[LIVE] Premier défilé depuis le confinement :

L'intersyndicale manifeste dans les rues de Saint-Denis


Publié / Actualisé
Un mouvement de grève nationale agite la France ce jeudi 4 février 2021 et La Réunion n'est pas en reste. A l'appel de l'intersyndicale, un rassemblement a débuté dès 9h30 ce jeudi au Jardin de l'Etat à Saint-Denis. Les syndicats invitent toutes celles et ceux qui le souhaitent à rejoindre leurs rangs pour le premier défilé de l'année. Objectif : dénoncer l'action du gouvernement face à la crise sanitaire et défendre, une fois de plus, les droits estimés bafoués des travailleurs. Les représentants de l'Education nationale et de la santé seront les premiers à manifester ce jeudi. Une centaine de personnes ont répondu à l'appel. Suivez notre live (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Un mouvement de grève nationale agite la France ce jeudi 4 février 2021 et La Réunion n'est pas en reste. A l'appel de l'intersyndicale, un rassemblement a débuté dès 9h30 ce jeudi au Jardin de l'Etat à Saint-Denis. Les syndicats invitent toutes celles et ceux qui le souhaitent à rejoindre leurs rangs pour le premier défilé de l'année. Objectif : dénoncer l'action du gouvernement face à la crise sanitaire et défendre, une fois de plus, les droits estimés bafoués des travailleurs. Les représentants de l'Education nationale et de la santé seront les premiers à manifester ce jeudi. Une centaine de personnes ont répondu à l'appel. Suivez notre live (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

• Notre journaliste est en direct, regardez :

  • IPR

    C'est la fin du live

    Ce live est à présent terminé, merci d’avoir suivi cette actualité avec nous. Bonne fin de journée.

  • IPR

    "Les mesures qui sont prises pour faire face à la pandémie dans les écoles ne sont pas suffisante" déclare Corinne Peyré, secrétaire académique SNES FSU. Regardez :

  • IPR

    Fasy Frania, assistante sociale et déléguée syndicale CGTR, explique les raisons de la grève :

  • IPR

    Le Barachois est rouvert à la circulation dans les deux sens
     

  • IPR

    Barachois fermé

    En raison du cortège qui défile à Saint-Denis, le CRGT indique que le Barachois est fermé dans les deux sens de circulation.

  • IPR

    "Marre d'être méprisés"

    Augmentation du SMIC, création de postes, revalorisation de la fonction publique, gestion de la crise Covid... les sujets sur la table sont nombreux aujourd'hui.

    "On en a marre d'être méprisés" disent les manifestants. Dans les rangs du cortège, on indique vouloir défendre "les plus fragiles" et les droits des enseignants pour les écoles, ainsi que les frais professionnels notamment pour usage du véhicule personnel en allant au travail.

    Les syndicats n'attendent "plus rien" des responsables et certains se disent déçus de leur rencontre au Conseil départemental.

  • IPR

    Corinne Peyre, secrétaire académique du SNES FSU :

    "On est là pour la défense de la fonction publique. En ce temps de pandémie, nous avons besoin de plus d'emplois pérennes dans les établissements scolaires pour de meilleures conditions d'apprentissage. Malheureusement ça n'évolue pas dans le bon sens malgré nos nombreux mouvements. Le gouvernement reste sur ses positions et refuse de regarder la réalité en face. C'est un déni de réalité et beaucoup de vent."

    A La Réunion, "on se rend compte que les suppressions de postes continuent, soi-disant remplacés par une augmentation des heures supplémentaires mais ce n'est pas une solution."

    Concernant le renforcement des mesures sanitaires dans les écoles, "on est tous tributaires du port du masque, pour les élèves ça devient insupportable avec la chaleur. Pour les enseignants, communiquer avec un masque c'est aussi très compliqué. On est dans des conditions de travail qui ne sont pas aisées".

  • IPR

    Les manifestants descendent la rue de Paris, regardez :

  • IPR

    Bonjour à tous, bienvenue dans ce live !

A propos

Grève générale à La Réunion

L'intersyndicale appelle à la mobilisation à La Réunion. Une grève interprofessionnelle est ainsi organisée ce jeudi 4 février dès 9h30 au Jardin de l'Etat à Saint-Denis. Le premier défilé de l'année, et surtout le premier depuis le confinement, vise notamment à protester contre les mesures mises en places par le gouvernement en cette période de crise sanitaire et économique.

