Après 45 jours dans le nord de l'océan Indien :

FAZSOI : 2,4 tonnes de drogues saisies en mer par le Floréal


Publié / Actualisé
La frégate de surveillance le Floréal a rejoint la base navale du Port ce jeudi 10 décembre 2020. Arrivée aux alentours de 8h45, elle revenait d'une mission maritime de lutte contre le narcotrafic de 45 jours dans le nord de l'océan Indien. Son bilan est positif puisque les FAZSOI ont saisi plus de deux tonnes de stupéfiants lors de leur opération. (Photos : rb/www.ipreunion.com)
La frégate de surveillance le Floréal a rejoint la base navale du Port ce jeudi 10 décembre 2020. Arrivée aux alentours de 8h45, elle revenait d'une mission maritime de lutte contre le narcotrafic de 45 jours dans le nord de l'océan Indien. Son bilan est positif puisque les FAZSOI ont saisi plus de deux tonnes de stupéfiants lors de leur opération. (Photos : rb/www.ipreunion.com)

Le Floréal était de retour de mission ce jeudi 10 décembre après avoir passé près de six semaines en mer dans une zone s'étendant du Mozambique jusqu'aux côtes iraniennes. Les FAZSOI ont ainsi effectué des missions permanentes de surveillance, de renseignement, de contrôle de la navigation et de surveillance des pêches. Le bilan global de la frégate est extrêmement positif. Son action a notamment permis de saisir plus de deux tonnes de stupéfiants.

Accueilli par le général Yves Métayer, le capitaine de frégate, Sylvain Salvaterra, commandant du Floréal, s'est félicité de ces résultats. "Par deux fois nous avons trouvé de la drogues lors de nos patrouilles : 1,6 tonne de haschich le 8 novembre, puis 450 kilos de méthamphétamine et 350 kilos d'héroïne le 18 novembre", détaille-t-il. La drogue proviendrait de l'Afghanistan et serait acheminée par la suite dans les Maldives, le Yémen et enfin certains territoires africains tels le Mozambique ou la Tanzanie. "Cette drogue remonte ensuite vers l'Europe et permet notamment de financer le terrorisme", détaille Sylvain Salvaterra.

Pour parvenir à intercepter la drogue des narcotrafiquants, la marine nationale coordonne ses missions de façon à ce qu'un hélicoptère éclaire leurs zones d'intervention pour que leur frégate parviennent plus facilement à repérer les boutres suspects, qui bien souvent arbore un pavillon iranien. Les FAZSOI peuvent alors visiter les bateaux, de jour comme de nuit. Une enquête de pavillon est ensuite établie afin de déterminer l'immatriculation du navire.

- Drogue saisie puis détruite -

Si celui-ci appartient bien à un Etat, le capitaine de frégate peut alors appliquer le droit de la nation concernée. La situation est particulière dans l'océan Indien puisque les boutres n'ont généralement pas de nationalité, ni de papiers d'identité à leur bord. Appliquant dès lors le droit international, la marine nationale est autorisée à fouiller les navires en question.

Heureusement pour les FAZSOI, les boutres n'opposent "jamais de résistance dans cette zone de l'océan Indien", explique le commandant. "Il n'y a pas de résistance armée mais nous restons prêts à toutes éventualités lors de nos interventions". Une fois saisie, la drogue est ensuite détruite par l'armée. Elle est en revanche "dissociée" des narcotrafiquants faisant partie des équipages, qui eux sont laissés libres sur leur bateau.

L'arrivée du Floréal à La Réunion s'est déroulée simultanément avec celle du Nivôse, également de retour de mission et qui pour sa part détenait à son bord un invité particulié en la personne de Kévin Escoffier, rescapé du Vendée Globe.


vl/www.ipreunion.com / [email protected]

   

1 Commentaire(s)

7AC, Posté
"Elle est en revanche "dissociée" des narcotrafiquants faisant partie des équipages, qui eux sont laissés libres sur leur bateau."Comme ça, libre à eux, de rentrer au bercail, refaire le plein de drogues, et recommencer.Arrêtez les bisounourseries, et envoyez par le fond, ces vendeurs de mort !