Le Port :

SIB : les ex-salariés ne voient toujours rien venir...


Publié / Actualisé
Plus de deux mois après l'annonce de la reprise du site de la SIB (Société industrielle de Bourbon) par le groupe Marbour - avec des promesses d'embauche et une reprise d'activité prévue avant la fin 2014 -, les anciens salariés sont toujours dans l'attente et en pleine incertitude quant à leur avenir.
Plus de deux mois après l'annonce de la reprise du site de la SIB (Société industrielle de Bourbon) par le groupe Marbour - avec des promesses d'embauche et une reprise d'activité prévue avant la fin 2014 -, les anciens salariés sont toujours dans l'attente et en pleine incertitude quant à leur avenir.

Le 12 novembre dernier, beaucoup se réjouissaient de la reprise de l’usine de la SIB par la société Logsymar, filiale du groupe Marbour. Mais du côté des anciens salariés, on préférait rester prudent. "Je tournerai la page une fois que tout le monde sera reclassé. Tant qu’il y aura un camarade sur le bord du trottoir, je serai là", soulignait ainsi l’ex-délégué Jocelyn Rivière.

Et plus de deux mois plus tard, ses craintes de l’époque semblent plus que jamais fondées. "Rien n’a bougé ! Pas un seul de nos collègues n’a retrouvé du travail... On commence à en avoir marre !", lance-t-il.

Le plan de reprise du groupe Marbour contenait plusieurs engagements : l’embauche de cinq salariés ex-SIB dans un premier temps, puis quatre l’année suivante, mais aussi la promesses que des reclassements seraient possibles dans les autres filiales du groupe (Edena, Soboriz...). Or, à la date du lundi 26 janvier 2015, les anciens salariés de la SIB n’avaient toujours rien vu venir...

"Ce n’étaient que des effets d’annonce, on est en train se foutre de nous ! Tout ce qu’on a eu ce sont des missions d’intérim", peste Jocelyn Rivière. "Deux anciennes laborantines de la SIB ont postulé pour des postes chez Edena, mais elles n’ont pas été embauchées alors qu’elles ont 15 ans d’expérience...", confie-t-il pour illustrer son propos.

Olivier Hoarau, maire du Port : "rien n'est remis en cause"

Toutefois, le maire du Port Olivier Hoarau assure que "rien n'est remis en cause", même si le processus est un peu plus long que prévu. "On a rencontré le directeur de Logsymar qui a soulevé un point juridique qui est en train d'être réglé", explique-t-il.

L'impatience règne malgré tout du côté de Jocelyn Rivière et de ses collègues. "On a été naïfs, on s’est fait rouler dans la farine", estime même le délégué syndical, qui compte bien continuer à se faire entendre, notamment lors de la prochaine commission paritaire prévue ce jeudi 29 janvier au Port. "On va demander à tous nos collègues de venir pour demander des comptes !", prévient Jocelyn Rivière. "On ne va pas baisser les bras, on va monter des actions s’il le faut !", annonce-t-il.

Car au-delà des engagements qu’ils estiment non tenus, c’est un avenir en pointillés qui se dessine pour la trentaine de salariés concernés. "Le congé de reclassement se termine au mois de mai. Après cela, tout le monde se retrouvera sur le carreau...", craint Jocelyn Rivière.

www.ipreunion.com

   

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