Des ventes record cette année :

Pétards et feux d'artifice ne connaissent pas la crise


Publié / Actualisé
Bon nombre de distributeurs ont établi des ventes record cette année en matière d'engins pyrotechniques. Malgré un contexte social et économique fragile, pétards et autres feux d'artifice se sont en effet vendus comme des petits pains pour cette période de fêtes. Preuve de ce succès, certaines plateformes de distribution sont en rupture de stock (Photo : rb/www.ipreunion.com)
Bon nombre de distributeurs ont établi des ventes record cette année en matière d'engins pyrotechniques. Malgré un contexte social et économique fragile, pétards et autres feux d'artifice se sont en effet vendus comme des petits pains pour cette période de fêtes. Preuve de ce succès, certaines plateformes de distribution sont en rupture de stock (Photo : rb/www.ipreunion.com)

Elles n'ont pas attendu Noël pour se faire entendre. Comme chaque année, les détonations des pétards et feux d'artifice ont résonné dès la mi-décembre partout à La Réunion. L'utilisation d'engins pyrotechniques pendant la période des fêtes est une coutume ancrée dans la culture réunionnaise. Là où elle pourrait mettre à mal les tympans de certains, elle ravit les gérants d'enseignes proposant fusées, mitraillettes et autres chandelles.

"Plusieurs de mes clients m'ont signalé qu'ils avaient effectué des records de vente pour le 24 décembre", déclare ainsi le responsable de la société Artifice.re, "leader sur le marché du feu d'artifice à La Réunion", comme il est mentionné sur son site web. Le distributeur, qui fournit différents magasins et commerçants de l'île, ainsi que des particuliers, voit même ses stocks être  en quasi rupture.

Le constat est similaire pour l'enseigne "Pétards 974", située dans le centre-ville de Saint-Denis. "Tout le monde est dans le même panier actuellement", souligne son gérant. "Nous sommes en rupture sur la moitié de nos produits. Nous avons bien travaillé cette année, même si nous avons rencontrés des soucis d'approvisionnement."

- Des problèmes d'approvisionnement en stocks -

Deux facteurs pourraient expliquer ce phénomène. D'une part, les réserves en engins pyrotechniques sur l'île n'ont pu être alimentées comme à l'accoutumée en raison du contexte sanitaire. "Nous devons faire avec des stocks moindres pour 2020", explique le gérant d'Artifice.re. "Il semblerait que la production ait été moins importante que les années précédentes avec les problèmes liés au Coronavirus. Les derniers conteneurs arrivés sur l'île datent d'avant septembre."

Couplé à un approvisionnement limité, l'emballement des Réunionnais pour les pétards et les feux d'artifice serait encore plus conséquent cette année. "Il y a plus d'engouement que d'habitude. Peu de personnes ont voyagé en 2020 et les gens ont peut-être mis un peu plus d'argent de côté. Ces derniers mois ont été compliqués et ils comptent vraiment se rattraper pour cette période de fêtes."

- Des budgets pouvant aller jusqu'à 1.500 euros –

En termes de volume, la société Artifice.re aurait vendu entre 15 et 20 tonnes de "matière active" ces dernières semaines, alors qu'il en aurait fallu "le double" pour ne pas être rupture de stocks. Ces chiffres peuvent paraître impressionnants, mais semblent relativement corrects quand on sait que certains clients n'hésitent pas à mettre la main au portefeuille pour s'assurer des fêtes explosives.

"Les budgets des particuliers peuvent aller jusqu'à 1.500 euros", souligne le responsable d'Artifice.re. "Les familles peuvent se cotiser et rassembler plusieurs centaines d'euros. Il y a aussi parfois de véritables compétitions dans les quartiers pour savoir qui fera exploser le plus de feux d'artifice." A ce petit jeu, les passionnés les plus intrépides se mettent parfois dans la peau de véritables maîtres artificiers en se procurant des mallettes semi-professionnelles faisant la taille d'une palette.

