Après l'échec de la réunion devant la commission de conciliation :

Giordano : statu quo et grévistes au bout du rouleau


Publié / Actualisé
La réunion entre les salariés grévistes et la direction de Giordano Industries qui s'est déroulée ce jeudi 3 juillet 2014 devant la commission régionale de conciliation n'a abouti à aucun accord. De l'aveu du délégué CFDT Jean-Paul Hoarau, les six salariés sous le coup d'un licenciement "se heurtent à un mur" face à une direction "qui ne veut rien lâcher". Les grévistes demandent "de négocier au moins les indemnités ou qu'ils nous aident à payer des formations de reclassement". Mais au bout de près d'un mois de grève, ils ne voient toujours rien venir...
La réunion entre les salariés grévistes et la direction de Giordano Industries qui s'est déroulée ce jeudi 3 juillet 2014 devant la commission régionale de conciliation n'a abouti à aucun accord. De l'aveu du délégué CFDT Jean-Paul Hoarau, les six salariés sous le coup d'un licenciement "se heurtent à un mur" face à une direction "qui ne veut rien lâcher". Les grévistes demandent "de négocier au moins les indemnités ou qu'ils nous aident à payer des formations de reclassement". Mais au bout de près d'un mois de grève, ils ne voient toujours rien venir...

"Ça n’a rien donné, ils n’ont rien voulu entendre... Ils ne veulent rien lâcher, pas un centime de plus..." Jean-Paul Hoarau était une nouvelle fois dépité ce vendredi matin, au lendemain de l’échec d’une médiation devant la commission régionale de conciliation sur laquelle il fondait quelques espoirs.

"On pensait qu’on allait enfin pouvoir trouver une solution, mais quand j’ai entendu leur réponse, les bras m’en sont tombés...", raconte-t-il. "Même les membres de la commission de conciliation nous ont dit que c’était la première fois qu’ils se trouvaient confrontés à une entreprise comme ça, qui dit non à tout !", ajoute le délégué syndical CFDT.

Cela fait maintenant plus d’un mois que les salariés de Giordano Industries, société spécialisée dans la fabrication de chauffe-eau solaire au Port, sont en grève. Ils protestent contre le licenciement de six d’entre eux pour "raisons économiques". "Nous avons prouvé avec des experts-comptables que nous n’étions pas fautifs, mais c’est nous qui subissons...", déplore Jean-Paul Hoarau. "S’ils ne veulent pas nous rendre notre travail, au moins qu’ils acceptent de négocier les indemnités ou de nous aider à payer des formations de reclassement", réclame-t-il.

Face au refus de la direction réunionnaise, qui dépend de la maison-mère basée à Aubagne, les grévistes de Giordano sont déterminés à poursuivre leur combat. "On va peut-être durcir le mouvement, car apparemment c’est le seul moyen de se faire entendre...", prévient le délégué de la CFDT.

www.ipreunion.com

   

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