nous avons demandé l'état de catastrophe naturelle et nous attendons une réponse. Mais je tiens à dire que le sous-préfet n'a même pas daigné prendre son téléphone pour nous demander ce qui se passe. D'un point de vue protocolaire, il aurait dû le faire. Depuis 15 heures hier, je suis sur le terrain, je suis rentré chez moi tard dans la nuit et dès ce matin, j'étais de retour auprès des habitants pour leurs apporter notre soutien.

Propos recueillis par Marine Veith pour www.ipreunion.om

* À noter que les les écoles maternelles et primaires de Saint-Leu rouvriront leurs portes aux horaires habituels ce mardi matin.
   

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