La Chambre des métiers et de l'artisanat :

En 2016 "nous continuerons à accompagner les entreprises sur les marchés publics"


Publié / Actualisé
La Chambre des métiers et de l'artisanat qui compte 16 000 entreprises à La Réunion a dressé son bilan de l'année 2015 qui vient de s'écouler et à esquissé les lignes directrices pour 2016. Son président, Bernard Picardo, a insisté sur l'importance d'accompagner les petites entreprises pour leur permettre d'accéder à la commande publique.
La Chambre des métiers et de l'artisanat qui compte 16 000 entreprises à La Réunion a dressé son bilan de l'année 2015 qui vient de s'écouler et à esquissé les lignes directrices pour 2016. Son président, Bernard Picardo, a insisté sur l'importance d'accompagner les petites entreprises pour leur permettre d'accéder à la commande publique.

Quel bilan dressez-vous de l’année écoulée?

Bernard Picardo : Les chiffres restent quelque part assez encourageants puisqu'on continue à avoir moins de radiation dans le répertoire de la Chambre des métiers. En 2015 il y a eu - 15%, en 2014 c’était - 20%. On a des entreprises qui restent donc plus longtemps, c’est des entreprises et des salariés qui sont sauvées.

Quelles sont les perspectives pour 2016?

Elles sont nombreuses. Nous allons continuer le travail de proximité que nous avons mis en place avec les entreprises ces dernières années. Nous mettrons toujours à disposition différents partenaires pour les aider, les accompagner, les conseiller. Nous allons continuer aussi bien entendu à les accompagner sur les marchés publics puisque ça peut permettre de maintenir les entreprises de l'artisanat, voire même de les développer.

Nous avons mis aussi en place un site internet http://mon-artisan.re/ sur lequel nous allons mettre en relation l’artisan et son client. C'était une demande forte des deux côtés.

Le Président de la République a fait des annonces, quel sera impact sur le secteur de l’artisanat?

On attend de voir comment les différentes mesures annoncées seront appliquées. Nous serons vigilants bien entendu, c’est notre rôle à la Chambre des métiers de les accompagner. On nous parle de prime à l’embauche de 2 000 euros, il va falloir qu’on ait vraiment tous les éléments pour pouvoir informer et accompagner les entreprises au mieux. L’important, c’est que ça ne vienne pas en contradiction avec un autre dispositif et que cette prime là soit cumulable avec d’autres dispositifs.

Et pour la formation?

On voit depuis quelques années qu’on essaie vraiment de booster l’apprentissage, de lui redonner ses lettres de noblesse. C’est en tous cas le travail que nous faisons à la Chambre des métiers depuis plusieurs années avec les chefs d’entreprise, afin de ramener les jeunes dans les métiers de l’artisanat. Il est clair que l’apprentissage reste une voie d’excellence.

Vous êtes aujourd'hui élu à la Région, est-ce que votre position va permettre de faciliter la place de l’artisanat dans la commande publique?

Tout un travail a été fait ces dernières années pour faire en sortes que les petites entreprises puissent accéder dans les meilleures conditions à la commande publique. Nous même à la Chambre des métiers, nous accompagnons ces petites entreprises à travers notre cellule marchés publics.

Est-ce que vous avez des pistes sur lesquelles vous pouvez travailler pour augmenter cette commande publique en faveur de l’artisanat?

Je crois qu’il y a tout un travail à faire en amont pour tenir compte des difficultés que peuvent rencontrer les petites entreprises. Ce n’est pas évident pour un chef d’entreprise qui travail seul ou avec un seul salarié de tout maîtriser. Il faut faire en sorte de lui faciliter la vie, qu’il y ait un peu moins de paperasse...

www.ipreunion.com

   

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