[LIVE] Pour non respect du couvre-feu et non port du masque :

Défilé du 31 décembre au Port : des peines allant de 1 an de prison ferme à 12 mois avec sursis


Publié / Actualisé
Les organisateurs présumés du défilé de deux roues qui s'est tenu au Port le soir de la Saint-Sylvestre malgré le couvre-feu sont jugés ce mercredi 3 février en comparution immédiate. Le 31 décembre 2020, La Réunion a dû en effet respecter un couvre-feu exceptionnel pour le réveillon de la Saint-Sylvestre, instauré à 1h et jusqu'à 5h du matin. Malgré ça, des dizaines de deux roues ont défilé dans les rues du Port, sous les yeux de centaines de spectateurs. Un défilé traditionnel pour Le Port mais qui n'a pas plu aux autorités. Quatre personnes sont jugées ce mercredi, toutes affirment avoir participé au défilé pour assurer la sécurité des autres et vérifié qu'il n'y ait pas d'affrontement avec la police. Aucun incident n'a en effet été reporté ce soir-là. La procureure n'a pas été convaincue par ces justifications. Les prévenus écopent de peines allant de 1 an de prison ferme - à l'encontre de Dany Dubard qui a donc été incarcéré - à 12 mois avec sursis. (Photos rb/www.ipreunion.com)
Les organisateurs présumés du défilé de deux roues qui s'est tenu au Port le soir de la Saint-Sylvestre malgré le couvre-feu sont jugés ce mercredi 3 février en comparution immédiate. Le 31 décembre 2020, La Réunion a dû en effet respecter un couvre-feu exceptionnel pour le réveillon de la Saint-Sylvestre, instauré à 1h et jusqu'à 5h du matin. Malgré ça, des dizaines de deux roues ont défilé dans les rues du Port, sous les yeux de centaines de spectateurs. Un défilé traditionnel pour Le Port mais qui n'a pas plu aux autorités. Quatre personnes sont jugées ce mercredi, toutes affirment avoir participé au défilé pour assurer la sécurité des autres et vérifié qu'il n'y ait pas d'affrontement avec la police. Aucun incident n'a en effet été reporté ce soir-là. La procureure n'a pas été convaincue par ces justifications. Les prévenus écopent de peines allant de 1 an de prison ferme - à l'encontre de Dany Dubard qui a donc été incarcéré - à 12 mois avec sursis. (Photos rb/www.ipreunion.com)

Notre journaliste est sur place devant le tribunal de Champ Fleuri, regardez :

 

 

Publiée par Imaz Press Réunion (Page officielle) sur Mercredi 3 février 2021

 

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    Fin du live

    Ce live est à présent terminé, merci d’avoir suivi cette actualité avec nous. Bonne fin de journée.

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    Fin des plaidoiries : Dany Dubard incarcéré, les trois autres prévenus ressortent libre

    Après les plaidoiries des quatre avocats, le tribunal a délibéré et a rendu sont jugement Dany Dubard est condamné à un an de prison ferme Une peine de 18 mois d’emprisonnement est signifiée à Frédérick Arzeux. Willy Incana et Lionel Labatrie sont condamnés à un an de prison avec sursis. Dany Dubard a été incarcéré. Les trois autres mis en cause sont ressortis libre du tribunal sous led applaudissements des personnes venues le soutenir

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    6 à 18 mois de prison requis contre les quatre prévenus

    Les réquisitions en détail :

    - Dany Dubard : 18 mois de détention, 500 euros d'amende pour non respect du couvre-feu, 135 euros d'amende pour non port du masque

    - Lionel Labatrie : 12 mois de prison dont 6 avec sursis, 500 euros d'amende pour non respect du couvre-feu, 135 euros d'amende pour non port du masque

    - Willy Incana : 6 mois de prison ferme, 500 euros d'amende pour non respect du couvre-feu, 135 euros d'amende pour non port du masque

    - Frédérick Arzeux : 12 mois de prison dont 6 avec sursis, 500 euros d'amende pour non respect du couvre-feu, 135 euros d'amende pour non port du masque

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    Fin des questions, la procureure présente sa vision des choses

    La procureure a fini de poser ses questions. Il semble qu’elle ne croie pas les mis en cause. Elle leur reproche notamment d’avoir roulé à contre-sens dans des ronds points. Les mis en cause réfutent.

