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Comment la crise Covid a été gérée : le rectorat fait le bilan


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A deux jours des vacances d'été austral, le rectorat de La Réunion tire son premier bilan du travail réalisé pendant les quatre premiers mois dans les établissements scolaires pour maitriser la crise sanitaire. Si la rentrée a été un challenge à gérer pour l'ensemble du personnel éducatif, la mise en place d'une cellule de crise dans l'enceinte du rectorat a permis de faciliter les choses (photo vc / www.ipreunion.com)
A deux jours des vacances d'été austral, le rectorat de La Réunion tire son premier bilan du travail réalisé pendant les quatre premiers mois dans les établissements scolaires pour maitriser la crise sanitaire. Si la rentrée a été un challenge à gérer pour l'ensemble du personnel éducatif, la mise en place d'une cellule de crise dans l'enceinte du rectorat a permis de faciliter les choses (photo vc / www.ipreunion.com)

La rectrice de l’académie de La Réunion Chantal Man-Bonisseau tire un premier bilan de la gestion par le rectorat de la crise Covid. Elle se félicite : "nous avons su comprendre avant la rentrée que les enjeux de la crise sanitaire étaient importants". Prudence, raison et connaissance scientifique ont été les maîtres-mots de cette gestion : "notre objectif était de protéger l’ensemble des élèves et du personnel scolaire ; nous avons permis la scolarisation et la protection des élèves".

La rectrice dresse le bilan de la gestion de la crise sanitaire par le rectorat. Regardez :

Pour mener à bien cette mission, le rectorat a mis en place une cellule de crise dès le 25 août 2020. "Son but est de gérer toutes les difficultés et permet de suivre en interne tous les signalements, les cas contacts et les cas positifs" précise la rectrice. Cette cellule est composée de trois agents administratifs, de trois médecins et deux infirmières.

- Le rectorat et l’ARS main dans la main –

Le rectorat est en lien direct avec l’agence régionale de santé (ARS). Lorsqu’il y a un cas suspect dans un établissement scolaire, la direction contacte l’académie. Les membres de la cellule de crise démarrent alors un travail d’enquête : "nous analysons le contexte, nous remontons les potentiels cas contacts de l’élève ou du personnel concerné" détaille Chantal Manès-Bonisseau. "Quand toutes les informations ont été regroupées, elles sont envoyées à l’ARS qui prendra la décision finale : isolement du malade et de ses cas contacts, fermeture complète de la classe…"

Depuis le mois d’août, le rectorat a ainsi recensé 4.320 signalements ; parmi eux, 3.802 concernaient des élèves, 518 des membres du personnels éducatif. Au final, 960 élèves et 167 personnels ont été diagnostiqués positifs entre le 25 août et le 11 décembre 2020. Entre le 25 août et le 16 décembre 2020, des décisions de fermeture allant d’un à sept jours, ont été prises pour 142 classes sur les 9.708 que compte l’académie. Concernant les fermetures totales d'établissements, 25 écoles et un lycée ont été fermés entre le 17 août et le 28 septembre 2020, pour une durée d'un jour à trois semaines. Le rectorat se félicite de "la rapidité de la prise en charge des signalements".

- Evolution de la gestion au fil de la crise –

La gestion de la crise par le rectorat s’est faite en trois phases. La première a débuté dès le mois d’août : "nous avons été réactifs dès la rentrée où nous avons dû anticiper les réponses à donner aux établissements" explique le rectorat. Ensuite, les choses ont évolué à partir de novembre lorsque le ministère a décidé de laisser les établissements scolaires ouverts en métropole malgré le reconfinement, tout en adaptant les protocoles dans les lycées.

C’est le début de la deuxième phase : "le contexte était différent dans cette académie mais le 13 novembre 2020, j’ai demandé aux lycées de rédiger un plan de continuité pédagogique afin d’anticiper au mieux l'avenir" détaille Chantal Manès-Bonnisseau. Seize d’entre eux ont répondu positivement à l’appel et ont proposé des plans au rectorat intégrant différentes modalités d’accueil des élèves, avec des possibilités d’hybridation des apprentissages, en présentiel et en distanciel, permettant l’accueil des élèves au moins 50% du temps en classe.

La troisième phase a débuté avec l’appel à ces mêmes lycées à tester leur projet. Une expérimentation a été mise en place au lycée professionnel Julien de Rontaunay à Saint-Denis. L’expérience s’est révélée positive.

- La continuité pédagogique à l’épreuve –

Le premier confinement a permis aux équipes pédagogiques d’améliorer la continuité pédagogique pour les élèves. "Quel que soit le niveau de classe concerné, à chaque fois qu’une fermeture de classe avait été décidée, le maintien à domicile des élèves a déclenché la mise en place d’une continuité pédagogique s’appuyant sur les outils numériques comme le site Pronote" détaille le rectorat. Ces protocoles ont été élaborés par les corps d’inspection de l’académie, en lien avec les chefs d’établissement.

A deux jours des vacances, la rectrice appelle les élèves, les familles et les personnels à "maintenir leur vigilance et ne pas relâcher les gestes barrières". La cellule de crise sera quant à elle toujours en place à la rentrée de janvier 2021.

www.ipreunion.com / [email protected]

   

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