[VIDEOS] Sous-effectif, fatigue extrême, grosses charge de travail :

Les soignants dans la rue pour dénoncer leurs conditions de travail


Publié / Actualisé
Le temps passe et les choses ne semblent pas changer pour les personnels de santé. C'est en tout cas ce que dénonce la CGTR Santé ce jeudi 21 janvier 2021, suite à un appel à la mobilisation nationale. Services en sous-effectif, fatigue extrême, charge de travail qui ne cesse d'augmenter...le syndicat dénonce des conditions de travail qui ne semblent pas s'améliorer. Le rendez-vous est donné à 9 heures devant les locaux de l'Agence régionale de santé (ARS) à Saint-Denis (Photo archives rb/www.ipreunion.com)
Le temps passe et les choses ne semblent pas changer pour les personnels de santé. C'est en tout cas ce que dénonce la CGTR Santé ce jeudi 21 janvier 2021, suite à un appel à la mobilisation nationale. Services en sous-effectif, fatigue extrême, charge de travail qui ne cesse d'augmenter...le syndicat dénonce des conditions de travail qui ne semblent pas s'améliorer. Le rendez-vous est donné à 9 heures devant les locaux de l'Agence régionale de santé (ARS) à Saint-Denis (Photo archives rb/www.ipreunion.com)

Suite à un appel national à la mobilisation, la CGTR Santé a décidé de se rassembler devant l'ARS de Saint-Denis ce jeudi. "Ce sont toujours les mêmes demandes : augmentation du salaire, du nombre de lits, des personnels…" liste Gabriel Mélade, de la CGTR Santé. Le syndicat dénonce par ailleurs les termes du Ségur de la santé, annoncé par le gouvernement en juillet 2020."Il crée des inégalités, en excluant une partie des soignants. Certains se retrouve avec le même poste, le même patron, le même contrat, avec un salaire inférieur" dénonce le soignant.

La CGTR demande "plus de considération pour tous les exclus du Segur, notamment pour le personnel à domicile comme les infirmières et tout le secteur médico-social qui sont exclus de la prime de 183 euros accordée aux personnels soignants".

Gabriel Mélade, membre de la CGTR demande "plus de considération pour tous les exlcus du Ségur" :

Denise Grondin, éducatrice spécialisée dans le domaine médico-social réclame "une égalité de traitement entre le sanitaire et le médico-social". La spécialiste se sent "oubliée par rapport aux salaires, aux conditions de travail" et demande une "revalorisation" dont elle estime "avoir le droit".

Denise Grondin, éducatrice spécialisée réclame une revalorisation du secteur médico-social :


Alors que la crise sanitaire soufflera bientôt sa première bougie, la déception est palpable chez ceux qui étaient considérés comme des héros au début de l'épidémie. "On nous a martelé que nous étions des héros, aujourd'hui, on voit bien comment nous sommes considérés par le gouvernement" critique Gabriel Mélade, qui dénonce par ailleurs des effets d'annonces, qui n'ont pas été suivies par des mesures concrètes pour aider le secteur de la santé.

- Pas d'autre syndicat sur place -

Si les autres syndicats ne devraient pas être présents ce jeudi, le sentiment d'abandon de la part du gouvernement est tout de même présent. "Les conditions de travail sont déplorables, et ce depuis bien avant l'apparition de la Covid-19" souligne Zohra Givran , du syndicat SUD-Santé Réunion au CHOR. La suppression de lits, d'effectifs, et la stagnation des salaires sont en effet dénoncés depuis plusieurs années déjà.

"Quant à la crise sanitaire, nous avons la chance d'avoir été préservés ici. Finalement, les problématiques que nous connaissons à La Réunion, ce sont les mêmes que tout le secteur hospitalier. L'épidémie n'a fait que mettre en lumière une situation qui existe depuis plusieurs années maintenant" souligne la syndicaliste.

La CFDT de son côté ne sera pas non plus présente. "Ce n'est pas parce qu'on ne manifeste pas qu'on n'agit pas" rappelle cependant Expedit Lock-Fat, secrétaire général de la CFDT Santé Réunion. Le syndicat s'est mobilisé à plusieurs reprises pour la création d'un volet outre-mer dans le Ségur de la santé. "Aujourd'hui, les discussions se font autour d'une table" précise-t-il.

Malgré les promesses du gouvernement, la CGTR Santé pointe du doigt la mauvaise gestion de la crise sanitaire. "Il y a eu une pénurie de masque, puis de tests, peut-être y en aura-t-il une de vaccin. Nous nous posons la question aujourd'hui" dénonce Gabriel Mélade.

- La CGTR reçue par l'ARS -

Suite à la manifestation, les manifestants ont été reçus par l'ARS qui "a écouté les revendications" et "les portera devant le ministère de la Santé". Si elle n'a pas réussi à obtenir de réponses immédiates, la CGTR s'estime "satisfaite par le nombre de personnes qui se sont rassemblées malgré des conditions de travail qui ne leur laisse que très peu de temps".

www.ipreunion.com / [email protected]

   

1 Commentaire(s)

Mythe de Sisyphe, Posté
Les personnels soignant font leur job quand d'autres ne le font pas.