Régionales 2021 :

Au moins deux listes à gauche, Didier Robert frémissant


Publié / Actualisé
Jour après jour, la division à gauche se confirme avec au moins deux listes, et non des moindres, qui seront présentes au 1er tour des élections régionales des 13 et 20 juin 2021. Les signaux concernant les candidatures d'Ericka Bareigts et de Huguette Bello sont en effet très clairs, chacune faisant le plein de soutien avant toute annonce officielle, cela, sur fond de divorce entre la maire de Saint-Paul et Olivier Hoarau, lequel a confirmé sa candidature à la Région. Reste à voir la stratégie qui sera adoptée par Patrick Lebreton, les écologistes ou encore Vanessa Miranville, seule candidate à être officiellement déclarée. A droite, on voit évidemment cette division d'un bon oeil, même si on ne se précipite pas. Les yeux sont rivés vers le 6 avril prochain, date du procès en correctionnelle de Didier Robert, dans l'affaire dite des musées régionaux, alors que le président de Région semble plus que jamais candidat à sa propre succession. (Photo rb/www.ipreunion.com)
Jour après jour, la division à gauche se confirme avec au moins deux listes, et non des moindres, qui seront présentes au 1er tour des élections régionales des 13 et 20 juin 2021. Les signaux concernant les candidatures d'Ericka Bareigts et de Huguette Bello sont en effet très clairs, chacune faisant le plein de soutien avant toute annonce officielle, cela, sur fond de divorce entre la maire de Saint-Paul et Olivier Hoarau, lequel a confirmé sa candidature à la Région. Reste à voir la stratégie qui sera adoptée par Patrick Lebreton, les écologistes ou encore Vanessa Miranville, seule candidate à être officiellement déclarée. A droite, on voit évidemment cette division d'un bon oeil, même si on ne se précipite pas. Les yeux sont rivés vers le 6 avril prochain, date du procès en correctionnelle de Didier Robert, dans l'affaire dite des musées régionaux, alors que le président de Région semble plus que jamais candidat à sa propre succession. (Photo rb/www.ipreunion.com)

• Bello – Bareigts : elles engrangent les soutiens

La division semble actée entre les deux femmes fortes de la gauche. Après plusieurs mois voués à tenter de créer un 'rassemblement de la gauche', les maires de Saint-Paul et de Saint-Denis n’ont finalement pas réussi à s’entendre et à faire front commun. Conséquence, chacune présentera sa propre liste au premier tour des régionales.

En attendant l’annonce officielle de leur candidature, elles engrangent les soutiens pour les encourager à se lancer dans la bataille. Du côté d’Ericka Bareigts, elle peut compter sur le soutien de l’ancien maire de Saint-Denis Gilbert Annette qui a toujours plaidé pour qu’elle conduise une liste lors de ce scrutin. La maire de Saint-Denis peut se targuer également du soutien du PCR. Ce choix été fait parce que "plusieurs membres (du PCR) travaillent déjà en co-responsabilité à la mairie de Saint-Denis et à la Cinor" et que "l’expérience partenariale avec Ericka Bareigts est très positive et respectueuse des engagements réciproques " indiquait le PCR dans un communiqué publié le 6 mars dernier.

Lire aussi : Le parti communiste réunionnais soutient la candidature d'Ericka Bareigts

Quant aux soutiens de Huguette Bello, c’est ce lundi 8 mars, journée internationale des droits des femmes, qu’ils ont choisi d’adresser à la presse une liste de 150 signataires appelant au rassemblement derrière la maire de Saint-Paul. Parmi ces signataires, des membres de la société civile, des sportifs, des chefs d’entreprise, mais aussi des élus de premier rang tels que Joé Bédier, maire de Saint-André, Jacques Técher, maire de Cilaos, Emmanuel Séraphin, président du TCO, Karine Lebon, députée, et Jean-Hugues Ratenon, député. Le soutien de cet élu de la France insoumise (LFI) ne constitue pas une surprise. En effet n ralliement derrière Ericka Bareigts semblait compliqué, puisque LFI déplore ce qu'elle appelle   la proximité ambiguë qu’entretient l’ancienne ministre des Outre-mer avec la majorité présidentielle".

Lire aussi : Régionales : 150 signataires appellent au rassemblement derrière Huguette Bello

Bello – Hoarau : le divorce est consommé

Hasard du calendrier ou manœuvre calculée, c’est au lendemain de la publication de cette liste de 150 soutiens qu’Olivier Hoarau, maire du Port, a décidé d’annoncer son retrait du parti de Huguelle Bello, le PLR. Il est suivi dans cette démarche par trois autres élus de sa majorité : Annick Le Toullec, première adjointe, Armand Mouniata, deuxième adjoint et Jasmine Béton. Ces quatre personnalités justifient cette rupture en indiquant, selon des sources proches, ne plus être "en adéquation avec les stratégies développées par le PLR".

