Macron s'oppose à la GPA, Le Pen veut abroger la loi Taubira :

Mariage pour tous, adoption, droits des trans... Qu'en pensent les candidats ?


Publié / Actualisé
A quelques heures du second tour de l'élection présidentielle, les débats et apparitions médiatiques s'enchaînent pour les deux candidats à l'Élysée. Entre l'économie, le terrorisme, ou l'Europe, peu de place est réservée aux sujets de société tels que les droits des personnes homosexuelles, bi et transsexuelles (LGBT). Pourtant, quatre après la proclamation du mariage pour tous en France, le Front national menace de faire reculer ce qui constituait pour l'heure des mesures d'avancée sociale pour les couples de même sexe et leurs enfants.
A quelques heures du second tour de l'élection présidentielle, les débats et apparitions médiatiques s'enchaînent pour les deux candidats à l'Élysée. Entre l'économie, le terrorisme, ou l'Europe, peu de place est réservée aux sujets de société tels que les droits des personnes homosexuelles, bi et transsexuelles (LGBT). Pourtant, quatre après la proclamation du mariage pour tous en France, le Front national menace de faire reculer ce qui constituait pour l'heure des mesures d'avancée sociale pour les couples de même sexe et leurs enfants.

Au niveau local

Le 15 mars dernier, la Fédération Total Respect, (Tjenbé Rèd) qui lutte contre les racismes, les discriminations, les homophobies et le sida, invitait les candidats à la présidence de la République à soutenir les 12 propositions adoptées lors des États généraux des Français/es d'outre-mers lesbiennes, gay, bi et trans et de leurs ami/e/s) (ÉgomLGBT), tenus le 14 février 2017 en présence d'Ericka Bareigts. Seul Emmanuel Macron (et Jean-Luc Mélenchon présent au premier tour) avait alors répondu à la requête.

Lors d’un débat public le 8 avril avec les associations ultramarines, le président d’"En Marche" a notamment soutenu deux propositions des derniers Etats généraux visant au renforcement de la coopération internationale contre les LGBT-phobies et contre le sida.

Stéphane Ducamp, président de Total Respect, avait déclaré qu'"à ce stade, notre rôle n’est pas de donner une consigne de vote. En revanche, nous devons rappeler que Marine Le Pen, entourée de rares personnes LGBT plus ou moins honteuses, est surtout la présidente d’un parti raciste et LGBT-phobe : le Front national."

 

Ces sujets toujours loin des débats

Par ailleurs, un questionnaire, conçu par l'Inter-LGBT (interassociative qui lutte contre les discriminations fondées sur les moeurs, l’orientation ou l’identité de genre, dans le cadre de la promotion des droits humains et des libertés fondamentales depuis 30 ans), avait été présenté à chacun des onze candidats à l'élection présidentielle. Sur le site www.lgbt2017, il est possible de retrouver leurs réponses complètes, notamment celles de Nicolas Dupont-Aignan déclaré comme futur Premier ministre de Marine Le Pen si cette dernière venait à être élue. D'ailleurs, les arguments de l'ex-leader de Debout la France "sont hétérogènes, notamment sur les questions liées aux droits des femmes et aux droits des étrangers" écrit l'Inter-LGBT. A noter que le quetionnaire n'a pas été soumis à la candidate du Front national et que le groupe d'association "appelle à voter pour l'adversaire de la candidate".

Emmanuel Macron n’a pas répondu au questionnaire envoyé, préférant nous envoyer une réponse écrite. En effet, il considère qu’il ne lui est pas possible d’y répondre "en l’état", compte tenu de la "spécificité des questions" et qu’il "ne revient pas au candidat d’entrer dans le détail des mesures"", note l'Inter-LGBT.

 

La mort de Xavier Jugelé sur les Champs-Elysées

Le 20 avril 2017, Xavier Jugelé mourrait sous les balles d'un terroriste sur les Champs-Elysées, en plein débat avant le premier tour de l'élection présidentielle. Après un hommage national rendu au policier, marqué par l'intervention de son compagnon, Jean-Marie Le Pen a parlé d'"équivoque", concernant la cérémonie."On rendait plutôt hommage à l'homosexuel qu'au policier", a-t-il affirmé. "Je pense que cette particularité familiale doit être tenue à l'écart de ce genre de cérémonie" avait-il ajouté...

Enfin, si Emmanuel Macron a réaffirmé son opposition totale à la gestation pour autrui (GPA) tout en étant favorable à la reconnaissance par la France des enfants issus d'une GPA nés à l'étranger, le camps du Front national désire quant à lui abroger la loi Taubira, ouvrant le mariage aux personnes de même sexe. Marion Maréchal-Le Pen, nièce de la candidate FN, a d'ailleurs affirmé qu'elle se porterait personnellement "garante" de l'abrogation de la loi et souhaite également s'opposer à l'extension de la procréation médicalement assistée aux couples de femmes.

jm/www.ipreunion.com

   

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