Santé publique :

Les boissons énergisantes dans le collimateur de l'Anses


Publié / Actualisé
Dans un avis publié ce mardi 1er octobre 2013, l'agence nationale de sécurité alimentaire (Anses) recommande d'éviter la consommation des boissons dites énergisantes (BDE), associées avec de l'alcool ou lors d'un exercice physique. Elle déconseille également ces boissons aux femmes enceintes et qui allaitent, ainsi qu'aux enfants et adolescents. En cause: des effets indésirables graves.
Dans un avis publié ce mardi 1er octobre 2013, l'agence nationale de sécurité alimentaire (Anses) recommande d'éviter la consommation des boissons dites énergisantes (BDE), associées avec de l'alcool ou lors d'un exercice physique. Elle déconseille également ces boissons aux femmes enceintes et qui allaitent, ainsi qu'aux enfants et adolescents. En cause: des effets indésirables graves.

Arrivées sur le marché français en 2008, les boissons énergisantes, de type Red Bull, Monster, Burn, contiennent de la taurine, du ginseng, des vitamines mais surtout de la caféine. En effet, selon l'Anses, qui a les BDE dans son collimateur, une canette standard de 250 ml apporte en moyenne l'équivalent en caféine de deux expressos de 50 ml ou de plus de deux canettes de sodas au cola (330 ml). Or, 25% des consommateurs français de ces boissons en boivent plus de 500 ml sur une même journée tandis que des consommateurs jusque-là peu exposés à la caféine se laissent tenter avec, au niveau européen, respectivement 3% des enfants et 8% des adolescents en consommant plus de 4 à 5 fois par semaine, indique l'agence, citée par Reuters.

Mais ce qui inquiète l'Anses est que 32% des consommateurs de boissons énergisantes les consomment lors d'occasions festives, 41% en lien avec une activité sportive et 16% en association avec de l'alcool. Aussi, depuis juin 2012, date à laquelle près d'une trentaine de cas suspects lui ont été signalés, dont deux morts, l'agence indique avoir analysé 257 cas d'effets indésirables. Parmi les effets rapportés, de la tachychardie ou trouble du rythme cardiaque, des crises d'épilepsie, des tremblements, des vertiges, ou encore des angoisses...

L'Anses demande donc la mise en oeuvre de mesures "visant à encadrer la promotion des boissons énergisantes afin de limiter les risques".

Rappelons qu'en décembre 2012, l'idée d'une taxe sur les BDE, dans le cadre du projet de budget pour la Sécurité Sociale pour 2013 avait été rejetée par le Conseil Constitutionnel. Selon les Sages, "aucun critère objectif et rationnel" ne justifiait, en effet, que ce type de boissons soit taxé.

   

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