Affaire supposée de prise illégale d'intérêt :

Affaire du Sdis : Nassimah Dindar fixée sur son sort le 13 avril


Publié / Actualisé
Cinq mois de prison avec sursis et deux ans d'inéligibilité ont été requis contre Nassimah Dindar par le procureur de Saint-Denis ce vendredi 5 mars 2021. Ces réquisitions ont été prises pour des des faits présumés de prise illégale d'intérêt supposément commis à l'époque où elle était présidente du service d'incendie et de secours (Sdis). Selon les enquêteurs, deux personnes auraient aussi travaillé pour Nassimah Dindar sur le plan personnel, l'un en tant que jardinier, et l'autre en tant que femme de ménage. Outre l'aspect judiciaire, se joue aussi en toile de fond l'avenir politique de la sénatrice, qui devrait très probablement être candidate à sa réélection lors des départementales des 13 et 20 juin prochains. Le tribunal rendra son jugement le 13 avril (Photos rb/www.ipreunion.com)
Cinq mois de prison avec sursis et deux ans d'inéligibilité ont été requis contre Nassimah Dindar par le procureur de Saint-Denis ce vendredi 5 mars 2021. Ces réquisitions ont été prises pour des des faits présumés de prise illégale d'intérêt supposément commis à l'époque où elle était présidente du service d'incendie et de secours (Sdis). Selon les enquêteurs, deux personnes auraient aussi travaillé pour Nassimah Dindar sur le plan personnel, l'un en tant que jardinier, et l'autre en tant que femme de ménage. Outre l'aspect judiciaire, se joue aussi en toile de fond l'avenir politique de la sénatrice, qui devrait très probablement être candidate à sa réélection lors des départementales des 13 et 20 juin prochains. Le tribunal rendra son jugement le 13 avril (Photos rb/www.ipreunion.com)
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    Ce live est à présent terminé, merci d'avoir suivi cette actualité avec nous

     

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    Jugement le mois prochain

    Après les réquistions du parquet, les avocats ont plaidé en faveur de la relaxe de Nassimah Dindar

    L'audience est terminée.

    Les magistrats rendront leur jugement le mardi 13 avril prochain

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    Réquisition : cinq mois de prison avec sursis et deux ans d'inéligibilité

    Le procureur Eric Tuffery a requis cinq mois de prison avec sursis et deux ans d'inéligibilité ont été requis contre Nassimah Dindar par le procureur de Saint-Denis.

    La parole est maintenant à la défense

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    Reprise de l’audience 

    Les incidents sont joints au fond. Les débats commencent et Nassimah Dindar est interrogée.

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    L'audience est suspendue

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    Une précision

    Maître Brossolet reprend la parole pour préciser qu’il demande "l’annulation de la procédure pénale et pas celle de la chambre" et qu’il n’y a donc pas de problème de non respect de la séparation des juridictions selon lui.

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    Eric Tuffery demande le rejet de la requête en nullité de la procédure

    L’enquête judiciaire a été faite loyalement estime Eric Tuffery. Il demande le rejet de la requête en nullité de la procédure

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    La citation à comparaître de Cyrille Hamilcaro annulé ce jeudi

    Pour rappel, ce jeudi le tribunal de Saint-Pierre a annulé la citation à comparaître de Cyrille Hamilcaro en estimant fondée la requête de la défense (menée par le bâtonnier Normane Omarjee) soulignant que cette citation n’était pas suffisamment claire pour permettre la préparation d’une bonne défense.

    C'est également la demande des avocats de Nassimah Dindar ce jour.

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    Eric Tuffery demande que l'affaire soit jugée ce jour

    Le procureur Eric Tuffery prend la parole. Il demande que les deux incidents (la nullité de la citation et le nullite de la procédure) soient joints au fond et que l’affaire soit jugée ce jour.

    Le procureur défend sa citation a comparaître : “elle est très claire, elle reproche à madame Nassimah Dindar d’avoir favorisé l’embauche de deux personnes. De quel cadre légal vient-on donc nous parler la défense ? Tout a été respecté". Il demande le rejet de la demande de nullité de la citation.

