Opération détox :

Mois sans alcool : "s'en priver libère le foie !"


Publié / Actualisé
Le "dry january" vous connaissez ? Appelé en français "janvier sans alcool", il consiste à se priver de toute boisson alcoolisée jusqu'en février, pour se remettre des fêtes. Il s'accompagne parfois d'un jeûne total ou partiel pour reposer un peu son foie. Mais changer son alimentation du jour au lendemain, après avoir consommé alcool et nourriture en grande quantité pendant des jours, est-ce une bonne idée ? Oui, nous répond le nutritionniste Fridor Funteu, à condition de bien s'organiser. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Le "dry january" vous connaissez ? Appelé en français "janvier sans alcool", il consiste à se priver de toute boisson alcoolisée jusqu'en février, pour se remettre des fêtes. Il s'accompagne parfois d'un jeûne total ou partiel pour reposer un peu son foie. Mais changer son alimentation du jour au lendemain, après avoir consommé alcool et nourriture en grande quantité pendant des jours, est-ce une bonne idée ? Oui, nous répond le nutritionniste Fridor Funteu, à condition de bien s'organiser. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Tradition oblige, le début d'une nouvelle année s'accompagne souvent d'un changement radical d'alimentation, après les repas de Noël et du Nouvel an. Certains se remettent tout simplement à manger des légumes et éviter le gras, d'autres arrêtent l'alcool ou pratiquent le jeûne.

• La dodo lé touzour la, mé mi boi pa

C'est là qu'intervient le "dry january" : "janvier à sec" littéralement, ou "mois sans alcool" comme on le dit en français. Pendant tout le mois qui suit les fêtes, ceux qui jouent le jeu refusent de boire la moindre goutte d'alcool pour reposer leur foie. Un challenge difficile quand on a passé deux semaines à prendre apéros midi et soir… mais bénéfique pour le corps !

"L'alcool, c'est du sucre, c'est un apport calorique. Sinon sur le plan énergétique, ça n'apporte rien", rappelle Fridor Funteu, nutritionniste. "Si on enlève ce surplus de sucre sans le compenser, oui cela soulage le corps humain : ce n'est pas psychologique, c'est factuel !"

Un gramme d'alcool est équivalent à 7 kcal. Un nutriment "qui peut impacter négativement les organes, comme le foie bien sûr sur lequel l'alcool s'accumule : s'en priver libère le foie" explique Fridor Funteu. Arrêter l'alcool, c'est donc une façon de détoxifier son corps.

Et ça marche pour tous les alcools : vin, bière ou rhum… La différence essentielle réside dans la concentration d'alcool : une bière c'est 5%, du rhum c'est 40%. Forcément ce n'est pas pareil. Le mois sans alcool est d'autant plus conseillé quand on a l'habitude de consommer des alcools forts.

Quant à se priver d'alcool du jour au lendemain, à part faire du bien au corps humain, pas d'autres perturbations en vue. "Physiquement, un arrêt brutal de l'alcool ne fait rien. Psychologiquement, oui" estime le nutritionniste. Ainsi tout dépend des personnalités et se priver pendant un mois peut être un indicateur précieux. Si l'on souffre de l'absence totale de boisson alcoolisée, cela signifie aussi que notre corps s'est trop habitué. C'est donc le début d'une forme d'addiction et il est dans ce cas urgent d'agir.

• Jeûne intermittent

Autre façon de soulager son foie : diminuer ses doses de nourriture, voire s'en priver pendant plusieurs heures. C'est le principe du jeûne intermittent et il est préférable, selon Fridor Funteu, à la privation de toute nourriture. "En nutrition, on estime que jeûner est favorable au poids, à l'hygiène et au bien-être. Mais l'absence totale d'alimentation est fortement déconseillée."

Ainsi il existe des formes de jeûnes par intermittence, sous plusieurs formules : le 12/12 (manger normalement pendant 12 heures, puis s'arrêter 12 heures), le 8/16 ou le 4/20, plus ardu. Ce dernier consiste à manger normalement pendant 4 heures – par exemple de 8h à midi, incluant un petit déjeuner et un déjeuner – puis ne plus rien manger pendant 20 heures.

Si certains types de jeûnes incluent la consommation de bouillons, ceux cités ci-dessus impliquent de supprimer toute nourriture pendant la deuxième plage horaire. Seule l'eau est autorisée. "C'est un rythme à trouver", indique le nutritionniste. "Le plus efficace et souple à la fois étant le 8/16", ajoute-t-il. Exemple : manger normalement de 8h à 16h puis s'arrêter totalement jusqu'à 8h le lendemain.

Et si on décide de faire 12h-20h par exemple, sauter le petit déjeuner n'est pas un drame. "Notre répartition en trois repas pour les adultes, quatre pour les enfants incluant le goûter, est un modèle très français. C'est culturel. Il faut adapter sa répartition en fonction de soi, de son travail, ses activités, son rythme de sommeil" conseille Fridor Funteu. Si vous avez donc déjà l'habitude de ne pas manger le matin, on vous conseille le 8/16 en deuxième partie de journée.

Bien évidemment, les périodes "normales" doivent inclure un régime alimentaire sain. "Si pendant ces 8 heures, on se nourrit de gras et de sucre… ça ne servira pas à grand-chose" soulève le nutritionniste.

Pour organiser au mieux votre mois sans alcool, ou en mangeant moins, le site mangerbouger.fr est une bonne référence, permettant d'organiser ses repas le plus sainement possible. Directeur de l'Institut régional d'éducation nutritionnelle (IREN), Fridor Funteu rappelle aussi que les Réunionnais peuvent appeler pour poser toutes leurs questions à partir du 20 janvier, lorsque la période de fermeture annuelle de l'IREN sera révolue. A noter pour celles et ceux qui auraient loupé le coche en janvier et souhaitent tenter l'aventure au mois de février.

mm/www.ipreunion.com / [email protected]

   

2 Commentaire(s)

MÃ'véLang, Posté
Fuidor devrait lire les étiquettes des aliments avant de venir nous débiter ses âneries.Des produits toxiques, il y en a partout, je bois depuis plus de 40 ans, je ne suis pas plus malade qu'un autre.Par contre je connaissais pas mal de gens qui ont fait du sport, ne buvaient pas, allaient à la messe toutes les semaines, etc, Ils ne sont plus de ce monde, et puis, je suis curieux de savoir s'il est assez honnête pour avouer qu'il picole comme tout le monde.
7AC, Posté
Je bois si je veux, comme s'il n'y avait pas assez de restrictions comme ça. Tiens, pour la peine, je vais m'en jeter un derrière la cravate.A votre santé !