Journée mondiale de la sclérose latérale amyotrophique :

A La Réunion une cinquantaine de patients souffrent de la maladie de Charcot


Publié / Actualisé
Ce dimanche 21 juin 2020 est la journée mondiale de la sclérose latérale amyotrophique (SLA). La SLA ou maladie de Charcot est une maladie neurologique progressive touchant essentiellement les systèmes moteurs. La perte de motricité est la conséquence de la dégénérescence progressive des neurones moteurs (cellules nerveuses qui commandent les muscles volontaires de la motricité). La SLA affecte aujourd'hui 5 000 à 7 000 personnes en France, avec une incidence annuelle (nombre de nouveaux cas par an) proche de 2.5 pour 100 000 habitants. Elle appartient au groupe des maladies rares. A la Réunion, une cinquantaine de patients est suivie chaque année (Photo rb/www.ipreunion.com)
Ce dimanche 21 juin 2020 est la journée mondiale de la sclérose latérale amyotrophique (SLA). La SLA ou maladie de Charcot est une maladie neurologique progressive touchant essentiellement les systèmes moteurs. La perte de motricité est la conséquence de la dégénérescence progressive des neurones moteurs (cellules nerveuses qui commandent les muscles volontaires de la motricité). La SLA affecte aujourd'hui 5 000 à 7 000 personnes en France, avec une incidence annuelle (nombre de nouveaux cas par an) proche de 2.5 pour 100 000 habitants. Elle appartient au groupe des maladies rares. A la Réunion, une cinquantaine de patients est suivie chaque année (Photo rb/www.ipreunion.com)

Depuis novembre 2017, le service des maladies neurologiques rares du CHU Sud Réunion, dirigé par le Docteur Ariane Choumert, a été labellisé centre de ressources et de compétences pour la SLA et maladies rares du neurone moteur.

"La prise en charge de ces patients est pluridisciplinaire et pluri professionnelle, portant sur les symptômes neurologiques, orthopédiques, respiratoires, nutritionnels, et prenant en compte les conséquences psychologiques et sociales de la maladie" précise le CHU Sud Réunion.

"Cette prise en charge doit être mise en place le plus tôt possible afin d’améliorer le pronostic et la qualité de vie des malades mais aussi d’anticiper les complications. Ce travail se fait en collaboration étroite avec les services de pneumologie et de l'unité transversale de nutrition clinique" dit encore l'hôpital

- Un diagnostic difficile -

La SLA débute en moyenne à l’âge de 60-65 ans, avec une très faible prépondérance masculine. La maladie provoque une paralysie progressive de la musculature volontaire du corps avec une atteinte aléatoire et non obligatoire des membres, de la motricité bucco-faciale avec troubles de la déglutition et une atteinte respiratoire.

Le diagnostic de SLA est difficile, notamment dans les formes de début où les signes sont incomplets. Le degré d’évolution de la maladie peut être évalué par des tests cliniques simples et par des bilans moteurs, nutritionnels et respiratoires réguliers, afin d’évaluer le degré d’atteinte et d’adapter les soins. Le profil évolutif de la maladie varie en effet d’un patient à l’autre et également chez un même patient au cours du temps.

Deux types de neurones moteurs situés à des niveaux différents du système nerveux sont concernés, les neurones moteurs centraux et les neurones moteurs périphériques. Le diagnostic repose sur l’expertise du neurologue qui va rechercher à l’examen clinique des signes d’atteinte du motoneurone central ou périphérique et réaliser un électromyogramme qui recherche des anomalies électriques de souffrance du motoneurone périphérique. D'autres examens sont réalisés afin d'éliminer des diagnostics différentiels.

Plus de renseignements au 0262 71 98 67

www.ipreunion.com

   

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