Enquête du collectif Nous toutes :

Plainte pour violences sexistes et sexuelles : 66% évoquent une mauvaise prise en charge


Publié / Actualisé
Le collectif #NousToutes dévoile ce mercredi 24 mars 2021 les résultats d'une enquête sur l'accueil des victimes de violences sexistes et sexuelles dans les commissariats et les gendarmeries. Plus de 3.500 personnes y ont répondu en 15 jours seulement, de Métropole comme des Outre-mer. Parmi elles, plus de 97% de témoignages de femmes. Il apparaît que 66% des personnes ayant répondu font état d'une mauvaise prise en charge. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Le collectif #NousToutes dévoile ce mercredi 24 mars 2021 les résultats d'une enquête sur l'accueil des victimes de violences sexistes et sexuelles dans les commissariats et les gendarmeries. Plus de 3.500 personnes y ont répondu en 15 jours seulement, de Métropole comme des Outre-mer. Parmi elles, plus de 97% de témoignages de femmes. Il apparaît que 66% des personnes ayant répondu font état d'une mauvaise prise en charge. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Avec le hashtag #PrendsMaPlainte, le collectif Nous toutes a souhaité interroger les victimes de violences sexistes et sexuelles sur leur prise en charge au moment d'aller porter plainte. "Les témoignages reçus, dont des centaines datant de 2020 et 2021, sont glaçants et montrent un manque total d’empathie et de professionnalisme de la part de nombreux membres des forces de l’ordre dans l’accueil et la prise en charge des femmes et personnes non-binaires victimes de violences sexuelles" note le collectif. Parmi les 3.496 témoignages reçus, 97,3% viennent de femmes, à noter également que 30% viennent de personnes mineures. 43,7% des résultats concernent "des faits de violences au sein du couple".

Les résultats laissent apparaître que 66% des répondant.e.s dont état d'un mauvais accueil et d'une mauvaise prise en charge. En premier lieu apparaît "la banalisation des faits" note le collectif, suivi "du refus de prendre la plainte ou le découragement de porter plainte". Un chiffre qui détonne avec celui du ministère de l'Intérieur, mis en avant par Nous toutes : "90% des femmes" se diraient satisfaites de leur accueil.

Nous toutes note cependant que la situation semble évoluer avec une proportion de "mauvaises prises en charge" qui baisse depuis 2016. A La Réunion, le procureur Eric Tuffery comme le général Poty, commandant de la gendarmerie, ont estimé à plusieurs reprises que la prise en charge des plaintes semblait d'être améliorée sur le territoire.

Les résultats complets de l'enquête de Nous toutes sont disponibles sur ce lien.

www.ipreunion.com / [email protected]

   

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