Saint-Denis :

Une nouvelle expertise pour quatre logements indécents dans l'immeuble des Lataniers


Publié / Actualisé
Un expert judiciaire se rendra à l'immeuble des Lataniers le lundi 21 août 2017. Il inspectera quatre logements touchés par des infiltrations d'eau afin de déterminer les causes réelles de ces dégradations. (Photo d'archives)
Un expert judiciaire se rendra à l'immeuble des Lataniers le lundi 21 août 2017. Il inspectera quatre logements touchés par des infiltrations d'eau afin de déterminer les causes réelles de ces dégradations. (Photo d'archives)

 

Les travaux devraient pouvoir démarrer à l’issue de cette visite du groupe d’habitations. La Société immobilière du Département de La Réunion (SIDR) réhabilitait une trentaine d’entre elles. Comme le confirme Bernard Hoarau, son directeur de la communication. Une décision prise suite à la condamnation du bailleur social le 23 décembre 2015 pour trouble de jouissance des locataires.

L’Agence régionale de Santé (ARS) qualifiait d’indécents 80 % des appartements situés dans ce quartier du Butor, à Saint-Denis. La précédente expertise tournait d'ailleurs au vinaigre. L’expert refusait la présence d’Érick Fontaine de la confédération nationale du logement (CNL). L’inspection ne se déroulait finalement pas en raison des protestations des occupants.

L’administrateur de la CNL ignore s’il effectuera le déplacement le 21 août. "J’espère que cette page noire de cet immeuble va enfin se tourner. Il reste cinq logements à expertiser. Des préconisations seront faites pour déterminer les défaillances des entreprises", commente-t-il. La SIDR attend, elle, le feu vert pour rénover les quatre habitations.

- "Prise en charge des frais" -

Une famille vient d’être relogée. L’expert du bailleur interviendra pour ce logement libéré. "Nous avons proposé aux familles dont le logement était touché par les infiltrations la prise en charge des frais occasionnés. Mais nous ne pouvions pas intervenir car leurs locataires ont esté en justice", détaille Bernard Hoarau.

Il reconnaît un manque de réactivité dans le passé sur certaines demandes des locataires. Et évoquait à l'époque le rôle du constructeur dans les malfaçons. "Mais aujourd’hui on tente de répondre le plus rapidement possible à ce type de situations", ajoute le communiquant. Sa structure gère 25 000 logements occupés par 75 000 personnes.

Cela représente la moitié du parc locatif. Il s’agit du plus ancien de l’île. "Nous avons été victimes de malfaçons dans des logements achetés à des promoteurs privés et avons connu des déboires sur plusieurs résidences mais le problème est quasiment réglé. Sur le logement ancien, nous rencontrons encore quelques problèmes malgré nos plans de rénovation de l’habitat", relève Monsieur Hoarau.

- Action en justice -

Il revient sur le cas d’un locataire du lotissement Champac au Tampon. Le jeune homme entamait une action en justice en début 2017 pour dénoncer ses conditions de vie. Il déménageait la semaine dernière dans un appartement plus grand de La Ravine des Cabris.

"Son action judiciaire est éteinte et nous allons remettre en état son ancien appartement. Mais cela suspendait toute intervention de la SIDR. Il refusait plusieurs relogements et interdisait d’ailleurs l’accès aux représentants du bailleur à plusieurs reprises", assure Bernard Hoarau. Selon lui, l’ARS ne prenait aucun arrêté d’insalubrité.

Érick Fontaine s’emparait de ce dossier en janvier 2017. "L’ARS a constaté l’insalubrité après une quinzaine de signalements du locataire auprès du bailleur. La commission qui décide de l’insalubrité a été saisie et la SIDR a fait des propositions de relogement. La loi prévoit qu’il a le droit de refuser les propositions de relogement si elles ne lui correspondent pas", réplique-t-il.

La CNL avance le chiffre de 20 000 logements concernés par l’insalubrité dans le département. Soit 20 % de la population. Les bailleurs sociaux privés proposent, eux, 130 000 places. Et visiblement, les dégradations continuent à être constatées.

ts/www.ipreunion.com
 

   

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