L'une d'entre elle, arrivant tout droit d'Allemagne et affichant un poids de 35 kilos, leur promet ainsi cinq minutes d'explosions en tout genre. A 1.200 euros, cela fait chère la minute. Pourtant, près d'une quinzaine de ces mallettes sont écoulées chaque année à La Réunion par Artifice.re. Nécessitant des précautions, son utilisation dépend de mesures particulières strictes. Ses acquéreurs doivent ainsi signer une décharge de sécurité, notamment pour leur voisinage, et s'assurer de respecter des distances de sécurité suffisantes.

Il est important de rappeler que l'achat et l'utilisation d'artifices de divertissement sont en effet soumis à une réglementation spécifique. Leur vente est ainsi interdite sur la voie publique et illégale auprès des mineurs. Seuls les artifices de divertissement de catégorie F1, qui représentent un risque très faible, peuvent être vendus à des mineurs de plus de 12 ans. Enfin, chaque enseigne proposant ce type de produits ne peut consituer des stocks de matière active dépassant les 150 kilos.

- Des prix en hausse -

Élément incontournable pendant ces périodes de fêtes, la fameuse "mitraillette à 400 coups" demeure en outre le best-seller et se vend à plusieurs centaines de milliers d'exemplaires chaque année, selon les vendeurs. Son coût, d'ordinaire fixé à 10 euros pour quatre à cinq unités, a augmenté dernièrement en raison des stocks limités. Conséquence : il faudrait aujourd'hui débourser au moins cinq euros pour se procurer une seule mitraillette et ce dans la plupart des enseignes en proposant.

Confrontés à des stocks  restreints, les amateurs de pétards, qui avaient encore un peu de choix pour Noël, devront  faire avec ce qui reste pour le 31 décembre.

Une frustration qui a sans doute du bon. Cette éventuelle utilisation limitée des engins pyrotechniques pour cet ultime réveillon sera aussi synonyme de diminution des nuisances sonores et de bâtons rouges vidés de leur poudre jonchant l'espace publique.

Ni les animaux et les personnes craignant le bruit, ni l'environnement ne s'en plaidront.

vl/www.ipreunion.com / [email protected]
 

   

7 Commentaire(s)

Rasta, Posté
Ce sont les memes qui portaient des gilets jaune... Aucune credibilité.
Dla, Posté
@7ACBah aou si pou cause comma c'est que ou le un maloki i aime occupe voisin ð??" la jalousie c'est tout !!
7AC, Posté
La connerie non plus n'est pas en crise.Il est dit que notre département est celui ayant le plus de personnes sous le seuil de pauvreté, et c'est toujours celui qui gaspille son argent, qui part en fumée.Que de dépenses pour autant de nuisances, tout ça pour monter au voisin, à moins lé plis !
Mayaqui, depuis son mobile, Posté
Le 20 c'était bien , mais le 24 c'était énorme !
Nous les avons regardés en métropole via FaceTime de notre fille à St leu ..... nous étions plus proches d'elle et de l'île intense !
il y a eu une émission tv aussi ..... du baume au cÅ"ur même si ...
HULK, Posté
Quelle crise? Les français ont épargné 100 Milliars d'euros. Que le gouvernement va s'empresser de leur piquer bien sÃ"r.Alors ce n'est pas quelques centaines d'euros de pétards qui vont les arrêter. Si tout l'argent des pétards avait été distribué aux pauvres, vous imaginez? (ils ont essayé, ils n'ont pas trouvé de pauvres).
Missouk, Posté
A partir du vingt du mois, beaucoup de familles ne mangent plus que du riz et des patates douces, mais pour acheter des pétards et des feux d'artifice pas de soucis! Les chiens deviennent fous, et avec le vent que nous avons, il pourrait bien y avoir plusieurs départs d'incendies. Mais bon, les marchands de pétards et de feux d'artifice eux sont ravis! Donc tout va bien!
Passi974, Posté
La Reunion, parmi les regions les moins riches de France.... au lieu gaspille zot l'argent alle donne sak nena vraiment besoin