    Avant de formuler ses réquisitions, la procureure indique d’emblée ne pas être convaincue par la version des mis en cause. “Ils n’assument pas leurs responsabilités, sinon ils auraient reconnu qu’ils ont fait la promotion de ce défilé, qu’ils y ont participé et qu’ils ont commis un certain nombre d’infractions“ estime la magistrate. “Les prévenus savaient que ce défilé, en fait ce rodéo, allait être dangereux“ dit encore la procureure.

    Elle ajoute : “il y avait un couvre-feu et ils n’avaient pas à être là, certes mais là n’est pas la question. Le problème est qu’il y a eu mise en danger d’autrui en raison de nombreuses infractions, circulation à contre sens, circulation sur le trottoir, on roule sur la roue arrière ou debout sur se moto“ lance la magistrate.

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    "Image négative du Port"

    “Plein de gens ont une image négative du Port. Ils attendaient qu’une seule chose, c’est que ça tourne mal. Cela n’a pas été le cas“ dit Frédérick Arzeux à la procureure.

  • IPR

    Place aux questions de la procureure

    La présidente a fini l’examen des faits. C’est maintenant la procureure qui pose des questions aux prévenus.

    Dany Dubard affirme à la procureure qu'il n'était ni l'organisateur ni même un encadrant. "J'étais là simplement" dit-il.

     

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    L'examen des faits se poursuit dans le calme

    L’examen des faits se poursuit. La présidente prend son temps, elle veut savoir exactement qui a fait quoi. Tous les prévenus répondent très clairement. Ils ne nient pas du tout leur participation, mais réfutent avoir été les organisateurs. Ils insistent tous pour dire que leur seul but était de protéger la ville du Port, faire en sorte que personne ne soit blessé et qu’il n’y ait pas d’affrontements avec la police.

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    Les quatre prévenus :

    - Frédérick Arzeux
    - Willy Incana
    - Dany Dubard
    - Lionel Labatrie

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    "Aider et surveiller"

    Willy Incana témoigne. “Nous sommes des grands frères. J’avais le choix : soit je laissais faire en restant chez moi, soit j’allais aider et surveiller pour être sûr tout se passe bien dans ma ville, dans Le Port“ dit-il, comme lors de son interview par Imaz Press avant le début du procès.

  • IPR

    Présent "pour éviter des débordements"

    L’un des prévenus explique qu’il a voulu éviter des débordements, des affrontements possibles avec la police et des accidents en encadrant le défilé.

    “J’ai voulu faire en sorte que tout se passe bien. Il y a quelques années j’ai perdu un ami qui s’est tué lors d’un défilé du 31 décembre. Je ne voulais plus voir ça“ dit le prévenu. “Les jeunes ont respecté les consignes de sécurité que je leur avait données. Tout s’est bien passé tout au long des trois heures qu’a duré le défilé“ dit-il aussi.

    Rappelons que ce soir-là il n'y a eu aucun incident.

     “Dès que le préfet a annoncé le couvre-feu il y a eu une forte tension chez les jeunes. Nous avons tout fait pour les calmer et tout s’est bien passé“ souligne un autre prévenu.

  • IPR

    Le couvre-feu pose problème

    A savoir que ce défilé a lieu tous les 31 décembre au Port depuis des années. Ce qui pose problème cette fois est le couvre-feu qui avait été décrété par le préfet. La présidente veut savoir qui est à l'origine de l'organisation du défilé.

  • IPR

    Examen des faits

    C'est maintenant l'heure de l’examen des faits qui se sont produits le 31 décembre au Port.

    La présidente donne la chronologie des faits et lit les procès verbaux de la police indiquant que le cortège a commencé à se former avec 10 motos avant minuit. Une heure plus tard plusieurs dizaines de motos ont été recensées et le défilé s'est fait dans les rues du Port.

    Les quatre mis en cause auraient été identifiés par les forces de l'ordre. Une centaine de véhicules auraient défilé en tout. Il y aurait eu du monde dans les rues jusqu’à 5h du matin.

  • IPR

    Willy Incana fait partie des quatre prévenus

    "Je suis convoqué concernant le défilé du 31 décembre. On dit que je fais partie des organisateurs. Ce soir-là moi j'ai voulu donner un coup de main pour éviter que ça dégénère. Et là je me retrouve ici alors que ce soir-là il y avait 2.000 personnes... Tout s'est bien passé et pourtant je me retrouve au tribunal. En tant que grand frère du Port j'avais un choix : soit je respecte le couvre-feu du préfet, soit je sors protéger les petits frères et éviter les accidents. Le choix était vite fait."

    Regardez :

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    Le procès commence

    Protocole Covid oblige, il n'y a quasiment personne dans la salle d'audience. Les personnes venues en soutien n'ont pas été autorisées. Sont présents en salle d'audience : les policiers, les journalistes, avocats magistrats et prévenus, mais aucun public.