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    Maître Brossolet demande l'annulation de la procédure

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    Ce qui est reproché à Nassimah Dindar :

    - Pour rappel, la chambre régionale des comptes a pointé un certain nombre de dysfonctionnements lorsque Nassimah Dindar était présidente du SDIS.

    - La chambre a épinglé l’embauche de deux personnes qu’elle connaissait, l’une étant son jardinier, et l’autre étant sa femme de ménage.

    - Les faits supposés se seraient produits entre 2015 et 2018. Nassimah Dindar est poursuivie pour "prise illégale d’intérêts".

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    "Pas de procès verbal"

    Après ce détournement de procédure“lourd de conséquences“ pour “ce dossier fantôme“, le procureur de la république a demandé “fort judicieusement“ aux enquêteurs de se rapprocher de la chambre régionale des comptes qui “pourra leur fournir tous les éléments nécessaires à l’enquête“ Le problème, ajoute l’avocat Brossolet, est qu’“il y a bien eu rencontre entre les gendarmes et la chambre, mais la encore nous n’avons aucun procès verbal de cette rencontre“.

    "C’est quoi un dossier fantôme ? C’est un dossier où il n’y a rien, et c’est le cas", estime le juriste.

    "Tout cela est un peu fort de café. Les droits de la défense n’ont pas été respectés. Ces informations accusant madame Dindar viennent de trois personnes, dont la chambre refuse de donner les noms lorsque la défense les demandent" ajoute l'avocat.

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    "Détournement de procédure"

    Selon Maître Brossolet, la chambre régionale des comptes n’a pas vocation à s’instruire sur des délits supposés qu’aurait commis Nassimah Dindar : "nous sommes en présence d’un détournement de procédure de la part de la chambre" affirme-t-il. 

    Herman Rifosta, conseiller départemental de Bois d’Olives (Saint-Pierre) et président du Sdis, assiste au procès.

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    "Enquête secrète"

    Maître Brossolet estime que cette “enquête secrète" porte atteinte aux intérêts de sa cliente. "Quel est ce pays où l’on admettrait des délations anonymes ?!" s’exclame l’avocat.

     

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    Maître Brossolet : "une procédure extravagante"

    "C’est une procédure extravagante qui a été menée par la chambre régionale des comptes. Nous n’avons aucune trace de cette procédure, il n’y a pas de procès verbal et donc pas de contradictoire possible. Lorsqu’un magistrat de la chambre dit “j’ai rencontré telle personne qui a fait telle déclaration“, nous ne pouvons pas porter la contradiction. J’ai demandé à la chambre de me transmettre copie de toute cette procédure, cela m’a été refusé".

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    La seule affaire inscrite

    Le procès de Nassimah Dindar est la seule affaire inscrite au rôle de cette audience. Si l’affaire est finalement examinée, les débats vont durer toute la matinée.

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    La défense demande la nullité de la citation à comparaître

    Les avocats de la défense, les bâtonniers Djalil Gangate et Normane Omarjee, demandent la nullité de la citation à comparaître. Ils estiment qu’elle n’est pas suffisamment claire pour permettre aux avocats d’organiser la défense.

    Maître Luc Brossolet du barreau de Paris assure également la défense de Nassimah Dindar.

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    Nassimah Dindar est arrivée au tribunal

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    Nassimah Dindar et ses avocats arrivent à Champ Fleuri :

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    Bonjour nous ouvrons ce live pour suivre le procès de Nassimah Dindar

    Suivez notre direct

A propos

C’est un rapport de la chambre régionale des comptes sur la gestion du SDIS 974 qui a soulevé l'affaire, pointant un certain nombre de dysfonctionnements et notamment l’embauche de deux personnes qu’elle connaissait, l’une étant son jardinier, et l’autre étant sa femme de ménage. Nassimah Dindar a toujours nié les faits qui lui sont reprochés. Elle avait d’ailleurs été entendue pendant près de trois heures par les gendarmes sous le statut de témoin assisté en décembre 2018.

