Défense des libertés :

Nouvelle manifestation à La Réunion contre la loi sécurité globale


Publié / Actualisé
Le SNJ CGT, la CGTR, Solidaires, FO, la CFTC, le SAIPER, la FSU, ATTAC, la Ligue des droits de l'homme, Greenpeace et Extinction Rébellion appellent tous à un rassemblement contre la loi de sécurité globale ce samedi 16 janvier 2021. Si l'appel est national, à La Réunion la marche partira du parvis de la médiathèque Cimendèf à partir de 17h. Le cortège se dirigera ensuite à la sous-préfecture afin d'y déposer une motion. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Le SNJ CGT, la CGTR, Solidaires, FO, la CFTC, le SAIPER, la FSU, ATTAC, la Ligue des droits de l'homme, Greenpeace et Extinction Rébellion appellent tous à un rassemblement contre la loi de sécurité globale ce samedi 16 janvier 2021. Si l'appel est national, à La Réunion la marche partira du parvis de la médiathèque Cimendèf à partir de 17h. Le cortège se dirigera ensuite à la sous-préfecture afin d'y déposer une motion. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Nouvelle mobilisation contre la loi de sécurité globale ce samedi 16 janvier à Saint-Paul. Si le mouvement de protestation est national, à La Réunion il aura lieu à Saint-Paul. Le SNJ (syndicat national des journalistes) appelle les "partisans de la liberté d'expression" à manifester pacifiquement. Aux côtés du syndicat, la CGTR, Solidaires, FO, la CFTC, le SAIPER, la FSU, ATTAC, la Ligue des droits de l'homme, Greenpeace et Extinction Rébellion seront également présents.

Le 24 novembre dernier, un rassemblement d'une trentaine de personnes s'était tenu devant la préfecture afin de dénoncer ce projet de loi jugé "liberticide". Tous les participants étaient invités à prendre la parole sur place, où l'importance de la liberté de la presse a été rappelée à maintes reprises. Il fut aussi souligné que plusieurs exactions avaient finalement pu être condamnées par la justice à la suite de reportages et d'images de presse montrant les actes des forces de l'ordre.

Lire aussi : Loi sécurité globale : une trentaine de personnes manifestent devant la préfecture

Si plusieurs articles de ce texte de lois font débats, c'est le numéro 24 qui cristallise toutes les polémiques. En effet, la majorité présidentielle souhaite pénaliser d'un an de prison et de 45.000 euros d'amende la diffusion de "l'image du visage ou tout autre élément d'identification" d'un membre des forces de l'ordre en intervention, quand elle porte "atteinte" à leur "intégrité physique ou psychique".

Lire aussi : L'Assemblée donne un large feu vert au texte controversé sur la "sécurité globale"

Le texte de loi a été adopté haut la main en première lecture par l'Assemblée nationale avec 388 voix pour, 104 contre et 66 abstentions. Les violentes manifestations dans l’hexagone et l'affaire Michel Zecler, ce producteur de musique passé à tabac par des policiers finissent par contraindre l'exécutif à revoir sa copie. Si le projet de loi en lui-même n'est pas retiré, le gouvernement propose une réécriture de l'article 24.

Une annonce insuffisante pour les défenseurs de la liberté. Ce samedi 16 janvier marquera un nouvel épisode de la contestation face à la loi de sécurité globale.

ms/www.ipreunion.com / [email protected]

   

2 Commentaire(s)

John , Posté
Nos élus n'écoutent plus le peuple c'est une honte La dictature est en marche pour nous
Pot de fer contre pot de terre, Posté
Ce n'est pas toujours le pot de fer qui gagne.Dernièrement la justice a recadré le.ministere de l'intérieur pour usage de drones pendant le confinement.