    Dans un premier temps, les prévenus sont interrogés sur leur CV et leurs activités actuelles.

  • IPR

    "Nou lé solidèr"

    "On n'est pas racistes. Mais on contrôle notre vie et notre pouvoir. On se présente devant l'Etat solidaires. Si on ne le fait pas, qui le fera ?" s'interroge l'un des participants au micro.

    Le rassemblement se transforme en vrai plaidoyer pour un juste contrôle des forces de l'ordre et une égalité d'intervention entre quartiers pauvres et riches

  • IPR

    Les QG Zazalé sont sur place

    Ils sont également en direct devant le tribunal :

     

     

    Publiée par QG Zazalé - Gilets Jaunes sur Mercredi 3 février 2021

     

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    Très important dispositif de sécurité

    Autour du tribunal de nombreux policiers sont présents et encadrent le tribunal. Ils sont également présents sur les axes alentour.

    Le rassemblement des proches des organisateurs et des gilets jaunes se déroule dans le calme. L'une des personnes présentes a entamé une chanson au micro, pour parler du système de sécurité inégal selon lui. Il pointe du doigt une inégalité d'intervention de la part des forces de l'ordre entre les quartiers du littoral comme Saint-Gilles et les quartiers comme le Chaudron ou les Camélias.

  • IPR

    Rassemblement massif devant le tribunal

    Des dizaines et des dizaines de personnes sont rassemblées devant le tribunal. De nombreux gilets jaunes sont là, et donc le QG Zazalé.

    Les intervenants sont exaspérés de voir que c'est "encore Le Port qui est sanctionné". Des proches des organisateurs regrettent qu'ils soient jugés alors qu'ils n'ont "rien fait de grave". Plusieurs personnes présentes rappellent que le défilé du Nouvel an s'est déroulé sans heurt au Port, dans le calme, et que les organisateurs n'ont "rien fait de mal, ils sont innocents" affirment un proche.

  • IPR

    Notre journaliste est sur place devant le tribunal de Champ Fleuri, regardez :

     

     

    Publiée par Imaz Press Réunion (Page officielle) sur Mercredi 3 février 2021



     

  • IPR

    Bonjour

    Nous ouvrons ce live pour suivre le procès des organisateurs du défilé du nouvel an au Port, ils sont accusés d'avoir braver le couvre-feu

    Restez branchés

A propos

Les organisateurs du défilé de la Saint-Sylvestre jugés ce mercredi

Ils avaient voulu "braver" le couvre-feu pour honorer le traditionnel défilé du Nouvel an au Port. Les deux organisateurs de cette procession à deux roues tenue le 31 décembre 2020 dans la nuit sont jugés ce mercredi 3 février 2021 en comparution immédiate.

Lire aussi : Le Port : un défilé de motos dans le calme... mais avec beaucoup de public

Les organisateurs du défilé de deux roues qui s'est tenu au Port le soir de la Saint-Sylvestre malgré le couvre-feu sont jugés ce mercredi 3 février en comparution immédiate. Le 31 décembre 2020, La Réunion a dû en effet respecter un couvre-feu exceptionnel pour le réveillon de la Saint-Sylvestre, instauré à 1h et jusqu'à 5h du matin. Malgré ça, des dizaines de deux roues ont défilé dans les rues du Port, sous les yeux de centaines de spectateurs, beaucoup sans masques.

Un défilé traditionnel pour Le Port mais qui n'a pas plu aux autorités. Chaque année en effet, la ville du Port accueille un défilé de voitures et de deux roues pour célébrer le passage à la nouvelle année. Mais les conditions sanitaires fin 2020 n'ont pas permis d'organiser cette procession dans les conditions habituelles.

Le couvre-feu en question, instauré de façon tout à fait exceptionnelle à La Réunion pour le réveillon de la Saint-Sylvestre, ne permettait normalement pas à la population d'être dans la rue entre 1h et 5h du matin. Cette nuit-là ce sont pourtant des dizaines de deux roues qui ont défilé dans les rues du Port, avec pour public des centaines de personnes. Un défilé tout à fait pacifique mais organisé après le couvre-feu, ce qui n'a pas plu aux autorités.

   

2 Commentaire(s)

Ti iguane, Posté
Ce Willy incana travaille à la region non? Garde du corps? Mdr hi hi hi
7AC, Posté
La Loi, c'est zot, tout ça à cause du phénomène de bande, exacerbé par les réseaux sociaux !