Semaine de prévention :

Endométriose : "les médecins me disaient que c'était dans ma tête"


Publié / Actualisé
Du 8 au 14 mars 2021 se tiendra la 17ème semaine de prévention et d'information sur l'endométriose, une maladie chronique qui touche plus d'une femme sur dix à La Réunion. A cette occasion, l'association Endo Espoir Océan Indien publiera des vidéos de soutien d'artistes et de personnalités réunionnaises sur ses réseaux. Depuis 2018, l'association présidée par Élodie Boyer, organise des événements et conférences pour mettre en lumière la maladie et libérer la parole des femmes. (Photo rb/www.ipreunion.com)
Du 8 au 14 mars 2021 se tiendra la 17ème semaine de prévention et d'information sur l'endométriose, une maladie chronique qui touche plus d'une femme sur dix à La Réunion. A cette occasion, l'association Endo Espoir Océan Indien publiera des vidéos de soutien d'artistes et de personnalités réunionnaises sur ses réseaux. Depuis 2018, l'association présidée par Élodie Boyer, organise des événements et conférences pour mettre en lumière la maladie et libérer la parole des femmes. (Photo rb/www.ipreunion.com)

L'endométriose touche plus de 10% des femmes dans le monde et à La Réunion, les femmes atteintes par cette maladie sont plus nombreuses qu'en Métropole. Pour autant, certaines femmes attendent plusieurs années avant d'être diagnostiquées et recevoir le traitement adapté.

Maladie chronique, l'endométriose peut se déclarer très tôt chez les jeunes filles et provoquer de fortes douleurs, des troubles de l'estomac ou de la vessie. Et si l'endométriose peut se traiter par des anti-inflammatoires, la maladie peut dans certains cas conduire à des opérations lourdes telles qu'une ablation des ovaires voire de l'utérus. On ne guérit jamais de l'endométriose.

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Trois ans après la création de son association Endo Espoir Océan Indien, Élodie Boyer continue son combat pour la reconnaissance de la maladie. "Les femmes commencent à parler de l'endométriose, mais il existe encore trop de tabous et notamment la peur du jugement des autres", explique la jeune femme.

Touchée elle-même par cette maladie, elle a ressenti les premiers symptômes alors qu'elle était âgée de 15 ans. "Ça a commencé par des règles douloureuses et d'importants maux de ventre qui m'ont obligé à aller aux urgences, témoigne la jeune femme. Les médecins ne me prenaient pas au sérieux, on me disait 'c'est dans ta tête'."

Élodie Boyer finira par être diagnostiquée de l'endométriose en 2012 et subira une opération en 2014 qui lui permettra d'avoir un enfant. Mais la maladie impacte toujours son quotidien. "Ma fille a 5 ans aujourd'hui. Certains jours, je prends sur moi pour l'emmener à l'école, mais les douleurs sont vraiment intenses," déclare la jeune femme qui poursuit son combat contre la maladie à travers son association.

Endo Espoir Océan Indien compte aujourd'hui près d'une quinzaine d'adhérentes qui se réunissent régulièrement pour parler de leur maladie. "Nous souhaitons multiplier les groupes de soutien, explique Élodie Boyer. La crise sanitaire complique l'organisation de notre association, mais il est pourtant essentiel que les femmes puissent partager le quotidien de leur maladie."

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A l'occasion de la semaine de prévention sur l'endométriose, Endo Espoir Océan Indien partagera sur ses réseaux sociaux des témoignages de personnalités réunionnaises touchées par cette maladie. Une table ronde devrait également se tenir samedi à Saint-Paul si les conditions sanitaires le permettent.

Retrouvez le programme de l'association ici.

ha/www.ipreunion.com / [email protected]

   

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