Un clip contre les espèces invasives (actualisé) :

Maloyab veut la continuité territoriale pour les merles Maurice


Publié / Actualisé
L'artiste présente le titre "Merd' Maurice", téléchargeable gratuitement. Avec le groupe Nout Racine, il dénonce le rôle néfaste de ces oiseaux dans sa dernière production. Il alerte d'ailleurs les responsables politiques de l'île sur le potentiel danger représenté par les Nouveaux animaux de compagnie (NAC).
L'artiste présente le titre "Merd' Maurice", téléchargeable gratuitement. Avec le groupe Nout Racine, il dénonce le rôle néfaste de ces oiseaux dans sa dernière production. Il alerte d'ailleurs les responsables politiques de l'île sur le potentiel danger représenté par les Nouveaux animaux de compagnie (NAC).


Imaginez une vidéo dans laquelle deux personnages se battent dans un décor inspiré des codes du jeu vidéo. D'un côté, un figurant joue le rôle de "Zabitan 974", un bout de bois dans la main. Et de l’autre, un homme porte un costume de… merle Maurice. Ce drôle d’oiseau actionne même un pistolet laser factice, siglé "Made in china". Des scènes tirées du dernier clip de Maloyab, de son vrai nom, Jimmy Corré.

Auteur, compositeur, interprète et réalisateur, ce Tamponnais s’associe au groupe Nout Racine pour ce titre intitulé Merd' Maurice. Une référence à l’animal qualifié de peste. Le résultat de cette collaboration donne une production remplie de références humoristiques. Une création doublée d'un discours de fond destiné à interpeller les responsables politiques locaux. Les Nac restent en effet dans le viseur de Maloyab.

- Réclamer des mesures -

Il vient d’écrire à ce sujet aux conseils régional, départemental, au Parc national et au préfet. Objectif : réclamer des mesures contre les espèces invasives. Derrière le moukatage de ces institutions se cache un appel à la responsabilité. On vous laisse découvrir la version longue du clip où le Sudiste détaille sa démarche. Avec en prime plusieurs bonus et toujours des messages de sensibilisation.

 

 

Du haut de ses 30 ans d’un parcours culturel et musical, le créateur constate la dégradation de l’habitat floral et de la faune à La Réunion. "Le merle Maurice constitue un danger. Il ne régule pas le biotope mais il détruit la faune et la flore qui subissent un préjudice. Dans ma lettre, je demande aux responsables de revoir le cadre autour des NAC", lance l'artiste.

Il souligne les conséquences négatives sur le biotope en cas de fuite de ces animaux. Et pose la question du manque d’informations et de suivi  des reptiles. "Si une personne ne veut plus de cet animal, que fait-elle ? Peut-elle le ramener en animalerie ? Existe-t-il un organisme spécial pour les recueillir ? Il y a peut-être des corps de métier à créer."

L’homme plaide pour un renforcement des moyens dans cette lutte. Sa chanson demeure visible sur la chaîne You tube Maloyab et sur la page Facebook éponyme. Elle risque prochainement de passer à la télévision. Une œuvre à télécharger gratuitement en un clic à partir de ces deux sites. "Je suis parfois obligé de chatouiller les autorités publiques pour que les choses bougent. J’ai déjà fait de la sensibilisation à la malbouffe ou à la protection de la nature."

- "Bouger un peu zot boyo" -

Dans "Merd’ Maurice", Maloyab demande d'ailleurs une paire de lunettes pour les présidents de la Région, du Département, du Parc, de l’ONF et le préfet : "Car le problème du merle Maurice, ma l’impression zot i voit pas", assure-t-il sur les images. Le quadragénaire se demande également si les merles Maurice ne sont pas éligibles à l’aide régionale à la continuité territoriale. Et veut offrir à ces bêtes un aller simple.

Lui et Billy, leader de Nout Racine, suggèrent même aux autorités de : "Bouger un peu zot boyo". Ils alertent aussi sur les effets des geckos de Madagascar ou de type poussière d’or. Maloyab, lui, se produit sous ce nom depuis une dizaine d’années. Il désire rendre son répertoire accessible comme en témoigne son dernier titre engagé.

"Cela m’a demandé plusieurs mois d’investissement. J’écris, je compose, je m'occupe de la mise en scène, des prises de son, du cadrage puis du montage. Je prends un peu de recul. Je fais aussi des photos de l’île sur ma page Maloyab photographies." L’amoureux de la nature analyse la venue de Paul Allen, le cofondateur de Microsoft, dans le département.

- Indépendant et non-subventionné -

Ce milliardaire survolait le volcan, bénéficiant ainsi d’une dérogation préfectorale, pour voir l'éruption. "Je vois mal la préfecture lui refuser l’autorisation même si ce n’est pas sympa vis-à-vis de la population, privée depuis des années de l’accès à l’enclos. On avait serré les boulons car il y avait eu de l’imprudence. Le milliardaire profite de sa notoriété. La population se sentira peut-être lésée par rapport à tout ça", réagit le chanteur.

Découvrez son univers sur son site. Vous l’aurez sans doute deviné, il se présente comme indépendant, apolitique et non-subventionné. Et ce dernier élément ne risque pas de s'arranger avec Merd' Maurice...


ts/www.ipreunion.com (mis en ligne mardi 25 juillet à 3h - actualisé)

 

   

3 Commentaire(s)

Roro 61, Posté
La continuité pour Merle Maurice, déjà que moi j'attends mon remboursement depuis janvier 2017, avec une la patience y paraît que tout arrive ( cela permet de rêver)..
Maki, Posté
Té!! I fé trop plaisir de voir un artiste la réunion de prendre ca en considération!
Mi lé avec li a 200%!
Jose, Posté
L'espèce invasive la plus néfaste pour l'île n'est pas le merle de Maurice, le politiquement correct m'interdit de la nommer, mais tout le monde sait d'où elle vient (supprimé pour prise à partie - webmaster)