Lire aussi : Olivier Hoarau démissionne du PLR

Olivier Hoarau acte ainsi de façon retentissante son divorce avec Huguette Bello et semble esquisser un choc frontal avec la maire de Saint-Paul dans le cadre des élections régionales. Le maire du Port, Olivier Hoarau, mis en examen et placé sous contrôle judiciaire pour des faits supposés de corruption portant sur l’extension du Cap Sacré Cœur, n’abandonnera pas la course aux régionales. Interrogé par Réunion la1ere ce mercredi matin 10 mars, l'édile portois a souligné  : "je suis plus que jamais candidat à cette élection". Si un ralliement avec Huguette Bello semble maintenant exclu, envisagera-t-il de rejoindre Ericka Bareigts ou poursuivra-t-il son cavalier seul ?

• Quid des autres ténors de la gauche ?

Avec la candidature de ces deux ténors de la gauche, l’espace à gauche pour tenter de briller aux élections régionales semble se réduire à peau de chagrin. Reste à voir si cette nouvelle configuration aura des conséquences chez les candidats pressentis ou déclarés.

Vanessa Miranville quant à elle poursuit sa campagne. Elle semble déterminée à aller jusqu’au bout, avec, peut-être, le soutien de Vanessa Payet-Pignolet qui a récemment quitté son parti Croire et Oser en annonçant qu’elle serait très probablement sur une liste aux régionales, sans indiquer la personnalité qu’elle rejoindrait, mais en excluant Ericka Bareigts.

Patrick Lebreton, le maire de Saint-Joseph, quant à lui continue d’entretenir le flou. Il assure poursuivre son "'travail de rencontre, d’écoute et d’échange aux quatre coins de l’île', tout en démentant soutenir l’une ou l’autre candidate pour l’instant.

Les écologistes sont également bien silencieux à trois mois du scrutin. Au lendemain des municipales, ils avaient pourtant affirmé leur volonté de se lancer seuls dans la bataille des régionales. Cette nouvelle configuration à gauche pourrait les amener à envisager un ralliement sur une des deux listes de gauche.

• Didier Robert, candidat en sursis ?

Cette division fait bien évidemment les affaires de la droite qui peut se prendre à rêver de garder la Région dans son giron. Alors que le scrutin approche à grand pas, la droite n’a pas annoncé le nom de son champion. Les yeux restent pour l’instant rivés vers le 6 avril prochain, date du procès de Didier Robert, poursuivi pour des faits supposés de prise illégale d'intérêts, abus de biens sociaux et concussion qui auraient été commis à l'encontre de la SPL Réunion des Musées Régionaux.

Affaires des musées régionaux : le procès de Didier Robert renvoyé au 9 avril 2021

En effet, si le candidat "naturel" semble être le président de Région sortant, son éventuelle condamnation, même si elle serait suspendue en cas d’appel, pourrait chambouler la stratégie de la droite. Elle pourrait alors être tentée de pousser un autre candidat. Le nom de Michel Fontaine, patron des Républicains, revient ainsi régulièrement.

Cette perspective, Didier Robert ne semble pas y songer tant il est actif sur le terrain, choisissant toujours avec beaucoup de minutie les partenaires à rencontrer. Le 18 février, il se rendait à Sainte-Marie pour signer une convention avec Richard Nirlo, l’un de ses soutiens, dans le cadre du plan de relance régional. Le 24 février dernier, c’est à Saint-Philippe qu’il se rendait pour signer une autre convention de financement avec son fidèle lieutenant, Olivier Rivière. Le 6 mars dernier, il se rendait à Saint-Pierre pour signer une convention cadre d’investissement pour le développement de l’aéroport de Pierrefonds, avec le président du syndicat mixte qui n’est autre que son ancien meilleur ennemi, André Thien Ah Koon. Les relations semblent en effet s’être réchauffées ces dernières semaines…

Enfin, ce mardi 9 mars, le président de Région a opportunément convoqué une assemblée plénière en urgence afin de débloquer des millions d'euros en nouvelles aides au monde économique suite à la mise en place du couvre-feu.

Il vous semble que le président sortant est plus que jamais en campagne… vous avez sans doute raison

www.ipreunion.com / [email protected]

   

8 Commentaire(s)

Treyteur, Posté
on parle des même personnes Nous avons aussi des personnes qui représentent le RASSEMBLEMENT NATIONAL
Baba, depuis son mobile, Posté
Ya que le pouvoir qui les interesse, une fois élu il ou elle fou rien
Stjosephois , depuis son mobile, Posté
je dirais a Mr le Maire de St jo que a chaque élection j' ai vote pour lui mais maintenant c est terminé il ne réponds pas à  mes sollicitations pour résoudre mes demandes je constate aussi que le déploiement de la fibre optique est a l abandon par zeop en tant que maire il devrait sommet les opérateurs d intervenir rapidement afin de servir tous les abonnés ADSL qui rame .
Le changement en marche, Posté
Tout le monde à droite et a gauche veut le changement a la Région.
Tikok, Posté
Ce sera tout sauf la gauche. Vive didier robert
Dionysien, Posté
Mme BAREIGT et Mme BELLO, deux élues brillantes mais notre choix ira pour Mme BELLO.
Administre, depuis son mobile, Posté
Il est évident que un changement radical a la tête de nos collectivités soient opérés des élus au dessus de tout soupçons non épinglés par la justice .
CHABAN, Posté
Vous m'apprenez que Lebreton est de gauche. Est-ce c'est à gauche en sortant ?Après 2010 et 2015, va-t-il nous faire le coup une 3ème fois ? Ou attend il le procès de son candidat ?