Composition du gouvernement Valls II :

Yvan Dejean : "Le PCR est très inquiet"


Publié / Actualisé
La premier conseil des ministres du nouveau gouvernement Valls II a eu lieu ce mercredi 27 août 2014 à l'Elysée. Le remaniement ministériel a notamment été marqué par la venue d'Emmanuel Macron - un banquier d'affaires - et l'éjection de l'aile gauche du Parti socialiste. Yvan Dejean, secrétaire général du PCR, en a profité pour exprimer ses craintes.
La premier conseil des ministres du nouveau gouvernement Valls II a eu lieu ce mercredi 27 août 2014 à l'Elysée. Le remaniement ministériel a notamment été marqué par la venue d'Emmanuel Macron - un banquier d'affaires - et l'éjection de l'aile gauche du Parti socialiste. Yvan Dejean, secrétaire général du PCR, en a profité pour exprimer ses craintes.

Le gouvernement Valls II a été dévoilé mardi soir. Quelle est votre réaction ?

Tous les observateurs constatent que c’est un gouvernement avec une organisation fondamentalement libérale, encore plus marquée que le gouvernement précédent. Il se pose le problème à La Réunion de savoir comment nos intérêts seront préservés, d’autant plus que nous observons une tendance similaire au niveau européen. Le PCR est très inquiet.

Tous les problèmes sont devant nous et rien n’est réglé. Au niveau de la filière canne-sucre, François Hollande a annoncé une rallonge de 38 millions d’euros, mais rien n’est acquis. Le problème de l’octroi de mer reste entier, nous sommes dans l’incertitude la plus totale.

François Hollande parle d’un "gouvernement de clarté", est-ce le cas ?

Il faut comprendre que cette dissolution du gouvernement fait suite à la déclaration de deux ministres qui ont dit que la politique en France n’est pas bonne. Si elle n’est pas bonne pour la France, comment pourrait-elle l’être pour La Réunion ? La situation est ici trois fois plus grave qu’en France avec 30 % de chômeurs, 3 jeunes sur 5 au chômage et la moitié de la population sous le seuil de pauvreté. Il nous faut une politique radicalement différente avec un changement de cap économique et social pour La Réunion.

Le choix d’Emmanuel Macron, un banquier d’affaires, en tant que ministre de l’Economie vous a-t-il interpellé ?

C’est la tendance du gouvernement d’être dans le libéralisme. Je ne suis pas étonné par ce choix compte tenu de l’orientation choisie par François Hollande. On voit bien que toute la gauche a été dégagée et nous sommes extrêmement inquiets pour l’avenir.

Doit-on encore parler d’un gouvernement de gauche ?

Ce qui nous intéresse, c’est de voir comment les mesures sont appliquées à La Réunion, quel que soit le gouvernement. Nous attendons un projet réunionnais prenant en compte les spécificités de l’île.

Comment voyez-vous le futur de la mandature Hollande ?

Il sera confronté à plusieurs échéances dans le calendrier à venir. Immédiatement, il devra demander la confiance au parlement. Ce qui est déjà une première épreuve. La deuxième aura lieu lors de la discussion du projet de loi de finances pour la sécurité sociale de 2015. A partir de là, les députés auront à se positionner. Tout reste ouvert et nous ne savons pas vers quelle direction ce gouvernement se dirige.

Pourrait-on s’attendre à un nouveau remaniement au lendemain des élections régionales ?

Les régionales sont en 2015, on a le temps. C’est dans 18 mois, on y reviendra un peu plus tard…

www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Evnor, Posté
De mon simple point de vue, il ne pouvait en etre autrement, économiquement, politiquement mais qui est ou sont la ou les piéce(s) maitresse (s) , ce sont aux spécialiste de répondre!