Projet du tram train :

Le collectif Nou vé nout tram veut un nouveau protocole de Matignon


Publié / Actualisé
Dans le cadre du débat pour les législatives et après le changement de majorité présidentielle, le collectif Nou vé nout tram a donné une conférence de presse ce jeudi 7 juin 2012 afin de soutenir la nécessité de la mise en chantier d'une voie ferroviaire à La Réunion et "réagir sur l'obstination du conseil régional à maintenir son projet sur mer de la route du littoral qui nous condamnerait au tout automobile". Il demande en outre un refondation du protocole de Matignon.
Dans le cadre du débat pour les législatives et après le changement de majorité présidentielle, le collectif Nou vé nout tram a donné une conférence de presse ce jeudi 7 juin 2012 afin de soutenir la nécessité de la mise en chantier d'une voie ferroviaire à La Réunion et "réagir sur l'obstination du conseil régional à maintenir son projet sur mer de la route du littoral qui nous condamnerait au tout automobile". Il demande en outre un refondation du protocole de Matignon.
Le collectif Nou vé nout tram rappelle en premier lieu que François Hollande, alors qu'il était en campagne électorale, "s'était formellement prononcé en faveur du tram train pour désenclaver l'île". "Maintenant que François Hollande est le nouveau Président, nous devons agir pour concourir à l'aboutissement de ce projet vital pour La Réunion", soulignent le collectif.

Pour ses membres, il ne faut pas attendre de se retrouver dans une impasse avant de prendre une décision en faveur de la solution ferroviaire. "Dans 10 ans, nous ne saurons pas loin du million d'habitant et avec 220 000 automobiles supplémentaires, soit près de 600 000 au total. Le réseau routier sera davantage saturé et le coût du carburant à la pompe au dessus de la barre de 2 euros", souligne Krishna Damour, porte-parole du collectif.

Il estime que pour mettre en chantier ce réseau ferroviaire, "nous devons revenir sur le protocole de Matignon initial qui incluait une partie du financement à destination du tram train". Le collectif considère également que le projet tram train doit évoluer et abandonner sa vocation inter urbaine pour se diriger vers une vocation ferroviaire régionale, et cela afin d'obtenir la dotation ferroviaire pour le financement des TER (transport express régional). "Ainsi, le Tram Train doit évoluer vers le Train Tram. De cette manière La Réunion pourra prétendre au même titre que la région du Limousin ou de Franche Comté aux mêmes subventions ferroviaire", précise Krishna Damour.

Le collectif rappelle par ailleurs son inquiétude par rapport à la suppression du tram train, et au projet de nouvelle route du littoral, qui entraînent "la fin d'alternative crédible au tout automobile". "Il s'agit, à nos yeux, d'une erreur majeure en terme d'aménagement et de mobilité, et au regard des enjeux énergétiques ; personne ne croit que le projet ou concept du Trans Eco Express constitue une solution suffisante, à la hauteur des enjeux", explique Krishna Damour.

"En supprimant les crédits du Tram Train et en les redéployant sur une nouvelle route du littoral à un coût très élevé, la Région compromet pour l'avenir, toute possibilité de réaliser un transport ferroviaire. Ce choix est anachronique aux critères du développement durable qui doivent promouvoir les modes de transports propres", poursuit-il.

Le collectif a l'intention d'écrire à François Hollande pour lui rappeler ses engagements en faveur du train, "mais aussi pour que l'Etat puisse accompagner la mise en place et financer ce chantier nécessaire pour l'emploi et pour l'amélioration des déplacements qui passe par l'attribution des dotations ferroviaires à La Réunion mais aussi par la refondation du protocole de Matignon".

Enfin, dans le cadre des élections législatives, le collectif s'engage auprès d'Elie Hoarau qui est "le seul candidat à promouvoir une solution ferroviaire et qui plus est, s'engage dans son programme à faire démarrer le chantier dans le Sud".

   

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