Il emporte avec lui ses terribles secrets :

Le tueur en série Michel Fourniret est mort


Publié / Actualisé
Le tueur en série Michel Fourniret est mort ce lundi 10 mai 2021 annonce le parquet de Paris. Il était hospitalisé depuis le 28 avril à la Pitié- Salpêtrière, dans une unité dépendante du centre pénitentiaire de Fresnes. Il purgeait deux peines de prison à perpétuité pour les meurtres de huit personnes. "Une enquête a été ouverte pour 'recherches des causes de la mort', confiée au 3e district de police judiciaire", a précisé le procureur de Paris Rémy Heitz à l'AFP. (Photo d'illustration AFP
Le tueur en série Michel Fourniret est mort ce lundi 10 mai 2021 annonce le parquet de Paris. Il était hospitalisé depuis le 28 avril à la Pitié- Salpêtrière, dans une unité dépendante du centre pénitentiaire de Fresnes. Il purgeait deux peines de prison à perpétuité pour les meurtres de huit personnes. "Une enquête a été ouverte pour 'recherches des causes de la mort', confiée au 3e district de police judiciaire", a précisé le procureur de Paris Rémy Heitz à l'AFP. (Photo d'illustration AFP

Le septuagénaire, qui purgeait déjà deux peines de prison à perpétuité pour le meurtre de huit personnes, "est mort lundi à 15H00 à l'Unité hospitalière sécurisée interrégionale (UHSI) de la Pitié-Salpétrière à Paris", a annoncé le procureur de Paris Rémy Heitz à l'AFP.

Une enquête a été ouverte pour "recherches des causes de la mort", confiée au 3e district de police judiciaire, a précisé le procureur. Cette ouverture d'enquête est une pratique systématique dans le cadre d'un décès en milieu pénitentiaire, selon une source proche du dossier. Une autopsie doit être pratiquée dans ce cadre.
Michel Fourniret était hospitalisé à la Pitié-Salpêtrière depuis le 28 avril, avait indiqué un peu plus tôt le ministère de la Justice. Une source proche avait de son côté indiqué qu'il était "en fin de vie".

Selon Le Parisien, qui avait révélé son hospitalisation, le détenu, qui souffrait "de problèmes cardiaques et de la maladie d’Alzheimer", avait été "placé dans le coma" et était "considéré par les médecins comme non réanimable". Un protocole d'accompagnement de fin de vie avait été engagé, ajoute le quotidien.
Contactés par l'AFP, ses avocats n'ont pas souhaité faire de déclarations.

Il emporte avec lui de nombreux secrets, alors qu'une enquête était toujours en cours pour retrouver les restes d'Estelle Mouzin, une fillette de 9 ans disparue en 2003 à Guermantes (Seine-et-Marne). L'ex-femme de Michel Fourniret, Monique Olivier, avait avoué que "l'Ogre des Ardennes" aurait séquestré, violé et tué Estelle Mouzin, avant de se débarasser du corps. De nouvelles fouilles avaient été effectuées en mars dernier.

- "Sentiment de colère" -

"C'est à la fois un sentiment de colère devant tant d'années d'inaction", a déclaré à l'AFP Me Didier Seban, avocat de plusieurs familles de disparues, dont celle d'Estelle Mouzin, soulignant que dans les affaires où il était encore mis en examen, il n'y aurait "pas de procès" et "pas de possibilité d'avoir les réponses attendues".

"Grâce à l'action de la juge d'instruction Sabine Kheris et des enquêteurs, on sait maintenant ce qui est arrivé à Estelle, mais pour d'autres familles c'est sans doute trop tard", a-t-il ajouté, appelant la justice à changer son "paradigme" pour enquêter sur les "cold cases". Le tueur en série a avoué en mars 2020 sa responsabilité dans la mort d'Estelle Mouzin devant la juge d'instruction parisienne Sabine Kheris, qui a repris les investigations en 2019.

Malgré ces aveux et des détails fournis par l'ex-épouse du tueur, Monique Olivier, le corps de la petite fille n'a toujours pas été retrouvé au cours des différentes séries de fouilles récentes qui ont été menées dans les Ardennes. Michel Fourniret était aussi mis en examen dans les dossiers de Marie-Angèle Domece et Joanna Parrish ainsi que depuis décembre 2020 dans celui de Lydie Logé, une jeune femme de 29 ans disparue en 1993 dans l'Orne.

- Prédateur sexuel -

Né le 4 avril 1942 à Sedan (Ardennes), Michel Fourniret, marié trois fois et père de cinq enfants, se serait peu à peu transformé en prédateur sexuel après avoir découvert que sa première épouse n'était pas vierge.

De son propre aveu, l'ajusteur et dessinateur en mécanique, père de famille discret le jour, se serait alors mué en "braconnier" à ses heures sombres. Il est d'abord condamné à trois reprises en 1967, 1984 et 1987 pour une douzaine d'agressions sexuelles. A sa sortie de prison en 1987, il s'installe avec Monique Olivier, sa troisième épouse, rencontrée en détention par petite annonce et dont il fait sa complice.

Leur équipée s'achève en 2003 quand Michel Fourniret est arrêté en Belgique après un enlèvement raté. En 2004 et 2005, Monique Olivier craque et révèle aux enquêteurs onze meurtres, dont sept commis entre 1987 et 2001. En 2008, Michel Fourniret est condamné à la perpétuité incompressible avant de l'être à nouveau dix ans plus tard en 2018 pour un assassinat crapuleux.

www.ipreunion.com avec l'AFP

   

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    3 Commentaire(s)

    Mayaqui, depuis son mobile , Posté
    J'ai l'espoir que sa femme, sa complice, nous en dise un peu plus pour retrouver les corps.
    Atterré, Posté
    Crève, salaud ! ! !
    Jeanbon, Posté
    Tout ce qu'il reste à espérer, c'est qu'il y ait une justice divine après, pour lui faire payer comme il se doit pour toutes ses saloperies !Pourrit en enfer sale charogne !