Interpelé à Saint-Paul pendant sa cavale, il attend de savoir s'il sera remis aux autorités britanniques :

Le portugais sous le coup d'un mandat d'arrêt européen toujours incarcéré à La Réunion


Publié / Actualisé
John Soares attend toujours de savoir s'il sera remis aux autorités britanniques dans sa cellule de Domenjod. Recherché pour avoir tiré sur sa compagne, le scaphandrier d'origine portugaise était en cavale depuis plusieurs d'années, et était sous le coup d'un mandat d'arrêt européen. Interpelé à son domicile de Saint-Paul par la brigade de recherches de Saint-Paul le 24 juin dernier, il devrait être fixé sur son sort la semaine prochaine, selon une source judiciaire. (photo du profil Facebook de Soares)
John Soares attend toujours de savoir s'il sera remis aux autorités britanniques dans sa cellule de Domenjod. Recherché pour avoir tiré sur sa compagne, le scaphandrier d'origine portugaise était en cavale depuis plusieurs d'années, et était sous le coup d'un mandat d'arrêt européen. Interpelé à son domicile de Saint-Paul par la brigade de recherches de Saint-Paul le 24 juin dernier, il devrait être fixé sur son sort la semaine prochaine, selon une source judiciaire. (photo du profil Facebook de Soares)

D'après nos informations, la chambre de l'instruction s'est réunie comme prévu hier, mardi 5 juillet, pour statuer sur la régularité du mandat européen qui a été délivré à l'encontre de John Soares. Néanmoins, les magistrats ont décidé de proroger le délibéré.

Une nouvelle décision attendue le 12 juillet prochain

"Il y a eu de longues discussions à la suite d'incidents de procédure soulevés par la défense de John Soares", commente une source proche du dossier. L'avocat de la défense aurait notamment affimé que son client n'a pas été cité à l'audience de la juridiction britanique qui a condamné John Soares à 12 ans de prison, toujours selon cette même source. A la suite de ces échanges, les autorités judiciaires britanniques ont fourni de nouvelles pièces indiquant que John Soares avait bien été cité. C'est pour que le procureur et la défense puissent les examiner que les magistrats de la chambre de juridiction ont décidé de rouvrir les débats.

La décision de la chambre d'instruction sera rendue mardi 12 juillet. "Il faudra de toute façon que la chambre dise si elle remet John Soares aux autorités britaniques ou non, puisqu'elle a de toute façon 20 jours ouvrables pour se décider", précise la même source judiciaire. Pour rappel,  la chambre d'instruction n'a ni le pouvoir ni la compétence de statuer sur les faits reprochés à John Soares.

La fin d'une cavale grâce à une enquête de la BBC

En cavale depuis plusieurs années, ce portugais de 51 ans résidait à la Possession et travaillait à Saint-Paul depuis plusieurs semaines. Dans ce cadre il est affecté à un poste de scaphandrier sur le chantier de la NRL. C'est l'enquête d'un journaliste de la BBC, qui a filé John Soares pendant plusieurs mois, qui a permis son interpellation à La Réunion.

Les faits reprochés à John Soares remontent à juillet 2003, date à laquelle il tire sur sa compagne avec un pistolet à air comprimé, à leur domicile dans le Kent, au Royaume-Uni. Blessée et traumatisée, cette dernière vit désormais à Marseille. Depuis, John Soares a échappé aux autorités deux fois. en 2004 et en 2012. En mai 2012 alors que John Soares s'est évaporé dans la nature arpès avoir été libéré sous caution, la "Maidstone Crown Court" le condamne Soares par contumace à douze ans de prison pour "lésions corporelles graves".

www.ipreunion.com

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !