Déclaration de Marlène Schiappa :

Le gouvernement veut "mettre fin" à la discrimination pour le don du sang des homosexuels


Publié / Actualisé
Aujourd'hui les homosexuels peuvent donner leur sang, à condition de ne pas avoir eu de relation sexuelle pendant 12 mois. La secrétaire d'Etat chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations a déclaré sur BFM vouloir retirer ce critère d'abstinence d'un an.
Aujourd'hui les homosexuels peuvent donner leur sang, à condition de ne pas avoir eu de relation sexuelle pendant 12 mois. La secrétaire d'Etat chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations a déclaré sur BFM vouloir retirer ce critère d'abstinence d'un an.

Depuis juillet 2016, les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes peuvent donner leur sang. Mais seulement après avoir respecté une période d'abstinence de 12 mois. Une vraie discrimination pour les associations de défense des droits LGBTQI+. Pour les hétérosexuels, il ne faut pas avoir changé de partenaire dans les 4 derniers mois.

Mais ce samedi 29 juin, sur le plateau de BFM, la secrétaire d'Etat Marlène Schiappa a déclaré : "Au gouvernement, nous voulons mettre fin à cette discrimination qui existe pour les homosexuels vis-à-vis du don du sang, tout en préservant les conditions de sécurité nécessaire".

 

 

Pas encore de calendrier défini quant à la suppression éventuelle du critère concernant les homosexuels, ce sera selon la secrétaire d'Etat à la ministre de la Santé Agnès Buzyn de se pencher sur le sujet. "Actuellement, il se passe deux situations différentes selon que vous ayez eu des rapports non protégés avec une femme ou un homme, le temps d'attente est différent. Hors donner son sang est un acte citoyen et solidaire, nous voulons donc travailler pour mettre fin à cette discrimination", a-t-elle ajouté.

Marlène Schiappa s'exprimait dans le contexte de la marche des fiertés qui se déroule à Paris et d'autres villes de métropole. A La Réunion, il n'existe pas de telle marche mais une pétition lancée par plusieurs adolescents de Saint-Pierre réclame une gaypride à La Réunion.

Lire aussi : Une marche des fiertés à La Réunion ? Ca sera peut-être pour 2020

L'association OriZon se penche actuellement sur la possibilité d'en organiser une, alors que la vie pour les personnes LGBTQI+ semble bien facile aujourd'hui qu'elle ne l'a pu être avant sur l'île. Selon une étude effectuée par une autre association LGBT de l’île, Le Refuge, 63% des hommes gays réunionnais avaient subi une forme de discrimination à cause de leur orientation sexuelle en 2018.

Lire aussi : 63% des Réunionnais homosexuels auraient été victimes de discrimination

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