Une pétition a été lancée :

Tereos : la CFDT s'inquiète de l'avenir du groupe sucrier


Publié / Actualisé
Ce vendredi 11 décembre 2020 se tiendront les élections au conseil de surveillance du groupe sucrier Tereos. La CFDT s'inquiète de "la tournure que pourraient prendre les élections", alors que huit des élus ont été condamnés fin octobre pour "dénonciation calomnieuse avec intention de nuire à la coopérative". La CFDT accuse par ailleurs ces administrateurs élus d'avoir l'intention que "le groupe Tereos se sépare de certaines de ses filiales et de certains sites de production jugés insuffisamment rentables, alors même que l'entreprise n'est pas en difficulté financière avérée". Une pétition a donc été lancée pour interpeller sur la situation. Nous publions ci-dessous le communiqué du syndicat.
Ce vendredi 11 décembre 2020 se tiendront les élections au conseil de surveillance du groupe sucrier Tereos. La CFDT s'inquiète de "la tournure que pourraient prendre les élections", alors que huit des élus ont été condamnés fin octobre pour "dénonciation calomnieuse avec intention de nuire à la coopérative". La CFDT accuse par ailleurs ces administrateurs élus d'avoir l'intention que "le groupe Tereos se sépare de certaines de ses filiales et de certains sites de production jugés insuffisamment rentables, alors même que l'entreprise n'est pas en difficulté financière avérée". Une pétition a donc été lancée pour interpeller sur la situation. Nous publions ci-dessous le communiqué du syndicat.

La CFDT s’insurge contre un coup de force désastreux pour l’avenir du groupe Tereos et de l’emploi Le groupe Tereos, premier groupe sucrier français, qui est en bonne santé financière, a su affirmer sa volonté, malgré la grave crise que traverse la filière sucrière, de maintenir ses outils de production et donc les emplois dans cette période difficile et si particulière, où la solidarité et l’intérêt général doivent être la priorité.

Cependant, les élus du groupe sont indignés et très inquiets de la tournure que pourraient prendre les élections au conseil de surveillance de ce vendredi 11 décembre. En effet, parmi ces élus, huit ont été condamnés fin octobre pour dénonciation calomnieuse avec intention de nuire à la coopérative.

Ces élus avaient porté plainte en mars dernier contre Tereos pour " acte de terrorisme ", plainte qui faisait suite à la découverte en 2016 de sorbitol (dérivé du sucre) de marque Tereos dans un entrepôt de Mossoul (Irak). Leur plainte a été classée par le parquet dès le 3 avril mais les dégâts sur l’image du groupe sont irréversibles, ce qui a motivé la direction du groupe à porter plainte à son tour pour dénonciation calomnieuse.

De surcroit, ces administrateurs élus affichent clairement leur intention que le groupe Tereos se sépare de certaines de ses filiales et de certains sites de production jugés insuffisamment rentables, alors même que l’entreprise n’est pas en difficulté financière avérée. Pour les élus du groupe, si de telles décisions devaient aboutir, elles seraient absolument scandaleuses et injustifiées car elles sacrifieraient des emplois uniquement dans le but de faire remonter de la valeur actionnariale à court terme. Les salariés deviendraient alors la variable d’ajustement d’administrateurs sans scrupules.

Cette situation est d’un cynisme d’autant plus insupportable quand on songe que ces mêmes salariés se seraient certainement vus, quant à eux, licenciés pour des faits bien moins graves que ceux pour lesquels les huit administrateurs ont été condamnés.

Pour la CFDT, de tels agissements sont inacceptables dans cette période où la valeur de l’entreprise doit être utilisée pour sauvegarder les emplois et pérenniser son activité sur le long terme. La CFDT s’insurge contre l’intention de ces quelques élus et affirme son soutien à la gouvernance en place afin de pérenniser les outils de production et l’emploi au sein du groupe Tereos.

La pétition est à retrouver sur ce lien

 

   

1 Commentaire(s)

Jojo, Posté
Un syndicat qui fait de la lèche au patronat : voilà pourquoi les travailleurs se font tondre. La division du clan des travailleurs qui ne font plus bloc à cause de certains qui ont trouvé le moyen de tirer leur propre épingle du jeu sans gagner de coup en s'opposant au patronat...Lamentable, mais ce qui l'est davantage c'est le nombre de travailleurs qui ne comprennent rien et qui continuent de voter pour eux (enfin, en même temps les magouilles pour privilégier ses partisans à l'embauche peuvent expliquer en partie cela)