Une cinquantaine de victimes recensées à La Réunion :

Médiator : 2,7 millions d'euros d'amende pour les laboratoires Servier


Publié / Actualisé
Le premier jugement a été rendu ce lundi matin 29 mars 2021 par le tribunal correctionnel de Paris concernant le scandale du Médiator. Les laboratoires Servier sont reconnus coupables de "tromperie aggravée" et d'"homicides et blessures involontaires". Ils sont condamnés à 2,7 millions d'euros d'amende. De son côté, l'Agence du médicament est condamnée à une amende de 303 000 euros d'amende. Enfin, l'ex-numéro 2 du groupe Servier est condamné à quatre ans de prison avec sursis. A La Réunion, une cinquantaine de personnes ont été victime de ce médicament, retiré du marché en 2009 en raisons de ses effets secondaires (Photo d'illustration AFP)
Le premier jugement a été rendu ce lundi matin 29 mars 2021 par le tribunal correctionnel de Paris concernant le scandale du Médiator. Les laboratoires Servier sont reconnus coupables de "tromperie aggravée" et d'"homicides et blessures involontaires". Ils sont condamnés à 2,7 millions d'euros d'amende. De son côté, l'Agence du médicament est condamnée à une amende de 303 000 euros d'amende. Enfin, l'ex-numéro 2 du groupe Servier est condamné à quatre ans de prison avec sursis. A La Réunion, une cinquantaine de personnes ont été victime de ce médicament, retiré du marché en 2009 en raisons de ses effets secondaires (Photo d'illustration AFP)

"Malgré la connaissance qu’ils avaient des risques encourus depuis de très nombreuses années, […] ils n’ont jamais pris les mesures qui s’imposaient et ainsi trompé" les consommateurs du Mediator, a déclaré la présidente du tribunal correctionnel, Sylvie Daunis. Le groupe pharmaceutique a cependant été relaxé du délit d'"escroquerie".

Lors des "517 heures et quelques minutes d'audience" d'un procès-fleuve ouvert en septembre 2019 et clos en juillet 2020, une question a été centrale: comment le Mediator a-t-il pu être prescrit pendant trente-trois ans malgré les alertes répétées sur sa dangerosité ?

Pour l'accusation, les laboratoires Servier ont sciemment dissimulé les propriétés anorexigènes (coupe-faim) et les dangereux effets secondaires de ce médicament, utilisé par 5 millions de personnes jusqu'à son retrait du marché en 2009.

Prescrit pendant plus de 30 ans à cinq millions de personnes en France, cet anti-diabétique était largement utilisé comme coupe-faim. Le Mediator avait été retiré du marché en novembre 2009, deux ans après les révélations du Dr Irène Frachon, à l'origine de la médiatisation de l'affaire. Des victimes réunionnaises se sont mobilisées à plusieurs reprises ces dernières années pour faire valoir leurs droits.

www.ipreunion.com avec l'AFP

   

2 Commentaire(s)

Mayaqui , depuis son mobile, Posté
Ce qui est quand même incroyable, c'est que ce médicament n'a pas été créé pour être un coupe faim ! C'est ceux qui l'ont prescrit dans ce sens qui sont fautifs .
HULK, Posté
Ridicule. On voit bien qui détient le pouvoir Aujourd'hui'hui. On va voir en ce qui concerne les indemnisations...