Son élection a été annulée par le tribunal administratif :

Université de La Réunion : Frédéric Miranville dénonce un "acharnement"


Publié / Actualisé
Alors que l'élection à la tête de l'Université de La Réunion de Frédéric Miranville a été annulée par le tribunal administratif ce 14 avril 2021, ce dernier a tenu une conférence de presse ce lundi pour faire le point sur le nouveau scrutin à venir. Candidat à sa succession, il a dénoncé "l'acharnement juridique" dont il serait victime de la part de l'opposition.
Alors que l'élection à la tête de l'Université de La Réunion de Frédéric Miranville a été annulée par le tribunal administratif ce 14 avril 2021, ce dernier a tenu une conférence de presse ce lundi pour faire le point sur le nouveau scrutin à venir. Candidat à sa succession, il a dénoncé "l'acharnement juridique" dont il serait victime de la part de l'opposition.

Le collectif CAP2024, soutien de Frédéric Miranville, a réaffirmé son soutien au président sortant ce lundi matin. "Ce n'est pas en tant que président que j'interviens, mais en tant que candidat : c'est un véritable acharnement que nous fait subir l'opposition depuis maintenant 14 mois, alors que cinq scrutins sont venus confirmer mon élection à la présidence de l'université" s'est agacé Frédéric Miranville.

C'est une "irrégularité dans la composition du corps électoral" qui a motivé la décision de juridiction administrative rendue ce 14 avri. Lors de l'examen de l'affaire le 23 mars dernier le rapporteur public avait demandé le rejet de la requête en annulation déposée par Brigitte Grondin-Perez, qui s'était présenté contre Frédéric Miranville.

Dans son recours devant le tribunal administratif Brigitte Grondin-Perez mettait en cause la désignation au sein du conseil d'administration de Nathalie Noël, maître de conférence et conseillère régionale, en tant que personnalité extérieure. La requérante estimait que cette enseignante salariée de l'université ne pouvait - aux termes des lois - être considérée comme une "personnalité extérieure". Le tribunal lui a donné raison. Frédéric Miranville ayant été élu par le conseil d'administration comportant une" irrégularité" dans son "corps électoral" son élection a été annulée.

"Nathalie Noël est membre du CA depuis février 2018, personne n'a rien trouvé à y redire jusqu'à récemment. L'opposition a attendu les derniers recours pour juger illégitime sa présence au sein du CA" a accusé le président sortant. "Nous n'avons d'ailleurs pas été alerté sur cette situation, c'est de la manipulation pour donner l'illusion que je souhaitais détourner le droit" a-t-il surenchéri.

"L'opposition prend en otage l'établissement, qui est une communauté qui a besoin d'unité, de rassemblement et d'engagement. Je reste totalement mobilisé et appelle au rassemblement pour que la présidence puisse s'établir sereinement, alors que nous traversons une période de crise" a conclu Frédéric Miranville.

Un nouveau scrutin doit désormais être organisé d'ici un mois pour trancher une nouvelle fois. Frédéric Miranville a d'ores et déjà annoncé sa candidature, sans surprise. En attendant, la rectrice Chantal Manès-Bonnisseau, chancelière des universités, a nommé le Pr Jean- Michel Jauze comme administrateur provisoire de l'établissement, avec pour mission de mener le processus électoral à son terme sous un mois. Une nomination qui fait grincer des dents, alors que ce dernier était numéro 3 sur la liste de Frédéric Miranville.

as/www.ipreunion.com / [email protected]

   

1 Commentaire(s)

L'alambik, Posté
C'est donc la ligne de défense de Frédéric Miranville : nous étions bien dans l'illégalité depuis février 2018 mais personne n'avait trouvé à y redire "!