Annonce de Jean-Michel Blanquer :

Salaires enseignants : une enveloppe de 700 millions d'euros pour 2022


Publié / Actualisé
Jean-Michel Blanquer annonce le déblocage d'une enveloppe de 700 millions d'euros pour 2022, dont 200 millions consacrés à la protection sociale complémentaire, afin de revaloriser les salaires des enseignants, ont indiqué mercredi à l'AFP des syndicats à l'issue d'une rencontre avec le ministre de l'Education. (Photo d'illustration AFP)
Jean-Michel Blanquer annonce le déblocage d'une enveloppe de 700 millions d'euros pour 2022, dont 200 millions consacrés à la protection sociale complémentaire, afin de revaloriser les salaires des enseignants, ont indiqué mercredi à l'AFP des syndicats à l'issue d'une rencontre avec le ministre de l'Education. (Photo d'illustration AFP)

"Jean-Michel Blanquer a donné un montant global de 700 millions pour 2022, dont 200 millions qui sont sur la protection complémentaire et 100 millions pour la montée en charge des mesures de cette année", a nuancé Jean-Rémi Girard, président du SNALC (secondaire). "Nous on va travailler sur 400 millions".

"Ce n'est pas zéro, on ne va pas cracher dessus mais ce qui est tout de même assez limité au vu du nombre d'agents du ministère et au vu du retard pris en matière salariale", a-t-il ajouté à sa sortie du ministère de l'Education à Paris.

Pour Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes-FSU premier syndicat du secondaire, "400 millions c'est extrêmement faible".

"Ce n'est absolument pas à la hauteur de la situation, surtout pour un ministre qui s'était targué dès son entrée en fonction d'une +revalorisation historique+, là c'est vraiment des mesurettes, c'est beaucoup de bruit pour rien", a-t-elle ajouté.

"On est très loin de ce qu'attendent les enseignants, ça ne va pas assez loin, ce n'est pas des annonces qui vont révolutionner le métier", a abondé à ses côtés Guislaine David, secrétaire générale du Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire.

Pour la répartition, "rien n'est décidé", a-t-elle ajouté, précisant que le ministre a renvoyé la question à des discussions en juin-juillet avec les organisations syndicales.

Les trois représentants syndicaux ont également déploré l'enterrement du projet de loi de programmation pluriannuelle gravant dans le marbre des hausses de salaires.

"Pour nous c'était un moyen de montrer le soutien qu'on pouvait apporter au personnel de l'Education nationale qui a fait preuve d'un très grand engagement pendant la crise sanitaire, on a montré à quel point on a réussi à tenir la baraque. C'est une vraie occasion manquée", a regretté Jean-Rémi Girard.

Les salaires des enseignants français sont inférieurs de 7% en début de carrière à la moyenne des pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

AFP

   

2 Commentaire(s)

Atbo, Posté
FloPensez-vous que le nivellement par le bas améliorera la situation de certaines catégories du privé et plus particulièrementles plus désavantages '''Le but des pouvoirs successifs à toujours été d'opposer les travailleurs du privé contre le public et vous sautez dedans à pieds joints Dommage !!!! L'union fait la force et nous gagnerions tous à unir nos forces face à une telle adversité gouvernementale Vous ne croyez pas '''
Flo, Posté
Quand on mettra les fonctionnaires au même régime que les salariés du privé en terme de jours de carence, de cotisations retraite, de couverture sociale, de rémunération complémentaire, peut-être que le commun des mortels écoutera ce que disent leurs syndicats...