Insee - Population :

Près de 80 % des Réunionnais vivent dans les grandes aires urbaines


Publié / Actualisé
À l'aube du lancement de la campagne de recensement 2014 qui débutera ce jeudi, l'Insee a présenté ce mercredi 29 janvier 2014 une publication sur 30 ans d'évolution démographique à La Réunion. Il en ressort une extension de l'influence des aires urbaines, qui hébergeaient 79 % de la population en 2011, une population réunionnaise ayant augmenté de 1,65 % par an mais dont l'accroissement se ralentit progressivement. Par ailleurs des disparités subsistent sur le territoire, la commune de la Plaine-des-Palmistes étant celle dont la population augmente le plus rapidement (+ 3,4 % par an en moyenne sur 30 ans).
À l'aube du lancement de la campagne de recensement 2014 qui débutera ce jeudi, l'Insee a présenté ce mercredi 29 janvier 2014 une publication sur 30 ans d'évolution démographique à La Réunion. Il en ressort une extension de l'influence des aires urbaines, qui hébergeaient 79 % de la population en 2011, une population réunionnaise ayant augmenté de 1,65 % par an mais dont l'accroissement se ralentit progressivement. Par ailleurs des disparités subsistent sur le territoire, la commune de la Plaine-des-Palmistes étant celle dont la population augmente le plus rapidement (+ 3,4 % par an en moyenne sur 30 ans).

Sur les trente dernières années, entre 1982 et 2011, La Réunion a gagné 313 000 habitants, soit en moyenne 10 800 habitants supplémentaires chaque année, indique l’Insee, soit 1,65 % de croissance annuelle moyenne. Sur l’ensemble de l’île, l’excédent des naissances sur les décès explique la quasi-totalité de cette croissance. Cependant, l’accroissement de la population réunionnaise ralentit progressivement en raison de la baisse régulière du solde naturel. Entre 2006 et 2011, la population n’augmente plus que de 1,2 % par an, ce qui place La Réunion en treizième position des départements français les plus dynamiques.

La croissance de la population se répartit inégalement sur le territoire découpé en aires urbaines. Les aires urbaines rassemblent autour d’un pôle urbain les communes couronnes dont plus de 40 % de la population travaille dans ce pôle. Les grandes aires urbaines, celles qui comptent plus de 10 000 emplois, hébergent 79 % de la population réunionnaise en 2011.

L’aire urbaine la plus peuplée, celle de Saint-Denis, rassemble les communes de Saint-Denis, Sainte-Marie et Sainte-Suzanne et compte 197 900 habitants en 2011. Sa population augmente moins vite que l’ensemble de La Réunion (+ 1,2 % entre 1982 et 2011 contre + 1,7 %), mais la croissance y est néanmoins plus élevée qu’en moyenne dans les grandes aires urbaines françaises (+ 0,5 %). Elle est pénalisée par un solde migratoire négatif.

Les grandes aires urbaines de Saint-Paul et de Saint-Pierre sont plus dynamiques (respectivement + 1,9 % et + 1,8 % par an depuis 1982). Dans l’aire urbaine de Saint-Paul, l’augmentation de la population est presqu’entièrement portée par l’excédent des naissances sur les décès. Dans l’aire de Saint-Pierre, les arrivées sur le territoire ont été en moyenne plus nombreuses que les départs sur l’ensemble de la période. Ainsi, le solde migratoire explique 0,4 point sur les 1,8 % de croissance de la population.

Les communes de Saint-André et de Saint-Louis constituent chacune une grande aire urbaine. La population de Saint-André augmente en moyenne de 2,1 % par an au cours des trente dernières années, dépassant désormais celle de Saint-Louis. Les deux communes ont la même croissance naturelle (+ 1,7 % par an), mais Saint-André a attiré davantage de nouveaux résidents. Le solde migratoire a contribué chaque année à 0,4 point de croissance (0,1 pour Saint-Louis). Alors que l’éloignement de Saint-André ne permet pas qu’elle soit rattachée à l’aire urbaine de Saint-Denis, les mouvements migratoires s’opèrent sous l’influence de l’activité du chef-lieu.

La périurbanisation à La Réunion touche certaines communes multipolarisées éloignées des pôles urbains. Ces communes sont les plus dynamiques, particulièrement entre 2006 et 2011. Elle n’abritent que 9 % de la population réunionnaise, mais expliquent 14 % de la croissance démographique de l’île au cours des cinq dernières années. Parmi elles, la Plaine-des-Palmistes est la commune dont la population augmente le plus rapidement (+ 3,4 % par an en moyenne sur 30 ans) grâce à un excédent migratoire record.

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !