Le secrétaire général d'Alliance Police Nationale est en visite sur l'île :

"Ce n'est pas parce qu'on est sous le soleil que la vie de policier est moins dure"


Publié / Actualisé
Arrivé ce jeudi 8 décembre 2016, le secrétaire général du syndicat Alliance Police Nationale est actuellement en visite sur l'île. Tournée des postes de police et "prise de température" auprès des fonctionnaires sont au programme. Et Jean-Claude Delage est catégorique : "ce n'est pas parce qu'on est sous le soleil que la vie policière est moins dure". Il a notamment attiré l'attention sur un manque d'effectif, des infrastructures vétustes et des conditions de travail difficiles.
Arrivé ce jeudi 8 décembre 2016, le secrétaire général du syndicat Alliance Police Nationale est actuellement en visite sur l'île. Tournée des postes de police et "prise de température" auprès des fonctionnaires sont au programme. Et Jean-Claude Delage est catégorique : "ce n'est pas parce qu'on est sous le soleil que la vie policière est moins dure". Il a notamment attiré l'attention sur un manque d'effectif, des infrastructures vétustes et des conditions de travail difficiles.

C'est du "syndicalisme de proximité" comme il l'aime. Jean-Claude Delage, secrétaire général d'Alliance Police National, syndicat majoritaire des policiers, est allé à la rencontre de ses collègues réunionnais. Au programme : visites des différents locaux, rencontre avec le directeur départemental de la sécurité publique, la directrice départementale de la police aux frontières et avec le préfet. Ce n'est pas la première fois qu'il se rend sur l'île. Et pour lui, "la situation est semblable à la Métropole." Le responsable a notamment souhaité attirer l'attention sur plusieurs points.

- Un manque d'effectifs flagrant -

"Il y a des problèmes d'effectifs" affirme Jean-Claude Delage. Ce qu'il propose : la création d'une section d'intervention de nuit, "pour pouvoir appuyer les collègues" et mieux "répondre aux besoins". Notamment à Saint-Pierre, Saint-André et Saint-Denis. Dans la ville du sud, pas facile de faire face aux sorties de boîtes de nuit par exemple : "Les collègues se retrouvent dans des situations complexes avec un sous-effectif". Pour mettre en place cette section, une vingtaine de fonctionaires est nécessaires.

Au Port, le secrétaire soulève l'hypothèse d'un poste supplémentaire : "Les croisiéristes sont de plus en plus nombreux sur La Réunion et on n'organise pas le contrôle comme on devrait l'organiser pour que la sécurité soit complètement assurée".

- "Ce n'est pas parce qu'on est sous le soleil que la vie policière est moins dure" -

"Une violence extrême" auprès des policiers existe aussi sur l'île, selon Jean-Claude Delage. Avec les évènements du Chaudron notamment, il constate que "La Réunion n'est pas épargnée". Tout comme en Métropole. D'où l'une des revendications principales du syndicat, qui milite pour "l'amélioration de la légitime défense", avec un usage des armes différent. Après une visite en Guyane et avant un passage prochain sur Mayotte, le constat du secrétaire est catégorique : "Il n'y a pas de petits endroits, il n'y a pas de policiers mieux lotis que les autres".

- Matériel défectueux et infrastructures vétustes -

Pour le secrétaire général du syndicat, une urgence saute aux yeux : le commissariat du Port, une infrastructure en mauvais état. "On a l'impression de travailler encore au Moyen Âge' s'insurge t-il. Idem à Saint-André, même si c'est "un peu plus avancé". Moyens matériels "qui font défaut", "véhicules vétustes" viennent s'ajouter aux conditions de travail visiblement difficiles des policiers réunionnais.

www.ipreunion.com

 

 

   

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