Etat des lieux des indicateurs de développement durable :

Les habitudes de consommation des Réunionnais doivent évoluer


Publié / Actualisé
L'Insee (institut national de la statistique et des études économiques) et la DEAL (direction de l'environnement, de l'aménagement et du logement) ont publié ce vendredi 22 juin 2012 le numéro 11 de la Revue Economie de La Réunion, traitant des indicateurs de développement durable à La Réunion. Cette publication dresse un premier diagnostic destiné à évaluer et à agir sur les trois dimensions du développement durable : la préservation de l'environnement, le progrès économique, et la justice sociale. Il en ressort notamment que les habitudes de consommation des Réunionnais doivent évoluer vers une meilleure gestion des ressources naturelles et des déchets.
L'Insee (institut national de la statistique et des études économiques) et la DEAL (direction de l'environnement, de l'aménagement et du logement) ont publié ce vendredi 22 juin 2012 le numéro 11 de la Revue Economie de La Réunion, traitant des indicateurs de développement durable à La Réunion. Cette publication dresse un premier diagnostic destiné à évaluer et à agir sur les trois dimensions du développement durable : la préservation de l'environnement, le progrès économique, et la justice sociale. Il en ressort notamment que les habitudes de consommation des Réunionnais doivent évoluer vers une meilleure gestion des ressources naturelles et des déchets.
Le premier état des lieux des indicateurs de développement durable met l'accent sur différents aspects. D'abord, sur le fait que le patrimoine naturel de l'île doit être valorisé et préservé. L'île de La Réunion apporte en effet une contribution significative à la conservation de la biodiversité terrestre de l'archipel des Mascareignes, mais 22 % des espèces indigènes de faune et 30 % des espèces indigènes de flore seraient menacées de disparition. L'état du massif corallien illustre, lui, à la fois l'existence d'un patrimoine encore riche et la dégradation qu'il subit.

Le deuxième élément de la publication concerne les contraintes et les limites de l'espace. Avec 28 600 hectares déjà construits, le département atteint un taux d'artificialisation de 11,4%, soit le double de celui de France métropolitaine. Le schéma d'aménagement régional en vigueur depuis le 22 novembre 2011 fixe entre autre comme objectif de contenir cette tendance. Par ailleurs, le transport routier, et notamment les déplacements en voiture, eux, s'amplifient. Outre les embouteillages quotidiens, la consommation de carburants pour les transports routiers augmente.

Le rapport montre aussi que les habitudes de consommation des Réunionnais doivent évoluer vers une meilleure gestion des ressources naturelles et des déchets. La ressource en eau est en effet limitée et inégalement répartie sur le territoire. Les prélèvements en eau par habitant sont le double de ceux de métropole et peuvent être réduits.

L'Insee et la Deal notent aussi que les capacités de l'île pour traiter et stocker les ordures ménagères sont limitées. Concernant la consommation d'énergie, elle augmente plus rapidement que la population (2,5% par an sur la dernière décennie), et le développement des énergies renouvelables ne suffit pas à compenser cette croissance de la consommation.

Enfin, le rapport soutient que la croissance économique est dynamique, mais que l'économie locale reste fragile et en retard par rapport à la métropole.
   

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