Réunion avec les maires :

Covid-19 : selon le préfet la situation hospitalière permet le maintien du plan de désescalade


Publié / Actualisé
Alors que La Réunion a enregistré une augmentation du nombre de cas de Covid-19, cette semaine, qui se traduit par ailleurs par une augmentation du taux d'incidence et du taux de positivité à 5.3%, le plan de désescalade est toujours sur la table. Cela est notamment justifié par une pression hospitalière qui ne se fait pour l'heure par ressentir, bien que 90% des lits de réanimation soient occupés, a indiqué la préfet Jacques Billant aux maires de La Réunion ce mercredi 12 mai 2021, lors de leur réunion hebdomadaire (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Alors que La Réunion a enregistré une augmentation du nombre de cas de Covid-19, cette semaine, qui se traduit par ailleurs par une augmentation du taux d'incidence et du taux de positivité à 5.3%, le plan de désescalade est toujours sur la table. Cela est notamment justifié par une pression hospitalière qui ne se fait pour l'heure par ressentir, bien que 90% des lits de réanimation soient occupés, a indiqué la préfet Jacques Billant aux maires de La Réunion ce mercredi 12 mai 2021, lors de leur réunion hebdomadaire (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

La pression hospitalière avait commencé à apparaitre de façon exponentielle au mois de février, et ce jusqu'à la mi-avril. Les choses ont cependant pu évoluer, notamment grâce à l'amélioration de la situation sanitaire à Mayotte, et la campagne de vaccination "génératrice d’un essort de protection" d'après le préfet. "C’est bien la conjonction de l’évolution de ces facteurs qui ont permis de commencer à aborder un plan de désescalade" a-t-il ajouté.

La campagne de vaccination a par ailleurs "un rythme plus payant pour La Réunion : de janvier jusque mai, l’approvisionnement était calculé comme au national sur la population de + de 75 ans et La Réunion a donc reçu moins de doses qu’en France. Néanmoins, 122.000 doses ont été reçues et 119.000 ont été injectées. Nous sommes presqu’à une consommation totale. Nous sommes de manière générale satisfait même si cela reste insuffisant".

"Nous devrions recevoir sur mai et juin 390.000 doses du vaccin Pfizer et nous allons recevoir 30.000 doses de Johnson (dose unique). L'objectif est d'atteindre début juillet 55% de la population adulte qui aura bénéficié au moins d'un dose et 32% qui aura été totalement vaccinée" a précisé Jacques Billant.

Pour les personnes désireuses de la vaccination mais ne souhaitant pas se déplacer, le préfet a rappelé qu’il y a plusieurs possibilités de transports gratuits prescrits par le médecin, qui sont pris en charge par l’assurance maladie pour les séniors. Il y aussi la possibilité de le faire via les infirmiers libéraux à domicile.

- Des communes plus touchées que d'autres -

Les autorités ont rappelé que "nous sommes dans un plan de désescalade mais qu'il pourra varier en fonction de la situation". Une accélération de ce plan n’est pas prévue. "Le 19 mai c’est bientôt mais nous maintenons le calendrier fixé. Il faut tout organiser" a assuré le préfet. La capacité à rouvrir les établissements reçevant du public dans certaines communes particulièrement impactées par le virus a été débattue. Le Président de l’AMDR Serge Hoareau et le préfet vont donc solliciter les communes à fort taux d’incidence sur ces enjeux d’ouverture. "Le but n’est pas de stigmatiser les communes" a rappelé le préfet.

Les forces de l’ordre seront mobilisées tout au long du weekend qui se profile pour rappeler les gestes barrières, mesures de distanciation et respect des règles et de verbaliser.

Pour la rentrée scolaire, "toutes les dispositions seront tenues avec l'arrivée des autotests afin de permettre aux élèves de se faire tester". Pour les élections, les tests, auto-tests et la vaccination sont des précautions et conseillés mais ne sont pas obligatoires pour les personnes qui tiendront les bureaux de vote. Le nettoyage obligatoire des salles de classes après les élections ne signifient pas que les cours seront annulés les lundis suivants : "il ne faut pas en déduire que les enfants doivent rester chez eux, il y un travail d'anticipation à prévoir avec les communes pour identifier les salles et travailler avec les directeurs d’école pour avoir des activités en plein air ces deux lundis" a détaillé Jacques Billant.

www.ipreunion.com / [email protected]

   

4 Commentaire(s)

Manland, Posté
Trop fort les décisions! Desescalade car la pression hospitalière le permet.... Ben oui, à chaque décès a l'hôpital, c'est une place de plus pour un nouveau covidé ... si toutes les semaines 16 personnes laissent la place, c'est certain que la pression baisse...Quelle misère ces analyses....
Saintjosephois, depuis son mobile , Posté
Nos élus devraient être en première ligne avec leurs polices municipales pour faire respecter les gestes barrières et combattre sévèrement les incivilités même pour la dingue verbaliser les non respect des jours de collecte des déchets verts et gros objets en permanence dans certains quartiers sont ils trop preoccupes a la course aux mandats qui rapporte des indemnités conséquentes. .
Stean, Posté
La stratégie du tout pfizer à la Réunion est saluée jusqu'au Qatar. Apparemment certains souhaitent le recours au vaccin astrazeneka pour être au niveau de la métropole en terme du nombre de personnes vaccinées. Les dernières études démontrent aussi que le pfizer marche aussi contre le variant sud africain. Bref, nos autorités ont raison sur ce point.
Missouk, Posté
Les explications de ce "guignol" de l'Etat concernant l'immense retard de la campagne de vaccination à la Réunion est au mieux risible, au pire à vomir... C'est quand même terrifiant de se dire que ce sont ces gens là qui sont censés nous protéger...