Les associations descendent dans la rue pour appeler à l'aide :

Saint-Denis - Marcher pour soutenir la lutte contre les violences faites aux femmes


Publié / Actualisé
Le collectif pour l'élimination des violences intrafamiliales organise, avec plusieurs associations partenaires, une marche de soutien, ce samedi 15 avril 2017 à Saint-Denis. Objectif: dénoncer le manque d'aides dont bénéficient ces associations, malgré la tenue d'Etats généraux en novembre dernier.
Le collectif pour l'élimination des violences intrafamiliales organise, avec plusieurs associations partenaires, une marche de soutien, ce samedi 15 avril 2017 à Saint-Denis. Objectif: dénoncer le manque d'aides dont bénéficient ces associations, malgré la tenue d'Etats généraux en novembre dernier.

Le Cevif regrette qu'"au moment où les Etats Généraux des violences faites aux femmes se sont terminés par de brillants effets d’annonce, les différentes collectivités locales choisissent de nous étrangler et de nous asphyxier financièrement, nous empêchant ainsi de remplir nos missions et mettant en cause notre existence".  

Déjà trois féminicides depuis le début de l'année 2017

"Après un début d’année 2016 dramatique, marqué en quelques semaines par quatre féminicides sans compter de multiples autres actes d’une violence extrême, l’année 2017 continue dans la même horreur sanguinaire : déjà trois femmes tuées, la dernière il y a quelques jours à Saint-Paul, ce nouveau drame survenant moins d’une semaine après une épouvantable agression à Bellepierre", rappelle le Cevif.

La Réunion parmi les départements les plus concernés par les violences intrafamiliales

Selon des chiffres de 2015, 4 plaintes sont déposées pour violences conjugales chaque jour, totalisant 1494 faits de violences envers des femmes constatés par la police et la gendarmerie. Également, 847 affaires liées aux violences conjugales, majoritairement à l'égard des femmes, ont été enregistrées au tribunal l'an dernier. Cela fait une moyenne de 2 affaires par jour, plaçant La Réunion parmi les départements les plus concernés.

Le recours à l'ARAFUJA (association réunionnaise pour l'aide juridique aux familles et aux victimes), "partenaire historique de la justice", à augmenté de plus de 13%, passant de 290 à 335 victimes en 2015. Autant de chiffres "qui font froid dans le dos" selon le préfet et qui justifient la tenue de ces Etats généraux. En 2014, l'observatoire régional des violences faites aux femmes a été créé pour permettre aux différents acteurs d'avoir un outil de veille, vecteurs d'informations précieuses à l'action publique.  

Sans aide, le Cevif pourrait disparaître dans trois mois

Des travaux des Etats Généraux des violences faites aux femmes, les 25 et 26 novembre dernier, sont sortis "d’une part un état des lieux assez complet de la situation et d’autre part des propositions très élaborées dans les différents domaines de l’accueil, de l’accompagnement et du suivi des victimes, sans négliger pour autant la prise en charge des auteurs, tant du point de vue thérapeutique que de leur sanction judiciaire", estime le Cevif.

"Tout cela exige évidemment des moyens, venant s’ajouter à ceux qui existent déjà (...)Avec la chute considérable de nos subventions, le CEVIF pourrait ne plus exister dans trois mois si l’Etat, la Région, le Département et les collectivités territoriales n’apportent pas d’urgence une réponse appropriée à ce douloureux problème de société", clame le collectif.

Une marche est organisée ce samedi 15 avril 2017. Le rendez-vous est donné près de la Poste de la rue Maréchal Leclerc à Saint-Denis à partir de 9 heures.

www.ipreunion.com

   

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