Sauvegarde des oiseaux de l'Outre-mer :

Un séminaire pour lutter contre les rats et sauver le tuit-tuit


Publié / Actualisé
Du mercredi 25 au vendredi 27 septembre 2013, le Parc national et la SEOR (Société d'études ornithologiques de La Réunion) organisent un séminaire consacré à " la lutte contre le rat à large échelle " qui réunira 80 professionnels locaux de l'environnement et des experts des îles et territoire (Maurice, Nouvelle-Zélande, Seychelles...) ayant expérimenté différentes méthodes de préservation de la biodiversité contre les rats. Un séminaire entrant dans le cadre du programme " Life+ Cap DOM " de sauvegarde des oiseaux menacés de l'Outre-mer, dont le tuit-tuit réunionnais, une espèce particulièrement en danger.
Du mercredi 25 au vendredi 27 septembre 2013, le Parc national et la SEOR (Société d'études ornithologiques de La Réunion) organisent un séminaire consacré à " la lutte contre le rat à large échelle " qui réunira 80 professionnels locaux de l'environnement et des experts des îles et territoire (Maurice, Nouvelle-Zélande, Seychelles...) ayant expérimenté différentes méthodes de préservation de la biodiversité contre les rats. Un séminaire entrant dans le cadre du programme " Life+ Cap DOM " de sauvegarde des oiseaux menacés de l'Outre-mer, dont le tuit-tuit réunionnais, une espèce particulièrement en danger.

Le tuit-tuit (ou échenilleur de La Réunion), est un des oiseaux les plus menacés du monde : il ne reste qu'une population réduite à 32 couples reproducteurs, localisée sur le massif de la Roche Écrite. La principale menace pour cet oiseau endémique de l'île est le rat, qui s'attaque aux oeufs, poussins et adultes.

Contre cette nuisance, le Parc national et la SEOR co-pilotent localement un projet ambitieux de lutte à grande échelle depuis 2010. Cofinancé par l'Europe dans le cadre du programme Life+ Cap DOM de protection de l'avifaune de l'outre-mer coordonné par la Ligue pour la Protection des oiseaux (LPO), ce projet associe à La Réunion les principaux acteurs de l'environnement de l'île : le conseil général, nu-propriétaire du foncier, l'ONF gestionnaire, la Région et l’État (DEAL).

Dans ce cadre, après trois années d'études préparatoires et de travaux sur le terrain, le Parc national organise, en collaboration avec la SEOR, un séminaire de mise en commun d'expériences similaires de lutte à grande échelle contre les rats, également menées pour préserver des oiseaux menacés, dans différentes régions du monde (îles de l'océan Indien, Nouvelle Zélande, Martinique...). Pendant trois jours, du 25 au 27 septembre, les professionnels de l'environnement de l'île et des experts étrangers seront réunis à l'Université de La Réunion, et sur le terrain, pour une présentation des différentes méthodes de contrôle des rats testées dans le monde.

Ce jeudi 26 septembre, les 80 participants seront sur le terrain, pour appréhender concrètement le contexte spécifique des actions de dératisation destinées à préserver les tuit-tuit. L'objectif est de parvenir, à terme, à isoler sur le massif de la Roche Ecrite, un territoire complètement débarrassé de ces prédateurs dans lequel les tuit-tuit pourraient se reproduire sans risque.

   

2 Commentaire(s)

Jean-pierre espéret, Posté
Le premier prédateur c'est l'homme, qui amène le rat, le chat... et le feu! C'est lui qu'il faut surveiller, jour et nuit. Quelques emplois supplémentaires coûteraient moins cher que la noria des hélicoptères, de l'avion et les pompiers!
Daaazibao, Posté
Toute monde sait à quoi ressemble un rat...j'aurais préféré voir une photo de tuit-tuit... et je dois pas être le seul!!!!