[LIVE/VIDEO] L'État souhaite qu'un accord soit signé cette semaine :

Bruno Robert appelle tous les planteurs de l'île à venir à la préfecture


Publié / Actualisé
Les planteurs ont passé une cinquième nuit dans les jardins de la préfecture de Saint-Denis. Après un week-end sous le signe des festivités, la semaine qui s'entame devrait être décisive quant à la suite des négociations sur la revalorisation de la tonne de canne. Dès ce lundi matin, des opérations escargot ont été menées dans l'Est et le Sud. Le Barachois est également fermé à la circulation (Photo archives)
Les planteurs ont passé une cinquième nuit dans les jardins de la préfecture de Saint-Denis. Après un week-end sous le signe des festivités, la semaine qui s'entame devrait être décisive quant à la suite des négociations sur la revalorisation de la tonne de canne. Dès ce lundi matin, des opérations escargot ont été menées dans l'Est et le Sud. Le Barachois est également fermé à la circulation (Photo archives)

19h03 - Le syndicat du sucre confirme via un communiqué être prêt à "prendre les discussions dès lors que les sites de Tereos seront débloqués".

18h57 - Bruno Robert assure que les actions du jour ont fait leur effet, pointant du doigt la volonté de l'État d'aboutir à un accord cette semaine. Le président des Jeunes Agriculteurs prévient les usagers de la route : la pression devrait se maintenir, avec de nouvelles perturbations du réseau. Il appelle l'ensemble des planteurs de l'île à venir à la préfecture. Des actions sont à prévoir ce mardi, notamment sur le Sud. 

Le Barachois est toujours fermé à la circulation. Pour le moment, aucune date n'a été avancée pour une prochaine réunion de négociations.

18h15 - Jean-Bernard Gonthier indique la réunion chapeautée par l'État entre Tereos et les syndicalistes est terminée. Elle n'aura duré que 45 minutes. "Le temps pour les représentants de l'État d'indiquer aux deux parties qu'un accord devrait être absolument signé cette semaine" précise t-il. L'usinier, de son côté, a exigé que les barrages cessent à l'usine du Gol à Saint-Louis avant de démarrer de nouvelles négociations. Jean-Bernard Gonthier et Jules Houpiarpanin se rendront à l'usine du Gol dès ce soir pour demander à leur base de lever les barrages.

17h45 - Les tracteurs sont de retour sur le Barachois, après leur passage sur la route du Littoral. Des kilomètres d'embouteillages sont toujours signalés sur l'axe routier en direction du Nord.

16h37 - Le convoi de tracteurs a fait demi-tour au niveau de la Grande Chaloupe pour rejoindre le nord.

16h12 - Sur la route du Littoral, le convoi s'est complètement arrêté sur la 4 voies, au niveau de la Grande Chaloupe.

16h11 - Les tracteurs arrivant de l'est débarquent sur le Barachois, sous le regard satisfait des planteurs déjà présents dans le secteur.

15h40 - Une réunion est prévue avec Tereos à 16h30. Devraient être présents Jean-Bernard Gonthier, Jules Houpiarpanin, Isidore Laravine et les représentants du groupe sucrier.

15h38 - D'importants embouteillages se sont formés sur le chef-lieu en direction de La Possession.

15h20 - L'opération escargot sur la route du Littoral est lancée. Une dizaine de tracteurs circule à 5 km/h en direction du Port.

14h46 - Du côté du Barachois, Bruno Robert des Jeunes Agriculteurs et Johnny Apaya de la FSA s'adressent à leur base. La réunion prévue à 14 heures avec Tereos est finalement annulée. Elle pourrait être reportée plus tard dans la journée, mais aucune certitude n'a pour le moment été donnée par les syndicalistes.

13h50 - Dans l'est, les tracteurs ont dépassé l'échangeur de Petit Bazar à Saint-André.

12h15 - Sur le rond-point des Casernes, à Saint-Pierre, quatre tracteurs supplémentaires sont venus renforcer le mouvement. Une quinzaine de planteurs est sur place.

