Pêche illégale de concombres de mer :

Îles Éparses : le Nivôse intercepte cinq navires malgaches


Publié / Actualisé
Ce samedi 29 mars 2014, à quelques milles de l'île française de Juan de Nova, la frégate Nivôse des Forces armées dans la zone Sud océan Indien (FAZSOI), est intervenue pour "mettre un coup d'arrêt à des actions de pêche illégale autour des îles Eparses", indique la préfecture de La Réunion. Cinq navires provenant de Madagascar et "présents illicitement dans le lagon" ont été interceptés, avec à leur bord près d'une tonne d'holothuries, autrement appelées "concombres de mer".
Ce samedi 29 mars 2014, à quelques milles de l'île française de Juan de Nova, la frégate Nivôse des Forces armées dans la zone Sud océan Indien (FAZSOI), est intervenue pour "mettre un coup d'arrêt à des actions de pêche illégale autour des îles Eparses", indique la préfecture de La Réunion. Cinq navires provenant de Madagascar et "présents illicitement dans le lagon" ont été interceptés, avec à leur bord près d'une tonne d'holothuries, autrement appelées "concombres de mer".

"Déployée depuis le 6 mars 2014 en mission de surveillance maritime dans les eaux des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF), la frégate de surveillance Nivôse des Forces armées dans la zone Sud océan Indien (FAZSOI)  est intervenue pour mettre un coup d’arrêt à des actions de pêche illégale autour des îles Eparses du canal du Mozambique", raconte la préfecture.

"Bien que la pêche y soit strictement réglementée, de plus en plus de pêcheurs en provenance de Madagascar sont signalés par les gendarmes en poste sur ces îles. Les pêcheurs sont à la recherche d’holothuries, aussi appelées concombres de mer, très prisés sur le marché asiatique. Cet animal contribue à l’équilibre écologique des lagons et à l’oxygénation des océans. Sa disparition par action de pêche massive provoquerait un préjudice irréversible", poursuit le communiqué.

Le samedi 29 mars au matin, à quelques milles de l’île française de Juan de Nova, la frégate Nivôse a donc déployé ses trois embarcations rapides et son hélicoptère de type "Panther" dans le cadre d’une opération de police d’envergure. Une opération ayant permis l’interception de cinq navires présents illicitement dans le lagon. "Pendant l’opération, deux voiliers ont tenté de fuir mais se sont vus barrer le chemin par  la frégate", précise la préfecture.

Elle poursuit : "Les visites des cinq navires de pêches provenant de Mahajanga (Madagascar) qui transportaient 112 personnes, ont permis d’établir que trois navires pratiquaient la pêche de manière artisanale, mais que les deux autres, plus imposants, semblaient avoir une vocation quasi-industrielle. Près d’une tonne d’holothuries a été appréhendée et rejetée à la mer sur instruction du directeur de la mer sud océan Indien (DMSOI). Ont également été recensés  95 blocs de plongée, plusieurs dizaines de paires de palmes, des sondeurs, des dizaines de harpons ou encore des lignes, remis aux autorités françaises, qui témoignent de l’organisation de la filière. Après rédaction des procès verbaux, les navires ont été sommés de quitter la mer territoriale française."

"Ces derniers mois, les îles Éparses ont fait l'objet de nombreux signalements d'incursions et d'activités de pêches illicites suivis par le service de surveillance des pêches du Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) Réunion. Cette opération constitue un signal fort à l’encontre des flottilles de pêche en action illicite dans les  zones économiques exclusives françaises et plus particulièrement  autour de Juan De Nova", ajoute la préfecture.

   

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