Claude Hoarau, maire de Saint-Louis :

"Le déficit se résorbe, les impôts n'augmenteront pas"


Publié / Actualisé
"Je suis surpris qu'aucun des journalistes qui ont couvert la manifestation de samedi dernier contre la soi-disant hausse des impôts n'ait eu la curiosité de promener sa caméra ou son appareil photo sur une feuille d'impôts. Ils auraient vu que les impôts n'ont pas augmenté l'année dernière. Il aurait été loyal de donner cette information à la population". C'est par ces propos critiques envers les médias que Claude Hoarau, maire de Saint-Louis, a entamé la conférence de presse qui s'est tenue ce mardi 27 novembre 2012 en mairie centrale de Saint-Louis. L'occasion, pour le premier magistrat, d'éclaircir certaines "contrevérités", particulièrement en matière budgétaire.
"Je suis surpris qu'aucun des journalistes qui ont couvert la manifestation de samedi dernier contre la soi-disant hausse des impôts n'ait eu la curiosité de promener sa caméra ou son appareil photo sur une feuille d'impôts. Ils auraient vu que les impôts n'ont pas augmenté l'année dernière. Il aurait été loyal de donner cette information à la population". C'est par ces propos critiques envers les médias que Claude Hoarau, maire de Saint-Louis, a entamé la conférence de presse qui s'est tenue ce mardi 27 novembre 2012 en mairie centrale de Saint-Louis. L'occasion, pour le premier magistrat, d'éclaircir certaines "contrevérités", particulièrement en matière budgétaire.

Reprenant l'historique du budget communal, Claude Hoarau a signalé une baisse constante du déficit, passé d'environ 21 millions d'euros en 2009 à 12 millions d'euros en 2012. Un effort de réduction imposé par la Chambre régionale des comptes (CRC) à laquelle le maire communiste a, tout au long de l'interview, opposé ce qu'il considère comme son "devoir d'élu, face à une population qui souffre". A ce sujet, le maire de Saint-Louis est revenu sur le Congrès des maires, affirmant avoir rencontré des situations similaires chez ses homologues antillais. "Comme ici, le maire est là-bas un amortisseur de souffrance sociale. Comme ici, il lui faut faire face à des cas déchirants : une mère de famille au chômage de longue durée, qui pleure pour travailler, ne serait-ce quelque mois, car sinon elle ne pourra pas inscrire son enfant à l'école. Des gens qui ne peuvent pas se soigner. Partout, la misère et le chômage".

Un contexte que Claude Hoarau dit avoir voulu changer, en lançant "une vaste opération de titularisation", visant à faire acquérir la qualité de fonctionnaires aux agents précaires. Opération qui est à l'origine des difficultés budgétaires de la ville. "S'imagine-t-on qu'un employé communal, qui a effectué trente années de service, partira avec 600 euros de retraite à peine ? Les bénéficiaires du plan que j'ai lancé partiront avec 1.200 euros. De plus, les travailleurs communaux peuvent désormais cesser d'avoir peur à chaque échéance. Ils sont titulaires, leur emploi n'est plus dépendant des changements politiques" ajoute-t-il.

"Qu'on me coupe la tête si l'on veut, je sais que ce que j'ai fait est juste". Aujourd'hui, Claude Hoarau affirme qu'il appliquera toutes les recommandations de la chambre, dont des réductions dans les contrats à durée déterminée. Toutes, sauf une. Car il le réaffirme : "les impôts n'augmenteront pas, comme l'exige la Chambre. Elle l'exigeait l'an dernier, je ne l'ai pas fait. Elle l'exige cette année, je ne le ferai pas. La Chambre aime qu'on augmente les impôts. Le maire de Saint-Louis lui, n'aime pas ça".  

www.ipreunion.com

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !