[LIVE]Les agriculteurs pourraient quitter la préfecture et continuer leur action "à d'autres endroits stratégiques" :

Prix de la canne : les négociations reprendront vendredi


Publié / Actualisé
Les planteurs ne lèvent pas leur mobilisation. Ce jeudi, les actions se sont intensifiées à Saint-Denis et dans le Sud, notamment sur le site de l'usine du Gol à Saint-Louis. Les opérations escargot se sont enchaînées, tandis que le Barachois est resté bloqué toute la journée. La CGTR a annoncé ce jeudi apporter son soutien total aux planteurs et n'exclut pas une entrée en action ce lundi. Les agriculteurs ont, de leur côté, refusé la proposition de 2,50 euros de hausse du prix de la tonne de canne et assurent qu'ils ne débuteront pas les négociations en de ça de 3 euros ce vendredi. Ils demanderont également une revalorisation du prix de la tonne de cannes tous les trois ans.
Les planteurs ne lèvent pas leur mobilisation. Ce jeudi, les actions se sont intensifiées à Saint-Denis et dans le Sud, notamment sur le site de l'usine du Gol à Saint-Louis. Les opérations escargot se sont enchaînées, tandis que le Barachois est resté bloqué toute la journée. La CGTR a annoncé ce jeudi apporter son soutien total aux planteurs et n'exclut pas une entrée en action ce lundi. Les agriculteurs ont, de leur côté, refusé la proposition de 2,50 euros de hausse du prix de la tonne de canne et assurent qu'ils ne débuteront pas les négociations en de ça de 3 euros ce vendredi. Ils demanderont également une revalorisation du prix de la tonne de cannes tous les trois ans.

- Ce live est à présent terminé. Merci d'avoir suivi l'actualité sur Imaz Press Réunion -

 

• 20h00 - Les planteurs ont refusé la proposition de 2, 50 euros. Une réunion de négociations est prévue dans la journée de ce vendredi. Les planteurs indiquent que toute négociation sérieuse ne pourra pas s'engager "à moins de 3 euros sur le prix de base de la tonne de cannes". Ils ajoutent que "cette négociation ne pourrait s'entendre que si une revalorisation de ce prix a lieu d'ici trois ans".

• 19h01- Le Barachois est ouvert à la circulation

• 18h30 - La circulation est toujours impossible sur le Barachois.

• 17h06 - Les planteurs pourraient quitter ce vendredi soir le site de la préfecture sur lequel ils campent depuis 8 jours. Ils continueraient leur actions sur "d'autres endroits stratégiques" selon Frédéric Vienne (FDSEA)

17h05 - "C'est Téréos qui prend les Réunionnais en otage" lance Frédéric Vienne, en direct sur notre Facebook Live.

• 17h01 - Plus tôt dans la journée, Téréos a proposé une revalorisation de 2,50 euros sur le prix de base de la tonne de canne, proposition immédiatement refusée par les planteurs.

• 16h08 - Dans un communiqué, le préfet de La Réunion appelle "au calme et à la responsabilité de chacun"

Le préfet poursuit : "les perturbations qui ont eu lieu ces derniers jours dans le cadre des négociations sur l’actualisation de la convention canne pèsent sur la vie quotidienne des réunionnaises et des réunionnais et sur l’activité économique.

Afin de prévenir tout incident et des troubles plus graves à l’ordre public, le préfet de La Réunion appelle au calme et à la responsabilité de chacun.

Le blocage des routes et des sites liés à l’activité de la filière canne ne sauraient devenir un moyen d‘expression des revendications. L’heure est au travail et à la bégociation au sein de l’interprofession. Tout débordement et toute tentative de déstabilisation des négociations en cours sont contraires à la nécessaire sérénité des débats. Tout acte répréhensible est susceptible de faire l’objet de poursuite.

Les négociations qui se déroulent sous l’égide de l’État depuis le 6 juin 2017 se poursuivent intensément afin de permettre aux parties de trouver une solution".

• 15h45 - Dans le Sud, les tracteurs ont changé de direction et reprennent la route vers Saint-Louis. Des embouteillages se sont formés dans le secteur.

• 15h32 - "La confédération CGTR apporte son soutien total aux planteurs" a annoncé Jackie Balmine, secrétaire générale de CGTR-BTP. "Si les transporteurs entrent dans l'action et bloquent les routes, nous ne pourrons plus travailler. Les chantiers seront paralysés, le port ne pourra plus fonctionner normalement, il est alors évident que nous entrerons à notre tour dans l'action" a-t-il ajouté, concernant une éventuelle entrée dans le mouvement des planteurs.

Le dirigeant syndical ajoute que sa confédération appelera "tous les travaileurs de La Réunion à soutenir le mouvement des planteurs".

• 14h50 - Six tracteurs ont quitté la zone de Bel Air de Saint-Louis en direction de Saint-Pierre pour une autre opération escargot. La circulation est perturbée. Les tracteurs empruntent toutes les voies de circulation, dont la bande d'arrêt d'urgence.

12h30 - La CGTR apporte son soutien aux planteurs. La réunion entre la délégation de planteurs et le syndicat est terminée.

• 12h25 - Huguette Bello, députée de la 2e circonscription s'est rendue auprès des planteurs sur le Barachois. Elle leur apporte son soutien.

• 12h21 - La centrale thermique du Gol est actuellement bloquée par une quinzaine de tracteurs. Les agriculteurs ont demandé aux salariés de quitter les lieux. La direction a de son côté refusé. Plus personne ne rentre au sein de la centrale ou de l'usine sucrière. Les matières premières ne sont plus livrées.

Les locaux de la Saphir - Société d'aménagement de périmètres hydroagricoles de l'Île de La Réunion (société qui s'occupe de l'alimentation en eau pour les agriculteurs) ont également été évacués. Ceux du CIRAD - Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement - sont également en cours d'évacuation.

L'opération escargot est par ailleurs terminée dans le Sud.

• 12h00 - Les planteurs ont fait évacué les sites de la DAAF et de la Chambre d'agriculture du Sud. Les agriculteurs devraient également demander aux magasins agricoles de témoigner de leur solidarité.

• 11h38 - L'évacuation de la DAAF à Saint-Denis, qui est une action concertée, consiste à faire fermer l'ensemble des services et administrations en liaison avec la filière canne sur l'ensemble de l'île. "De toute façon, les planteurs sont au centre de cette filière. S'ils ne travaillent pas, il n'y a aucune raison que ces services restent ouverts" indique un planteur.

Pour l'heure, l'évacuation se passe sans aucun heurt, les planteurs se limitant à demander aux salariés de sortir, tandis que ces derniers s'exécutent.

• 11h31 - Une dizaine d'agriculteurs a demandé à la trentaine de salariés de la DAAF (Direction de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt) d'évacuer les locaux.

Dans le même temps, la centrale thermique du Gol est également bloquée par des tracteurs.

• 11h27 - Bruno Robert, président des Jeunes agriculteurs, est arrivé au Barachois. Il n'a, pour l'heure, fait aucune déclaration.

• 11h11- Le CSAPR - Collectif des Syndicats et Associations Professionnels de la Réunion, apporte lui aussi son soutien aux planteurs. Eric Marcelly, membre du collectif, est allé à leur rencontre ce matin.

• 11h00 - Jean-Hugues Ratenon apporte son soutien aux planteurs. "Sans les planteurs, on ne mange pas" a-t-il lancé. Il estime que l'issue du conflit "ne peut être que le respect des revendications des agriculteurs".

Pour rappel, les sept députés de La Réunion se sont alliés pour interpeller le gouvernement au sujet du conflit de la filière canne-sucre ce mardi.

10h54 - Le député Jean-Hugues Ratenon a rejoint les planteurs sur le Barachois. Il est le premier député à les rencontrer. Suivez notre Facebook Live

• 10h30 - Les tracteurs ont quitté le rond point du Gol. D'importants embouteillages se forment sur Saint-Louis, en raison de la braderie commerciale qui débute en centre-ville ce jeudi.

•  9h55 - Un convoi de tracteurs quitte les Casernes à Saint-Pierre. Opération escargot en cours jusqu'à l'usine du Gol de Saint-Louis.

• 9h52 - La direction régionale des routes conseille fortement d'emprunter le Boulevard Sud pour circuler dans Saint-Denis.

• 9h49 - Une délégation de planteurs est actuellement reçue par la CGTR (toutes fédérations confondues).

De source syndicale, on indique "il n'est pas question de condamner les planteurs, ils ont raison de se battre. Nous, ce que nous voulons, est que Téréos accepte de véritablement négocier. Nous, nous avons l'habitude de nous battre contre le patronat, la situation actuelle, même si elle est génante pour l'économie, est bien fondée" souligne cette source.

Pour rappel, le conflit des planteurs paralyse bon nombres d'activités sur l'île depuis le début de cette semaine.

• 9h37 - Sur le Barachois, les planteurs sont, semble-t-il, en train d'organiser une opération escargot qui prendrait la direction de la route du littoral, de Saint-Denis à la Possession. Des discussions sont en cours à ce propos. Pour l'heure, la circulation est toujours possible sur la route du littoral.

Par ailleurs, la SRBTP (syndicat patronal du batîment) a tenu une réunion hier sur le conflit des planteurs.
 

• 9h28 - Deux tracteurs s'installent sur la chaussée. Circulation impossible au Barachois.

 

 

• 9h10 - L'usine du Gol est actuellement bloquée. Une centaine de planteurs empêchent l'accès au site. Une opération escargot est prévue entre le centre de réception de cannes des Casernes à Saint-Pierre et le Gol à Saint-Louis, selon les informations du président de la CGPER

Actuellement, les négociations font état d'une agmentation du prix de la tonne de cannes de 2 euros, en deça des revendications des agriculteurs. A Saint-Denis, la colère et l'amertume sont palpables. 

Une réunion est d'ores et déjà prévue ce samedi entre les différents syndicats, au cas où aucune solution ne serait trouvée d'ici vendredi. Si aucune solution n'est trouvée, le mouvement pourrait être fortement renforcé ce lundi.

• 8h50 - La circulation est totalement libre au niveau du Barachois. Très peu de voitures circulent ce jeudi matin, peut-être en raison du début des vacances scolaires. Le trajet entre la Possession et Saint-Denis via la route du littoral peut d'effectuer en une vingtaine de minutes.

De leur côté, les planteurs sont toujours très remontés ont limpression qu'on se joue d'eux. Ils attendent de cette journée une prise de décision et de réelles avancées.

• 6h50 - Les travaux de nettoyage de la chaussée sont terminés. La circulation est rétablie dans les deux sens

• 6h43 - La circulation est toujours déviée par le boulevard sud. De gros embouteillages se sont formés dans le secteur et sur la route du llittoral à l'entrée ouest de Saint-Denis

• 6h32 - Les pompiers commencent à nettoyer la chaussée à la lance à incendie. Cette opération est longue. Il faut s'assurer que les poussières de charbon particulièrement glissantes sont toutes enlevées

• 6h01 - Les travaux de dégagements ont bien avancé. La circulation sur le Barachois pourrait être de nouveau possible assez rapidement. Les pompiers sont attendus sur place pour nettoyer la chaussée au jet d'eau

05h17 - Les agents communaux et de la direction régionale des routes déblayent les dizaines de kilos de charbon qui ont passé la nuit sur la chaussée. La circulation est impossible sur le Barachois. Une déviation par le boulevard sud RN6 est en place

• Jeudi 00h45 - Les travaux de déblaiements commenceront à l'aube

• Mercredi 23h58 - Les agents communaux des services techniques évaluent les travaux à effectuer. Le charbon sera déblayé petit à petit

• Mercredi 23h50 - Une équipe des services techniques de la mairie de Saint-Denis est sur place. Des planteurs les apostrophent en leur demandant pourquoi les poubelles ne sont pas ramassées depuis plusieurs jours

• Mercredi 23h32 - Les planteurs déblayent eux-mêmes les déchets ménagers qui se trouvaient sur la chaussée

• Mercredi 23h14 - Des agents de la commune de Saint-Denis sont attendus au Barachois pour déblayer l'impressionnant tas de charbon et nettoyer la chaussée. Compte-tenu du volume à débarrasser, l'opération devrait être longue

• Mercredi 23h11 - Des déchets ménagers - visiblement le contenu de plusieurs poubelles -, sont également déversés sur la chaussée

• Mercredi 23h01 - Dans des circonstances encore indéterminées, le chargement de deux camions de charbon est déversé sur la chaussée au Barachois près de la préfecture et du pont de la rivière Saint-Denis. Les forces de l'ordre sont présentes en nombre sur place. La circulation est déviée

 

POUR RAPPEL

Camions et tracteurs : le cocktail a un arrière-goût explosif. Et pourtant, c'est ce qui se profile ce lundi si aucune sortie de crise n'est trouvée d'ici ce vendredi. Persuadé que les "situations des transporteurs et des planteurs sont intimement liées", Jean-Bernard Caroupaye a tendu la main aux exploitants agricoles, fermement campés sur leurs positions au Barachois.

Eux n'ont rien lâché et cela fait maintenant plusieurs nuits qu'ils dorment dans les jardins de la préfecture. Alternant leurs journées entre opérations escargots et barrages et attendant, sur les nerfs, l'issue des négociations entre les industriels et les organisations syndicales. Mais parler de ces organisations syndicales au pluriel ne retranscrit pas vraiment la vérité, puisque seuls les représentants de la CGPER étaient désormais acceptés du côté syndical.

Si les planteurs avaient joué avec le feu en bloquant les routes et les automobilistes ce mardi, la journée de ce mercredi a légèrement apaisé les choses. Les actions sont restées soft, avec le blocage habituel au Barachois, une courte opération escargot sur la 4 voies du sud, un convoi de tracteurs dans la rue de Paris à Saint-Denis et un tas de charbon déversé sur le Barachois dans la nuit dans des circonstances indéterminées. Mais pas facile pour les exploitants agricoles de redorer leur blason auprès d'une population qui a eu du mal à avaler les heures passées dans les embouteillages la veille.

Pas de grand soutien parmi les habitants de l'île, mais un réveil - peut-être tardif - de la part des députés et d'une collectivité. Les sept élus réunionnais ont ainsi adressé un courrier au ministre de l'agriculture et à la ministre de l'Outre-Mer afin de les rencontrer les plus rapidement à ce sujet. Cette initiative, plutôt rare, marque la première actions de leur collectif de députés. Du côté du Département, une aide supplémentaire de 3440 euros par hectare pour la plantation de cannes a été promise par Serge Hoareau, élu à l'agriculture. Autant de coups de pouce qui sont venus raviver la fougue peut-être un brin fanée des planteurs.

mp/mb/rb/jm/ts/www.ipreunion.com (première publication à 3heures jeudi 6 juillet 2017 - actualisé en direct)

   

11 Commentaire(s)

Jean, Posté
Hé Ratenon, on mange que des importations , la production locale est minime, il suffit de demander à son assistant parlementaire de faire des recherches à l'aide de l'Insee
CHABAN, Posté
*******Les planteurs ont refusé la proposition de 3, 50 euros. Une réunion est prévue dans la journée de ce vendredi. Les planteurs indiquent que "toute négociation sérieuse ne pourra pas s'engager à moins de 3 euros sur le prix de base de la tonne de cannes"******

IMAZ vous êtes sûr de cette phrase, ou je n'ai rien compris ? (Bonjour Chaban, en fait, la proposition refusée était à hauteur de 2,50 euros, la coquille est corrigée grâce à vous, merci beaucoup)
DOCKER, Posté
moin lé docker mais moin et d'autres camarades nous les pas d'accord pou bloc lo port pou band planter . quand nous l'été en greve ossa zot l'été ?
Jose, Posté
Caroupaye, La CGTR, bébêtes y monte si chien nana la gale !
Mon avis, Posté
Que les planteurs ne viennent pas nous parler de solidarité quand ils vous imposent leur volonté par la force !
Que les forces de l'ordre ne viennent pas nous relever un PV si nous sommes mal garés ou si nous ne respectons pas le code de la route !
Et la préfecture qui demande de les laisser négocier tranquillement !
Que l'Etat ne vienne pas nous demander de payer nos impôts s'il ne sait pas faire son boulot de faire respecter la loi !
Cette épisode ne va pas redorer l'image de l'Etat et des planteurs. Ca laissera des traces !


Aurel974, Posté
"Tout débordement et toute tentative de déstabilisation des négociations en cours sont contraires à la nécessaire sérénité des débats. Tout acte répréhensible est susceptible de faire l’objet de poursuite."
lol, on voit bien la liberté que nous octroie ce gouvernement...
Vive les planteurs et ne lâcher rien.
Jacques, Posté
Donnez les subventions aux agriculteurs qui arracheront cette canne inutile pour planter des légumes, et exporter ou transformer le surplus en soupe, confitures ou autres. Ça fera de l'emploi, et beaucoup plus qu'avec cette canne qui pousse toute seule !
Monique la traitre, Posté
Enfin L ORDRE VA ETRE RESPECTER....
Dovic, Posté
L etat d urgence est maintenue au 1er novembre au plus tard... bloquer l acces a un site industriel protégé... le terrorisme n est pas forcement barbu... moi aussi j ai peur....
Podzeuf, Posté
et on peut savoir ou sont les gendarmes ?????ou sont les personnes qui DOIVENT faire respecter l'ordre et le droit de circulation de tout un chacun ...????????????????????????????????

je suis dégouté de cette Réunion là ...mon Ile chérie , tu me fais peur .
Sceptique, Posté
Il devrait aussi interdire les accès aux marchés forains, aux marchés couverts, aux vendeurs sur les bords des chemins, aux espaces fraicheurs afin que tous les agriculteurs soient solidaires avec eux.