Les droits des travailleurs font également partie des revendications : l'augmentation des salaires, la création d'emploi et la revalorisation du SMIC.  Ce début d'année est "désastreux" pour le monde du travail et la jeunesse par le secrétaire confédéral de la CGTR, Jacques Bhugon. La grève de ce jeudi concerne à la fois les secteurs public et privé.

Lire aussi - L'intersyndicale appelle à la grève

Le mouvement de grève nationale peut engendrer des perturbations dans les écoles, préviennent plusieurs communes et intercommunalités de l'île. Les parents des élèves sont invités à prendre leurs dispositions. Certains services peuvent ne pas être assurés comme la surveillance ou la cantine.

Lire aussi - Grève du 4 février : des perturbations prévues dans les écoles de l'île

- Paupérisation de la population -

"Une grande partie de la population est plongée dans la précarité et la pauvreté aujourd'hui à La Réunion", constate Jacques Bhugon. "Même s'ils ne sont pas visibles, il y a des licenciements, la situation s'aggrave pour les salariés dans les entreprises. Le taux de chômage s'aggrave aussi pour les jeunes. Dans le public, cela fait plus de 10 ans qu'il n'y a pas d'augmentation de salaire. Dans le privé, le SMIC a été revalorisé en dessous de 1 %, c'est une provocation. Rien n'a été mis en place pour les fonctionnaires, dont les points d'indices ont été gelés. C'est ce qui nous pousse à appeler à la mobilisation les Réunionnais."

Guillaume Aribaud, co-secrétaire de la FSU, partage le bilan établi par la CGTR. "Le gouvernement Macron ne fait qu'appliquer la politique qu'il tenait déjà avant la crise. Une réduction du nombre de fonctionnaires est en place, tout comme la dégradation du service public. Les conditions de travail sont plus difficiles pour les fonctionnaires et la crise n'a fait que montrer du doigt des situations que nous alertions déjà auparavant. Les mesures ne sont pas du tout mélioratives pour la population. Il y a aussi un problème vis-à-vis de la communication du Gouvernement. Globalement on apprend en même temps que l'usager ce qu'il va advenir dans notre travail. Cette une forme de communication totalement méprisante, qui est devenue une arme de bataille pour le gouvernement", dénonce-t-il.

Le Saiper est de cet avis et avance que le gouvernement "a tout fait pour supprimer le dialogue social." La suppression des réseaux d'éducation prioritaire rend la situation de l'éducation encore plus difficile à la Réunion d'près le syndicat, alors que l'île accuse les résultats scolaires les plus mauvais à l'échelle nationale, se situant juste devant Guyane et Mayotte. Le Saiper dénonce ainsi qu'il n'y aura bientôt plus de CP et de CE1 dans certaines écoles, ce qui ne permettra pas un rattrapage vis-à-vis de la Métropole.

- Grève interprofessionnelle -

De son côté, l'Union syndicale Solidaires, est consciente qu'il est difficile de se mobiliser en cette période. "Tout le monde n'a pas la tête à aller renverser la table. Pour autant il nous semble importante d'être présents. C'est une grève interprofessionnelle, nationale. Plusieurs sujets posent question aujourd'hui, notamment concernant le télétravail et les licenciements. Certains sont liés à la baisse d'activité mais d'autres sont juste effectués par opportunité. Il faut combattre une forme d'individualisme, apparu avant la pandémie. On ne peut pas se renfermer. La sinistrose ambiante doit être combattue par les unités intersyndicales. On sait que la mobilisation ne sera pas exceptionnelle, mais venez porter cette parole. Notre responsabilité est d'y aller, de porter nos revendications", clame ainsi son représentant Pascal Valliamé.

La grève sera l'occasion pour l'intersyndicale de faire part de ses revendications, notamment concernant les augmentations de salaires. "Vivre avec un SMIC fixé aujourd'hui à 1.100 euros est impossible. Il a besoin d'être revalorisé à hauteur de 1.8OO euros. On revendique également de bonnes conditions de travail, l'application des conventions collectives, l'égalité professionnelle pour tous.

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !