Contrôles d'identité :

Vers la remise d'un reçu par les policiers


Publié / Actualisé
Manuel Valls, le nouveau ministre de l'Intérieur, avait déjà évoqué la possibilité de contraindre les policiers à remettre un reçu aux personnes qu'ils ont contrôlées. Le premier ministre Jean-Marc Ayrault a confirmé ce vendredi 1er juin 2012 que cette mesure, censée limitée les contrôles au faciès, allait bien être adoptée. "Le texte est en préparation, le ministre de l'Intérieur y travaille", a-t-il affirmé sur BFM TV. Une nouvelle reçue plutôt fraîchement par les syndicats de policiers qui interprètent cette mesure comme une forme de défiance.
Manuel Valls, le nouveau ministre de l'Intérieur, avait déjà évoqué la possibilité de contraindre les policiers à remettre un reçu aux personnes qu'ils ont contrôlées. Le premier ministre Jean-Marc Ayrault a confirmé ce vendredi 1er juin 2012 que cette mesure, censée limitée les contrôles au faciès, allait bien être adoptée. "Le texte est en préparation, le ministre de l'Intérieur y travaille", a-t-il affirmé sur BFM TV. Une nouvelle reçue plutôt fraîchement par les syndicats de policiers qui interprètent cette mesure comme une forme de défiance.

Le gouvernement prépare donc un texte qui obligera les forces de l'ordre à délivrer un récépissé à chaque personne dont l'identité est contrôlée, afin d'éviter la multiplication des contrôles au faciès. Le nom et le matricule de l'agent concerné devra apparaître sur le fameux reçu, pour faciliter d'éventuelles plaintes.

Pour rappel, cette mesure faisait partie des engagements de François Hollande, élu président le 6 mai dernier. Pendant la campagne, l'actuel président de la République avait en effet annoncé son intention de "mettre un terme" aux "contrôles au faciès". C'est "une discrimination de la vie quotidienne, une injustice que je n'accepte pas", avait-il dit, ajoutant que "chaque citoyen mérite la même considération, le même respect".

Si la nouvelle est satisfaisante pour les militants contre les contrôles au faciès, les syndicats de police sont eux majoritairement opposé à une telle mesure. "L'annonce faite par le Premier ministre jette le discrédit sur l'honnêteté morale des policiers en laissant penser qu'ils font des contrôles en dehors de la loi", s'est notamment insurgé le syndicaliste Jean-Claude Delage, le secrétaire général d'Alliance, 2e syndicat des gardiens de la paix.

   

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