Commémoration de l'abolition de l'esclavage en métropole :

Le 20 désamb fêté à Drancy


Publié / Actualisé
Drancy : une ville de la banlieue parisienne, lieu de mémoire de la Shoah puisqu'elle fut l'un des points de regroupement des juifs de Paris avant leur départ pour les camps de concentration nazis pendant la seconde guerre mondiale. Sur le territoire de cette commune de 67000 habitants se trouve aussi une statue et une stèle érigées à la mémoire des esclaves. C'est sur ce monument qu'a eu lieu, le 20 décembre dernier, un dépôt de gerbe en l'honneur des ancêtres esclaves des Réunionnais et de leur libération.
Drancy : une ville de la banlieue parisienne, lieu de mémoire de la Shoah puisqu'elle fut l'un des points de regroupement des juifs de Paris avant leur départ pour les camps de concentration nazis pendant la seconde guerre mondiale. Sur le territoire de cette commune de 67000 habitants se trouve aussi une statue et une stèle érigées à la mémoire des esclaves. C'est sur ce monument qu'a eu lieu, le 20 décembre dernier, un dépôt de gerbe en l'honneur des ancêtres esclaves des Réunionnais et de leur libération.

Malgré la pluie, la grève sur la ligne B du RER et le fait que le 20 décembre ne soit pas comme chez nous un jour férié, une vingtaine de Réunionnaises et de Réunionnais accompagnés de quelques amis métropolitains ont fait le déplacement, venus  parfois de loin, pour venir partager ce moment de souvenir.

Vers 11h15, les membres de l’association 2ATF (Association Action Terre de France, anciennement Association des amis de Témoignages en France) accompagnés de Fabrice Hoarau, représentant du Parti communiste réunionnais, ont donc procédé à ce dépôt de gerbe. Après un discours pluvieux de Jean Bernard Parvedy, président de l’association, la gerbe fut déposée.

Loin de la Réunion, de leur pays, les Réunionnais de France ont voulu comme chaque année célébrer à leur façon ce moment important de l’histoire de leur pays. "Tous ces exilés du travail, ainsi que leurs enfants qui ne sont pas nés dans notre île,  gardent au fond de leur cœur leur patrie de l’Océan Indien", déclare l’un des participants. "Bien peu d’entre eux reviendront définitivement vivre à La Réunion : leur vie est maintenant en France. Mais ils gardent et garderont toujours dans les yeux cette étincelle qui brille lorsqu’on évoque en leur compagnie, leur pays, La Réunion" termine-t-il.

   

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