Grogne contre le prix des carburants :

J.B. Caroupaye: "Le conseil régional est un fauteur de troubles"


Publié / Actualisé
"Le conseil régional joue la montre", a lancé, ce vendredi 10 février 2012, Jean-Bernard Caroupaye, président de la FNTR (fédération nationale des transports routiers) et porte-parole de l'intersyndicale des professionnels de la route (IPR). Réuni avec des représentants de différentes organisations syndicales, il est revenu sur le clash qui s'est produit la veille au conseil régional entre l'IPR de Jean-Bernard Caroupaye et le collectif de défense des transporteurs présidé par Armand Mouniata. Tous ont souligné une tentative de division de la part du conseil régional. "C'est un fauteur de troubles", a surenchéri Jean-Bernard Caroupaye. Il a par ailleurs confirmé qu'un préavis de grève a été déposé. La menace de blocage plane donc toujours pour lundi.
"Le conseil régional joue la montre", a lancé, ce vendredi 10 février 2012, Jean-Bernard Caroupaye, président de la FNTR (fédération nationale des transports routiers) et porte-parole de l'intersyndicale des professionnels de la route (IPR). Réuni avec des représentants de différentes organisations syndicales, il est revenu sur le clash qui s'est produit la veille au conseil régional entre l'IPR de Jean-Bernard Caroupaye et le collectif de défense des transporteurs présidé par Armand Mouniata. Tous ont souligné une tentative de division de la part du conseil régional. "C'est un fauteur de troubles", a surenchéri Jean-Bernard Caroupaye. Il a par ailleurs confirmé qu'un préavis de grève a été déposé. La menace de blocage plane donc toujours pour lundi.
Ce jeudi, la réunion de concertation entre la Région Réunion et l'intersyndicale des professionnels de la route s'annonçait décisive. Il s'agissait de discuter des modalités d'attribution du fonds de financement pour la baisse des carburants à destination des professionnels de la route. Mais la réunion a tourné court rapidement. Jean-Bernard Caroupaye, président de la FNTR (fédération nationale des transports routiers) et porte-parole de l'IPR a en effet refusé d'y participer lorsque le président du collectif de défense des travaux publics et des transports, et Franck Legros, président de la Capeb (confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment) se sont invités à la table de discussions. Ces derniers ont expliqué leur geste par le fait qu'ils "sont également des professionnels de la route". Une attitude que n'avait pas apprécié Jean-Bernard Caroupaye.

Ce vendredi, le porte-parole de l'IPR a réitéré ses propos sur le fait que "la Région n'avait pas respecté la feuille de route", l'accusant "d'avoir tourné en bourrique les transporteurs". "Je crois que la Région n'avait pas d'objectifs clairs pour la prochaine réunion de ce mardi. Elle joue la montre et fout le bordel", a fustigé Jean-Bernard Caroupaye. "Nous ne demandons pas la mer à boire mais juste notre dû. Nous nous sommes engagés pour une cause et nous nous y tiendrons", a-t-il ajouté.

Sur le clash qui s'est produit entre l'IPR et les transporteurs, Jean-Bernard Caroupaye a rappelé que la Capeb a participé à la première table ronde qui s'est tenue ce lundi. "Nous avons finalement demandé à la Capeb qu'elle nous rejoignent à la table des négociations mardi. Qu'elle arrête de dire qu'on l'ignore, je lui tends la main", a-t-il toutefois clamé.

Le porte-parole de l'IPR et l'ensemble des représentants des organisations présentes ont également tous souligné "une volonté de diviser de la part du conseil régional". "Mais nous restons tous soudés pour ce combat d'intérêt général. Les autorités n'ont tout simplement pas compris l'ampleur du débat", a pour sa part affirmé Giraud Payet, président de l'UTI.

Présent lui aussi, Jean-Hugues Ratenon, président de l'Alliance des Réunionnais contre la pauvreté, a tenu à réaffirmer sa solidarité avec les transporteurs. Il a aussi appelé la population réunionnaise à "ralentir leurs véhicules sur les routes" ce mardi. Ce jour là, une réunion est en effet prévue à la DEAL (direction de l'environnement, de l'aménagement et du logement). Il s'agira d'étudier la possibilité d'une baisse de 25 centimes par litre de carburant pour l'ensemble des usagers.

Par ailleurs, l'IPR a confirmé qu'un préavis de grève a bien été déposé jeudi soir. Si des actions de blocage de routes se précisent pour lundi, l'intersyndicale refuse d'en dire plus. Hugues Atchy, président de l'IPR, a eu pour seul commentaire : "rien n'a encore été décidé. Nous nous concertons encore sur les actions à mener". "La solidarité s'organise. Un noyau dur est en train de se constituer autour des transporteurs", a précisé Jean-Bernard Caroupaye.

   

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