[LIVE] Ils demandent aussi la fin de la quatorzaine au 22 juin :

Les professionnels du tourisme réclament une aide d'au moins 80 millions d'euros


Publié / Actualisé
Ce mercredi 10 juin 2020, le MEDEF Réunion se réunit à la Nordev pour discuter de l'avenir du secteur touristique, en danger après la crise sanitaire."L'heure est extrêmement grave pour la filière tourisme. Au delà de la gravité, il y a de la colère. C'est la première fois que tous les secteurs du tourisme sont présents ensemble et parlent d'une même voix" alerte Didier Fauchard, président du MEDEF. Le chikungunya, la crise des requins, la dengue, et aujourd'hui le Covid-19 ont tous mis à mal le secteur du tourisme dans l'île. Les professionnels demandent la levée de la quatorzaine au 22 juin, mais aussi une enveloppe d'aide de 80 millions d'euros au moins, comme il avait été fait lors de la crise du chikungunya. Suivez-nous, nous sommes en live (Photo rb/www.ipreunion.com)
Ce mercredi 10 juin 2020, le MEDEF Réunion se réunit à la Nordev pour discuter de l'avenir du secteur touristique, en danger après la crise sanitaire."L'heure est extrêmement grave pour la filière tourisme. Au delà de la gravité, il y a de la colère. C'est la première fois que tous les secteurs du tourisme sont présents ensemble et parlent d'une même voix" alerte Didier Fauchard, président du MEDEF. Le chikungunya, la crise des requins, la dengue, et aujourd'hui le Covid-19 ont tous mis à mal le secteur du tourisme dans l'île. Les professionnels demandent la levée de la quatorzaine au 22 juin, mais aussi une enveloppe d'aide de 80 millions d'euros au moins, comme il avait été fait lors de la crise du chikungunya. Suivez-nous, nous sommes en live (Photo rb/www.ipreunion.com)

  • IPR

    Les compagnies aériennes prêtes à reprendre un trafic sécurisé

    Claire Tabakian, directrice régionale Air France Océan Indien assure que "toutes les mesures sont mises en place pour le client voyage en toute sécurité", et demande une réouverture du ciel dans un processus sécurisé.

    "Il reste un frein à la reprise du trafic touristique qui est la quatorzaine. C’est un frein important puisque la destination Réunion est une destination long courrier. Il faudrait que cette quatorzaine soit levée. Nous pensons que le test PCR pourrait être une aide non-négligeable."

    "Il nous semble aussi important de donner une visibilité aux compagnies aériennes, notamment en termes de programmation de vols", ajoute-t-elle.

  • IPR

    Les loisirs et l'évenementiel également touchés

    Nous assistons à un véritable génocide de la filière", s'émeut un professionnel de l'événementiel. "Nous sommes à -100% par rapport à l’année passée. L'interdiction de rassemblement date d'avant le confinement. Depuis 3 mois et demi, l’ensemble des acteurs sont grandement impactés, 5.000 emplois directs et indirects. Nous avons 100% d’annulation sur l’ensemble de la filière jusqu’au mois de novembre."

    Le secteur des loisirs, qui a le plus fort taux de création d’entreprises à La Réunion est également en grande difficulté, puisque 70% de sa clientèle vient de l'extérieur.

    Le constat est encore plus grave pour la Vanilleraie du Grand Hazier, qui accueillait jusqu'à 30.000 touristes par an. "99% de notre production est vendue dans notre boutique auprès des touristes. On en avait une centaine par jour. On a rouvert jeudi, et on n'en a qu'entre 5 et 10 personnes par jour."

  • IPR

    La restauration a été "complètement stigmatisée"

    Philippe Doki-Thonon, restaurateur regrette de son côté que "la restauration ait été complètement stigmatisée. La preuve : on a fermé les premiers et on a rouvert les derniers. On est considéré comme des travailleurs au noir. Les établissements sont ouverts, mais on n’a pas de clients. On est dans la même situation qu’avec chikungunya”.