12h00 - Du côté de la DAAF, un membre de la FDSEA est sortie rencontrer la dizaine de sympathisants présente à l'extérieur. 

11h58 - Venant de l'est, les transporteurs de roches qui livrent le chantier de la NRL à Saint-Denis sont contraints de dévier sur la rue de Paris. Si certains ont tenté de négocier leur passage, les demandes sont restées vaines.

11h48 - Le Barachois est toujours fermé à la circulation. S'il n'y a pas de bouchons à la sortie de la route du Littoral, les automobilistes souhaitant s'y engager sont bloqués dans les embouteillages.

 

 

11h36 - La sortie de Takamaka, dans l'est, est bloquée par les tracteurs. Les forces de l'ordre devraient arriver dans le secteur. Si les leaders sur place appellent au calme, il n'est pas certain que la base suive ces consignes.

11h29 - Dans l'est, le convoi de tracteurs quitte Saint-Benoît pour rejoindre Sainte-Suzanne. Leur objectif : bloquer totalement la RN2.

11h20 - Le Barachois est bloqué par un tracteur et une trentaine de personnes sur la chaussée. Une déviation est mise en place dans le sens Nord/Ouest par la rue Labourdonnais et dans le sens Ouest/Nord par la rue Lucien Gasparin. La CRGT conseille aux usagers d'emprunter la RN6 Boulevard Sud. Des bouchons commencent à se former dans le secteur. L'ambiance est plutôt bon enfant, mais les planteurs sont déterminés à maintenir la pression.

 

 

11h03 - La réunion intersyndicale se poursuit à la DAAF.

10h26 - Dans le sud, l'opération escargot sur la RN1 à Saint-Louis a commencé en direction de Saint-Pierre. Des kilomètres de bouchons se forment peu à peu.

9h58 - Du côté du sud, les planteurs devraient quitter l'usine du Gol à Saint-Louis pour se diriger sur Saint-Pierre. Un convoi de tracteurs et de 4x4 a prévu de se rendre sur le rond-point des Casernes. Un possible arrêt pourrait se faire devant la Balance. Les véhicules retourneront ensuite devant l'usine du Gol. La vitesse annoncée : 10 km/h.

9h57 - Les syndicalistes vont démarrer leur réunion avec près d'une heure de retard. Ils devraient aborder un compte-rendu des propositions de Tereos, refusant toujours net l'augmentation à 1,30 euro. "Si Tereos n'a pas mandat ici, il faut qu'il se concerte avec ses dirigeants au niveau national" lâche Isidore Laravine.

 

 

9h45 - Du côté de la DAAF, Isidore Laravine est arrivé et s'apprête à entrer dans le bâtiment. Même chose pour Jules Houpiarpanin, représentant de la CGPER et Jean-Bernard Gonthier de la chambre d'agriculture.

9h38 - Sur la RN2 à Saint-Benoît, la circulation est bloquée dans les deux sens entre le rond-point Pôle Bois et celui des Plaines. Une déviation est mise en place par Beaufonds, sur l'ancienne route. La CRGT recommande aux usagers d'éviter le secteur dans la mesure du possble.

9h27 - Selon les auditeurs sur Freedom, aucune difficulté de circulation n'est à signaler dans l'est.

9h20 - Bruno Robert, président des Jeunes Agriculteurs, affirme avoir découvert ce matin les actions prévues par la CGPER. Il conteste toute brouille syndicale. Frédéric Vienne, président de la FDSEA, se trouve actuellement à Paris pour une réunion de travail de la FNSEA sous l'égide du ministère de l'agriculture. Les syndicalistes patientent à l'accueil de la DAAF, en attendant Isidore Laravine, représentant de la CGPER et Jean-Bernard Gonthier, président de la chambre d'agriculture.

9h15 - Une réunion intersyndicale est prévue à la Direction de l'agriculture ce matin. Elle était censée commencer à 9 heures mais n'a pas encore débuté.

