Nouvelle route du littoral - Le tribunal administratif déboute sa requête :

L'Alliance dénonce un "jugement complètement dépassé"


Publié / Actualisé
Le tribunal administratif de Saint-Denis a rejeté ce lundi 14 octobre 2013 le recours de l'Alliance contre la déclaration d'utilité publique (DUP) de la nouvelle route du littoral, la condamnant également à 5 000 euros de dommages et intérêts. Pour les conseillers régionaux de l'opposition, ce jugement est "complètement dépassé par rapport à la réalité". "Plusieurs éléments majeurs sont venus étayer nos préoccupations depuis l'arrêté de la DUP", indique Maya Césari. Par ailleurs, l'Alliance envisagerait d'étudier de poursuivre le recours devant la cour administrative de Bordeaux.
Le tribunal administratif de Saint-Denis a rejeté ce lundi 14 octobre 2013 le recours de l'Alliance contre la déclaration d'utilité publique (DUP) de la nouvelle route du littoral, la condamnant également à 5 000 euros de dommages et intérêts. Pour les conseillers régionaux de l'opposition, ce jugement est "complètement dépassé par rapport à la réalité". "Plusieurs éléments majeurs sont venus étayer nos préoccupations depuis l'arrêté de la DUP", indique Maya Césari. Par ailleurs, l'Alliance envisagerait d'étudier de poursuivre le recours devant la cour administrative de Bordeaux.

Ainsi, parmi les "éléments confortant ses préoccupations", l’Alliance cite la dégradation des moyens budgétaires de la collectivité régionale et l’avis du conseil national de la protection de la nature (CPCN). Un avis qui, selon Maya Césari, conseillère régionale d’opposition, démontre les conséquences de ce projet de nouvelle route du littoral sur l’environnement".

Pour cette dernière, il y a également un "vrai problème" sur l’usage des carrières. "La Région, elle-même, le reconnaît", explique-t-elle, citant ensuite "la surestimation des aléas climatiques que va connaître le globe dans les prochaines années".

Maya Césari se dit également "convaincue" que, si les marchés d’appel d’offres vont rester dans l’enveloppe de la collectivité, "les aléas de chantier vont faire exploser les coûts".

Affirmant que sa demande d’expertise financière concernant le projet de nouvelle route du littoral est "plus que jamais d’actualité", l’Alliance estime que "la responsabilité du gouvernement est pleine et entière dans ce dossier". "Le silence du gouvernement nous paraît incompréhensible. Ce projet va impacter sur les crédits européens de façon massive", déclare Maya Césari, précisant que l’Alliance a demandé à rencontrer le ministre des outre-mers Victorin Lurel lors de sa visite dans l’île.

Par ailleurs, les conseillers régionaux d’opposition n’excluent pas d’étudier de poursuivre leur recours devant la cour administrative de Bordeaux. "Nous n’avons pas encore pris de véritables décisions. Mais de plus en plus de personnes, du monde économique, d’associations, d’usagers de la route nous rejoignent pour faire en sorte que ce projet ne débute pas", conclut Maya Césari.

Rappelons que le recours de l’Alliance pour faire annuler la déclaration d'utilité publique du projet  de la nouvelle route du littoral avait été déposé en septembre 2012. Alliance qui soulignait alors que les conditions de lancement et de déroulement de l’enquête publique étaient contestables et estimait qu’il y a des incertitudes sur le plan financier du projet.

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