    Jérôme Isautier indique lui ne pas croire au tourisme réunionnais, alors que "90% des visiteurs de la Saga du rhum sont des touristes extérieurs”

  • IPR

    "Déconfinez-nous vraiment"

    "Depuis le 18 mars, l'Etat a décidé d'arrêter l'ensemble de nos activités économiques. Notre insularité a été un atout. 0,04% de population touchée, dont la plupart des cas importés. La situation sanitaire de l'Europe s'est nettement améliorée, la France retrouve un peu plus chaque jour ses activités antérieures. Et nous ?" s'interroge donc Patrick Serveaux, président de la commission tourisme du MEDEF. 88.560 arrivées dans l'île ont été comptabilisées en mai 2019, contre 3.261 en mai 2020

    Yves Tabuteau, président de la branche location de voiture du Syndicat de l'Importation et du Commerce de la Réunion insiste sur l'importance de la location de voiture dans le secteur du transport à La Réunion. "22,1% des recettes extérieures liées au tourisme, le second poste après l’hébergement. On est juste en train de crever" alerte-t-il. "Les mois de juillet et août représentent habituellement 104.000 touristes. Ce sont 80 millions d’euros de recettes qui vont nous échapper" précise-t-il.

  • IPR

    Une demande d'aide de 80 millions d'euros

    Les professionnels du tourisme vont droit au but. Ils demandent la levée de la quatorzaine au 22 juin, mais aussi une enveloppe d'aide de 80 millions d'euros au moins, comme il avait été fait lors de la crise du chikungunya.

    Par ailleurs le secteur, à l'unisson, propose l'institution d'un "package" pour les touristes, qui inclurait obligatoirement 3 éléments d'achat : le vol vers la Réunion, l'hébergement et une prestation de service

    Enfin, ils demandent une campagne de promotion massive pour relancer le tourisme sur l'île. 

    "Ce que nous voulons, c'est la même chose que la Corse", exclame Samia Badat-Karam, délégué générale de la Fédération des entreprises d'Outre-mer (Fedom).

  • IPR

    Les professionnels demandent la levée de la quatorzaine au 22 juin

  • IPR

    "L'heure est extrêmement grave pour la filière tourisme. Au delà de la gravité, il y a de la colère" déclare Didier Fauchard, président du MEDEF

  • IPR

    Bonjour

    Nous suivons en direct la conférence de presse des acteurs de la filière touristique inquiets pour l'avenir de leur secteur d'activités

    Restez avec nous

A propos

Le tourisme n'a pas le moral

Ce mercredi 10 juin 2020, le MEDEF Réunion se réunit à la Nordev à Saint-Denis pour discuter de l'avenir du secteur touristique, en danger après la crise sanitaire. "L'heure est extrêmement grave pour la filière tourisme. Au delà de la gravité, il y a de la colère. C'est la première fois que tous les secteurs du tourisme sont présents ensemble et parlent d'une même voix" a souligné Didier Fauchard, président du MEDEF.

Le chikungunya, la crise des requins, la dengue, et aujourd'hui le Covid-19 ont tous mis à mal le secteur du tourisme dans l'île.  Les professionnels demandent la levée de la quatorzaine au 22 juin, mais aussi une enveloppe d'aide de 80 millions d'euros au moins, comme il avait été fait lors de la crise du chikungunya.

   

4 Commentaire(s)

SOWETO, Posté
Didier Robert, le président de la Région n'a t-il pas promis 300 euros par famille pour aider le secteur tourisme à la Réunion. Où en est cette aide, encore une fois, il nous a menti.
Mayaqui, depuis son mobile, Posté
Quoi ?
Mais La saga du rhum fait partie du patrimoine touristique !!!
C est que du bonheur d y aller pour les visiteurs .... qui ne repartent jamais a vide !!!!
Et qui y reviennent .... car des amis de métropole ne connaissent pas ... lol
Réuni+, Posté
Il n'y a que deux secteurs qui rapportent des devises à la Réunion : la canne et le tourisme. Continuer les restrictions à l'entrée tuera le tourisme mais ça, une grande partie de la population s'en fiche car elle vit des transferts sociaux et reçoit chaque semaine une nouvelle prime. Ceux qui investissent et travaillent sont sanctionnés pendant que ceux qui ne font rien sont récompensés. Avec en plus des grandes leçons de morale : "la santé c'est plus important que le pognon"... On est tous d'accord mais je serais curieux de savoir s'ils diraient la même chose si la CAF cessait de verser les allocations ?
La vérité si je mens !, Posté
"tout repart comme avant alors que le monde d'après c'est maintenant". Victor Hugo : " Il vient une heure où protester ne suffit plus : après la philosophie, il faut l'action"