Un budget évalué à 2 milliards d'euros :

TCO : le coup d'envoi de la phase opérationnelle de l'Ecocité est donné


Publié / Actualisé
L'ensemble des partenaires de l'Ecocité de La Réunion ont signé ce jeudi 10 décembre 2020 le contrat de Projet partenarial d'aménagement (PPA) relatif à sa mise en oeuvre. Ce contrat permettra d'identifier précisément les projets à mener lors des dix prochaines années et aboutira à la réalisation de 14 opérations d'aménagement. Deux milliards d'euros d'investissements publics devraient en outre être nécessaires à sa réalisation. (Photo : vl/www.ipreunion.com)
L'ensemble des partenaires de l'Ecocité de La Réunion ont signé ce jeudi 10 décembre 2020 le contrat de Projet partenarial d'aménagement (PPA) relatif à sa mise en oeuvre. Ce contrat permettra d'identifier précisément les projets à mener lors des dix prochaines années et aboutira à la réalisation de 14 opérations d'aménagement. Deux milliards d'euros d'investissements publics devraient en outre être nécessaires à sa réalisation. (Photo : vl/www.ipreunion.com)

"Nous vivons un moment historique et la signature du contrat de PPA marque une avancée majeure dans la création de l'Ecocité." Tels ont été les mots prononcés par Emmanuel Séraphin, président du Groupement d'intérêt public, pour souligner l'importance de l'événement. Signé par l'ensembles des partenaires de l'Ecocité, ce contrat symbolise le coup d'envoi de sa phase opérationnelle. Il définira ainsi quel plan d'action sera mené d'ici 2030.

D'une ampleur inédite dans l'ouest de La Réunion, il aboutira à la réalisation de 14 opérations d'aménagement sur les communes de La Possession, du Port, de Saint-Paul et ce du littoral jusque dans les hauts. S'étendant sur près de 5.000 hectares, il prévoit notamment la création de 6.000 logements, 14 kilomètres de nouvelles voies de bus ou encore 40 kilomètres de voies cyclables.

- "Entrer dans le vif du sujet" -

Des réalisations emblématiques sont par ailleurs concernées, à l'image de la Cité de la gastronomie réunionnaise à Cambaie, du Campus d'innovations tropicales et insulaires du Port et du Hub agricole de La Possession. Pour y parvenir, Emmanuel Séraphin a insisté sur sa volonté de conduire "une démarche exemplaire" en s'appuyant sur "le savoir-faire péi afin de pouvoir exporter l'expertise réunionnaise au-delà de l'île."

Faisant suite au séminaire du TCO tenu en octobre dernier, la signature du PPA ouvre désormais la voie à la mise en action de projets concrets. Le vice-président de La Réunion, Dominique Fournel, la compare à un point d'étape important, déclarant qu'il faut maintenant "entrer dans le vif du sujet". Les prochaines venues d'engins de travaux publics devraient ainsi permettre aux Réunionnais d'observer des avancées tangibles et croire véritablement au projet.

- Un budget global de deux milliards d'euros -

Également présent lors de cette signature, le préfet Jacques Billant a tenu à rappeler le caractère unique de l'Ecocité à travers "l'ampleur de son périmètre" et par "la multiplicité de des projets" qu'elle fera naître. Ils constitueront d'après lui une "réponse forte aux défis inhérents à la lutte contre le changement climatique, l'autonomie alimentaire, ou encore la préservation des paysages".

Un projet d'une telle envergure nécessite néanmoins un coût non-négligeable. Bien qu'aucun plan de financement détaillé ne soit encore établi, deux milliards d'euros seraient globalement nécessaires à l'élaboration de l'Ecocité. Seules des études de projets sont pour le moment engagées. Le préfet a par ailleurs insisté sur le rôle de "poumon économique" de l'Ecocité, où la création d'emplois devra occuper "une place centrale", en s'appuyant notamment sur le Grand port maritime.

- Un projet précurseur -

Outre le fait de constituer un projet de grande envergure, l'Ecocité de La Réunion se veut une entreprise précurseure puisque seulement une dizaine de contrats de PPA ont pour l'heure été signés à échelle nationale. A ce sujet, Vanessa Miranville, maire de La Possession, se réjouit de prendre part à la construction de "quelque chose qui n'existe nulle part ailleurs." Elle ajoute : "ce sera peut-être un modèle qui va s'exporter aux Antilles ou en Inde. On met tout à porter de pieds des citoyens en faisant en sorte que la nature ait la part belle dans la ville."

vl/www.ipreunion.com / [email protected]

   

2 Commentaire(s)

Alain, Posté
Bon, la consultation publique sert à quoi ????
Zozef, Posté
Lu sert vraiment à rien luCumulard