7h49 - L'usine du Gol à Saint-Louis est bloquée par les planteurs. Du côté de l'est, un convoi de tracteurs a quitté Sainte-Rose pour rejoindre la préfecture. Ce sont les membres de la CGPER qui sont à l'origine de ces actions.

- Pour rappel -

Cinquème nuit pour les planteurs à proximité du Barachois. Les tracteurs, rangés en colonne près du square Labourdonnais, étaient ce week-end, à la disposition des curieux. Car, pour "redorer leur blason" auprès de la population, après les multiples actions de blocage de la circulation, les planteurs proposaient de présenter leur métier au public, en faisant notamment déguster du jus de cannes.

Mais si le campement est emprunt d'une ambiance festive, rythmée par les barbecues du soir et les discussions nocturnes autour d'un bon carry, les agriculteurs n'en oublient pas le mouvement pour lequel ils dorment -peu et mal- dans leur tracteur.

Revaloriser le prix de la tonne de canne sinon rien

Cela fait trois mois maintenant que la colère gronde et ne cesse de s'amplifier. La revalorisation du prix de la tonne de canne, nerf de la guerre, fait l'objet de négociations marquées par l'échec. L'industriel Téréos avait même acté la rupture avec les syndicats des Jeunes agriculteurs (JA) et de la FDSEA, les accusant d'adopter une série de "comportements inacceptables", en référence aux blocages des sites de l'industriel, notamment des usines sucrières.

Où en sont les négociations ?

Cependant, depuis le début du conflit, la situation s'améliore doucement entre les différentes parties. La journée de ce vendredi 30 juin a permis quelques avancées sur le plan des négociations, qui devront se confirmer dans les jours à venir.

Actuellement, la balle est dans le camp de Téréos. Dorénavant, les syndicats JA et FDSEA seront représentés par Idore Laravine, vice-président de la CGPER (syndicat majoritaire) lors des prochaines réunions. La condition pour que l'industriel réintègre la table des négociations, dans l'espoir d'une sortie de crise. Pour autant, Idore Laravine n'actera rien tout seul et soumettra les différentes propositions à Bruno Robert, président des JA et Frédéric Vienne, chef de la FDSEA, avant la prise de toute décision. Ces derniers, comme à leur habitude, présenteront les dernières avancées à leur base avant toute signature définitive.

La dernière proposition mise sur la table par les planteurs est une augmentation globale de 6 millions d'euros, qui serait financée par une redistribution des actuelles subventions. Le mécanisme impliquerait l'arrêt du financement d'eRcane par les cotisations des agriculteurs sur la bagasse et la mise en place d'un intéressement sur le prix du sucre blanc, en fonction de l'évolution du marché européen. Pour les planteurs, la revalorisation s'établirait au détail à 3 euros de plus par tonne de canne, soit la moitié de ce qu'ils demandeait initialement. C'est maintenant à Téréos de décider, dont la dernière proposition était une hausse de 98 centimes, catégoriquement refusée par l'ensemble des syndicats.

Pour rappel, Téréos est longtemps resté sur sa proposition de départ d'une augmentation de 49 centimes sur les 6 euros réclamés, ce qui n'a pas manqué d'accentuer la colère des agriculteurs, se succédant alors plusieurs opérations escargot et autres perturbations de la circulation.

Si les discussions ne sont pas terminées, une porte de sortie semble s'entrouvrir, avec pour impact direct, un retard sur le début de la campagne sucrière 2017. Car, comme l'avait précisé Bruno Robert vendredi soir, ""il vaut mieux retarder l'ouverture de la coupe de deux semaines et aboutir à un bon accord qui couvrira une période de 5 ans".

www.ipreunion.com

 

   

2 Commentaire(s)

CITOYEN, Posté
TOUT A FAIT D ACCORD ON NE NÉGOCIE PAS LE COUTEAU SOUS LA GORGE ET EN EMMERDANT TOUT LE MONDE
Sudiste, Posté
Bonjour,
Des nouvelles du Sud ... ????