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La Réunion a perçu 737.897 euros de fonds interministériel pour la prévention de la délinquance en 2020


Publié / Actualisé
Augmenté suite aux différents attentats menés sur le territoire national, le fonds interministériel pour la prévention de la délinquance s'est élevé à 737.897 euros pour La Réunion en 2020. Il doit permettre la mise en place de mesures en matière de délinquance, radicalisation ou encore sécurisation de sites sensibles. Nous publions ci-dessous le communiqué de la préfecture. (Photo d'illustration : rb/www.ipreunion.com)
Augmenté suite aux différents attentats menés sur le territoire national, le fonds interministériel pour la prévention de la délinquance s'est élevé à 737.897 euros pour La Réunion en 2020. Il doit permettre la mise en place de mesures en matière de délinquance, radicalisation ou encore sécurisation de sites sensibles. Nous publions ci-dessous le communiqué de la préfecture. (Photo d'illustration : rb/www.ipreunion.com)

"Le fonds interministériel pour la prévention de la délinquance (FIPD) permet la mise en œuvre, dans le cadre des orientations du comité interministériel de prévention de la délinquance, de mesures en matière de :

- Prévention de la délinquance ;
- Prévention de la radicalisation ;
- Sécurisation des bâtiments et des espaces publics ;
- Équipements des polices municipales ;
- Sécurisation des sites sensibles.

Ces actions sont menées en partenariat avec les associations et les collectivités locales. Dotée initialement de 475.951 €, La Réunion a vu sa dotation FIPD complétée de 261.946 € aux lendemains des attentats perpétrés sur le territoire national. Au total, La Réunion a donc bénéficié de 737 897 € au titre de ce fonds en 2020.

- Prévention de la radicalisation -

Une des priorités de la politique de prévention de la radicalisation consiste à développer la prise en charge individualisée des personnes touchées par ce phénomène et leur famille. Ce suivi pluridisciplinaire prend en compte les dimensions éducatives, d’insertion sociale et professionnelle ainsi que la santé mentale.

Dans ce cadre, 35 000 € ont été consacrés à :

- La mise en place de référents de parcours (travailleurs sociaux, éducateurs) pour accompagner les jeunes concernés et leurs parents ;
- La mobilisation de psychologues formés à la radicalisation dans le cadre de partenariats avec des établissements de santé ou des associations spécialisées

- Prévention de la délinquance -

En 2020, l’État s’est fortement mobilisé sur ce volet, en attribuant 396.691 € à des actions de lutte contre la délinquance, dont 58 % à des mesures portées par des associations. Plusieurs d’entre-elles (réseau VIF, l’AAPEI, l’AAPEJ, l’ARPS, l’UDAF) ont bénéficié du soutien de l’État pour le financement de leurs actions :

- Accompagnement social de proximité pour les jeunes en rupture sociale ;
- Stages de responsabilité parentale ;
- Dispositifs de décohabitation des auteurs de violences intrafamiliales ;
- Equithérapie et actions culturelles pour les mineurs placés en centre d’éducation fermé.
Le FIPD a également permis de soutenir à hauteur de 142 759 € les intervenants sociaux en commissariat et en gendarmerie (ISCG). Ce dispositif permet de faire le lien entre les acteurs sociaux et les forces de sécurité. Il facilite l’accueil, l’orientation des victimes et la détection de situations de violences intrafamiliales, de précarité ou de troubles psychiques.

- Opérations de sécurisation -

Ce programme, doté de 244.961 € a notamment permis de financer :

- Le développement de la vidéo-protection (98.741 €)

Outil moderne au service de la sécurité, la vidéo-protection facilite le travail d’enquête judiciaire en permettant notamment aux enquêteurs d’accéder aux images enregistrées. Elle participe, en complément des forces de l’ordre nationales, des polices municipales et des structures de médiation, à la tranquillité publique dans l’espace et sur la voie publics.

- La sécurisation des écoles publiques et privées (141.200 €)

Ce volet a permis de financer des dispositifs anti-intrusion dans les bâtiments, des portails, des barrières, des clôtures et des dispositifs de vidéo-protection.

- Les équipements pour les polices municipales (5.020€)

Ce volet a permis de financer notamment des gilets pare-balles et des équipements en radio communication.

- La sécurisation des sites sensibles (61.245€)

Les sites sensibles au regard du terrorisme sont essentiellement des lieux de culte. Les équipements financés par l’Etat s’intègrent dans un plan d’ensemble visant à protéger ces sites, en cohérence avec les équipements de vidéo-protection existants sur la voie publique.

Sept mosquées de La Réunion et trois Medersa ont bénéficié d’aides de l’État pour le financement de leur dispositif de sécurisation en 2020.

L’ensemble de ces actions financées au titre du FIPD traduit le plein engagement de l’État, aux côtés des collectivités territoriales et des partenaires associatifs dans la prévention de la délinquance et de la radicalisation. La nouvelle campagne FIPD sera lancée début 2021."
 

   

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