Lire aussi : Affaire supposée d'emplois fictifs au SDIS: Nassimah Dindar a quitté la caserne Vérines

Selon l'acte de renvoi devant le tribunal, les faits supposés se seraient produits entre 2015 et 2018. Elle est poursuivie pour "prise illégale d’intérêts". Le procès devait initialement se tenir le 3 avril 2020 mais avait été reporté au 3 juillet 2020 pour cause de confinement. Le procès avait à nouveau été renvoyé à la demande de la défense.

Au-delà de l’aspect judiciaire, ce procès pourrait avoir des conséquences sur l’avenir politique de Nassimah Dindar. Une condamnation pourrait en effet freiner la sénatrice dans sa campagne, même si un appel serait suspensif. En effet, cette dernière devrait être candidate à sa réélection dans le canton 10 de Saint-Denis. Un binôme avec Jean-François Hoareau, élu de la majorité municipale dionysienne, est pour l’instant évoqué.

Elle pourrait alors retrouver alors sur sa route un ténor de la droite, Didier Robert, qui pourrait se lancer dans la bataille des départementales. Il devra d’abord passer devant le tribunal correctionnel le 9 avril prochain dans l’affaire dite des « Musées Régionaux ». Il lui est reproché une demi-douzaine de griefs.

Lire aussi : Affaires des musées régionaux : le procès de Didier Robert renvoyé au 9 avril 2021

www.ipreunion.com / [email protected]

   

6 Commentaire(s)

Zavoca marron, Posté
Faire du bien ou faire du mal, notamment lorsque l'on est élu du peuple, c'est une question récurrente...La vraie question qui n'a jamais abusé de sa position et de son pouvoir ? En fait, les limites de la démocratie : une fois en place, plus personne ne contrÃ'le et ne vérifie quoi que ce soit, même pas le contrÃ'le a posteriori (CL du Sir préfet grand commis de l'État français), les magistrats de la CRC, le procureur (sauf quand on lui porte tout sur un plateau doré, le comptable public: il est pourtant le garant ultime avant le versement des deniers publics!En tout cas, il y a des familles entières qui se sont enrichies dans la politique..., le dindon c'est l'électeur qui se laisse avoir à chaque fois.
Equité face à l'information, Posté
Malheureusement nos élus péï ne brillent pas par leur probité quelques soit leur bord politique. Mais il est incompréhensible que certaine tête d'affiche face la Une de tous les médias locaux quand ils sont face aux juges et que pour d'autres ce soit le silence total. Comme si pour certains, il était interdit d'informer pour ne pas égratigner leur image préfabriquée. Exemple : Fin 2017 sous le coup de plusieurs plaintes pour harcèlement la maire de La Possession se fait voter une protection fonctionnelle illimitée pour faire payer tous ses frais de justice par la ville. Suite à un recours, la délibération est annulée par le Tribunal Administratif en avril 2019. Mais la maire de La Possession démontre tout le respect qu'elle a pour le tribunal en se faisant attribuer une nouvelle protection fonctionnelle en mai 2019. C'est cette deuxième délibération qui vient d'être à nouveau annulée par le Tribunal Administratif de Saint-Denis le 1er mars dernier. La question aujourd'hui est Â" va-t-elle encore oser bafouer la justice en se faisant revoter une 3e protection fonctionnelle Â" ? Avez -vous lu quelque part une ligne, un mot sur ce nouveau jugement du TA ? Si elle s'était appelée Dindar ou Robert, toute la Réunion serait déjà au courant.
Emeline, Posté
IMAZ PRESS le 9 avril à 8H, à la Nou là devant le tribunal judiciaire pour l'affaire des musées , ça va être doss
Ti Paul, Posté
Elle fera appel pour se présenter aux élections. Les électeurs se viendront ce jugement qui vient juste de tomber. Si la point la honte, elle se retire. Mais , elle va dénoncer cette justice qui applique la loi . Comme M. Sarkozy .....
Élémentaire mon cher Watson, Posté
Est ce que le procès qui se tiendra en avril aura le gros titre dans la presse subventionnée ?
Karma, Posté
I reste le procès phare le 9 avril des musées avec des potes de l'EMPR à la barre! Tout le monde se plie aux convocations espérons que le 9 avril il n'y aurait pas un 4eme renvoi