L'Europe propose la diminution des aides dans les DOM :

Les filières agricoles et agro-alimentaire en grand danger


Publié / Actualisé
Ce vendredi 15 juin 2018, les filières agricoles et agroalimentaires de La Réunion (Syndicat du Sucre, Aribev, Arifel, FRCA et ADIR) ont communiqué sur la volonté de l'Europe de diminuer les aides du Programme d'options spécifiques à l'éloignement et à l'insularité (POSEI). Elles ont décidé de s'unir pour interpeller Paris et Bruxelles. Voici leur communiqué :
Ce vendredi 15 juin 2018, les filières agricoles et agroalimentaires de La Réunion (Syndicat du Sucre, Aribev, Arifel, FRCA et ADIR) ont communiqué sur la volonté de l'Europe de diminuer les aides du Programme d'options spécifiques à l'éloignement et à l'insularité (POSEI). Elles ont décidé de s'unir pour interpeller Paris et Bruxelles. Voici leur communiqué :

"Dans sa récente proposition relative à l’avenir de la Politique agricole commune (PAC) pour la période 2021-2027, la Commission européenne propose, contrairement aux engagements pris en Guyane en octobre dernier lors de la Conférence des RUP, de diminuer le budget du POSEI de l’ordre de -4%, soit 11 millions d’euros en moins par an en faveur de nos départements d’outre-mer.

Les enjeux pour nos territoires sont considérables. L’ensemble des filières agricoles et agro-alimentaires des régions ultrapériphériques françaises, espagnoles et portugaises seraient directement impactées par cette baisse. Les filières appellent donc unanimement au maintien des crédits du POSEI.

En effet, ces aides, déclinaison de la PAC pour nos territoires sont indispensables à nos filières locales qu’il s’agisse de l’élevage, des fruits et légumes, de la canne à sucre, et de toute l’industrie de transformation. Elles permettent de développer la production locale, de sécuriser le revenu des producteurs et de proposer des produits locaux de qualité aux consommateurs.

La réduction de ces aides, si elle est confirmée, aurait des conséquences dramatiques pour l’agriculture et les outils agro-industriels réunionnais dans la mesure où elles sont directement liées au niveau de production. Elle aurait pour effet de ruiner les efforts accomplis jusqu’ici pour :

- maintenir des filières génératrices d’un nombre important d’emplois,
- assurer la sécurité alimentaire de nos territoires,
- consolider et développer les marchés d’exportation (fruits tropicaux, sucre de canne, rhum,
etc...).

Elle entrainerait une inéluctable baisse du revenu des agriculteurs. Les filières agricoles des régions ultramarines françaises, espagnoles et portugaises rencontreront leurs Etats membres respectifs ainsi que leurs parlementaires les 21 et 22 juin prochains afin de leur faire part de leurs inquiétudes et de leur profond désaccord sur cette baisse envisagée des aides européennes.


Elles feront également état de leurs préoccupations directement auprès de la Commission européenne et des parlementaires européens les 25 et 26 juin qui suivront."

   

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