Cour d'appel de Saint-Denis :

Handicapé à vie, il demande la reconnaissance de la "faute inexcusable" de son employeur


Publié / Actualisé
Un ex-salarié d'une banque victime d'un accident du travail le 16 septembre 2005 a fait appel ce mardi 28 avril 2015 d'une décision de justice afin d'obtenir la reconnaissance de la "faute inexcusable" de la part de son ancien employeur et de percevoir une rente de 100 % pour son handicap.
Un ex-salarié d'une banque victime d'un accident du travail le 16 septembre 2005 a fait appel ce mardi 28 avril 2015 d'une décision de justice afin d'obtenir la reconnaissance de la "faute inexcusable" de la part de son ancien employeur et de percevoir une rente de 100 % pour son handicap.

Minerve au cou et attelle au bras, Yvrin S. vit dans une souffrance permanente depuis l’accident survenu sur son lieu de travail. Initialement embauché en tant que plombier au sein d’une banque, son employeur l’affecte au poste d’aide-concierge par manque d’effectif dans ce service. En 2001, il devient assistant au fonctionnement et réalise des travaux de manutention. Le 16 septembre 2005, son supérieur lui demande de débarrasser un meuble d’environ 200 kg. Par un effet de bascule, l’objet retombe sur lui et son collègue de l’époque, un jardinier qui était censé l’aider dans cette tâche. Face à la lourdeur du meuble, Yvrin S. tente de dérouter la trajectoire via sa tête. Résultat : il se brise les cervicales.

"Mon employeur ne m’avait pas informé des risques éventuels et le document unique obligatoire d’évaluation des risques était inexistant à cette époque", souligne Yvrin S. Handicapé à vie, l’homme doit désormais prendre des médicaments spécifiques pour son mal. Une situation qui affecte également ses proches, dont sa femme, son principal soutien. "Aujourd’hui, il fait tout grâce à moi et il aimerait parfois avoir plus d’autonomie", explique-t-elle.

Le couple aimerait adapter sa maison et entreprendre des travaux de rénovation. "Mon époux ne perçoit pas la rente à 100% alors qu’il ne pourra plus jamais travailler, il se sent détruit", regrette Daisy S. "La faute inexcusable doit être reconnue, il y a une obligation de sécurité et de prévention des risques", ajoute l’avocat d’Yvrin S.

La décision de justice doit être rendue le 7 juillet prochain.

www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Zoreol, Posté
Alors? La conclusion de l'affaire ?